Recueil de Koch, p. 6; puis p
est pur dans ce délicieux climat), distinguer nettement chaque direction de montagnes, qui s’étageaient les unes au-dessus des autres , jusque dans les régions de la neige éternelle; et, en même temps, un coup d’œil accessoire dérobé nous faisait voir les cabanes et les champs cultivés des montagnards.
« Quel ne fut pas notre désir de reconnaître de plus près ce pays de montagnes, dont la sommité saisissante, le mont Elbrouz, arrive jusqu’à 17,000 pieds au-dessus du niveau de la mer, et, semblable à l’Atlas, se tient là comme pour prêter un support au dôme d’azur du ciel. Rarement, si jamais c’est arrivé \ rarement le pied d’un Européen a foulé cette solitude de neige éternelle, qui alimente tant de rivières et de ruisseaux , et fournit d’eau le Caucase , ainsi que tout le territoire adjacent. Quel champ encore ouvert aux explorations des voyageurs futurs ! La décoration naturelle la plus sublime , tout ce qui peut enthousiasmer l’homme et exalter l’imagination , tout ce qui est doux et beau , romantique ou grandiose , se trouve ici réuni. Un chef-d’œuvre de l’art , une magnifique construction , peut exciter notre admiration ; mais qu’il est insignifiant auprès des chefs-d’œuvre de la nature, de ses pentes et rochers , de ses glaciers et masses de neige indestructibles , de toutes ses formes si variées , belles ou fantasques !
«Avec cela, il ne faut pas oublier que précisément celle région alpestre appartient à une contrée dont on pourrait dire que les monceaux de glace s’y entremêlent aux vallées les plus fertiles , qui , sous la main d’un cultivateur intelligent, donneraient en abondance les produits les plus exquis des climats les plus favorisés. Quelques heures suf-