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3. Géographie der Griechen und Humer, l. IV, p. 421. D’après Eratosthènc, le mont Caucase s'appelait Caspion dans la langue des indigènes (Strab. , liv. XI, p. 497). Voir, au contraire , Pline, //. N., VI, 11, et, pour le commentaire , Saintc-Crois , éclaircissement sur les Pyles Caucasiennes et Caspiennes , dans l'ouvrage intitulé : Voyages dans les pays situés entre la mer Noire et la mer Caspienne, in-4°, p. 125 et suiv. ; Eichvvald , AUe Géographie des A'aspischen Meeres, des Kaukasus , etc., p. 392; comte Jean Potocki, Voyage dans les steppes d’Astrakhan et du Caucase , t. II , p. 2 1 6 et suiv. ; Klaproth , Voyage , t. I , p. 462; Koch, Heise, t. II , p. 1 1. Les Persans donnent h ce défilé le nom de liab al Allan, porte des Mains, c'est-à-dire, des Ossètes (traduction-de M. Koch).
Porte était-elle toute naturelle, sans clôture matérielle? Quoi qu’il en soit, son emplacement était là, et elle porte aujourd’hui le plus communément le nom tatar de Dariel, qui a été attaché aussi au fort ou village. Les Ossètes nomment ce passage Dairan , et les Géorgiens Khévis-Kari , c’est-à-dire Porte de Khévi'. «Quiconque, dit l’estimable professeur Parrot , a fait une fois seulement ce chemin , ne perdra sûrement jamais les impressions sublimes qui s’offrent à lui en abondance dans ces murs de rochers, qui, à Dariel et à Lars, s’élèvent à pic et à une grande hauteur, avec les villages et châteaux d’indigènes pillards hardiment plaqués contre eux ; dans la fraîcheur saisissante des défilés rocailleux et au milieu du fracas tout à fait semblable au tonnerre, produit par les masses de pierre emportées par leTérek ; dans les pentes plus douces et les riants vallons entre Kazbeg et Kohi, avec les nombreux villages géorgiens et ossètes qui y sont disséminés ; enfin dans la sommité du mont Kazbeg , qui s’élève majestueusement.»
Dariel est sur l’extrême limite des pays de langue géorgienne , si célèbres lorsqu’ils étaient réunis sous les rois de la race des Bagrathides et sous la reine Thamar (118-4- 1206), qui en continua le lignage1 2. Au delà, la route est presque impraticable. «J’étais là, dit M. Koch3, m’appuyant, avec une extrême surprise, aux murs à pic de l'escarpement occidental du Kazbek et du Kaïdchine, et admirant les
1. Khévi est le nom que les Géorgiens donnent au vallon supérieur du Térck.
2. Voir un aperçu de l'histoire de la Géorgie dans Rolliers, Itinéraire de Tiflis à Constantinople , p. 12 et suiv. ; dans Eidnvald, t. II, p. 78 cl suiv.; dans Dubois de Montpéreux, I. Il, p. 8-168; cl dans l 'Encyclopédie des Gens du Monde, article Géorgie, t. XII, p. 353-359. — Des ouvrages [dns complets sont les Histoires de la Géorgie de Klaproth et de M. Brossel, actuellement secrétaire perpétuel de l’Académie de Saint-Pétersbourg. Les publications de cette Académie sont toutes pleines de travaux divers sur celte histoire.