Voir là-dessus Dubois, t. II, p
2. On dit Gouria et Gouriel ; ce dernier nom désigne plus particuliérement le prince par lequel ce pays de langue géoigiennc était autrefois gouverné. Voir sur ces princes, Koch, t. II, p. 229. Dans le Gouria sont les monts Adjars. Sur la côte, depuis le fleuve Kliopi, parallèle au Hion, à sou embouchure , jusqu'à Batoum, on peut voir De Bessc, p. 400 et suiv.
3. Il a déjà été question plus haut de Koutaïs, la capitale de l'Iniérelh. A la
dadi , où le sôl est encore plat , s’en approcha par la vallée du Khanitzkali, rivière rapide, riche en truites et encaissée comme dans deux murailles de grès vert , qui en descend pour se réunir au Rion. Ayant gravi la hauteur à 7 ou 800 pieds de la rivière et à 1500 au - dessus du niveau de la mer , où est placée l’église de Persali , il jouit d’une vue magnifique, comparable, dit ce fds de l’IIelvétie*, à celle qu’on a près de Neufchâtel sur l’immensité des Alpes , et présentant aux yeux enchantés du voyageur la vaste plaine verdoyante de la Colchide, «le Letchkoum (au nordest de la Mingréfie ) et le Ratcha, boisés, qui s’étendent derrière , ajoute-t-il , sont le Simmenthal et la Gruyère , et les imposantes pyramides de l’Elbrouz et du Passmla , ou les murailles crénelées, neigeuses du Kadéla (Kédéla) qui couronnent l’horizon , sont notre Jungfrau , nos Diablerèts et notre Mont-Blanc.» Lui aussi vante la riche végétation qui recouvré en général le grès décomposé. Le pin , le sapin, l’if, dit-il, le chêne, le frêne, l’orme, l’érable, le laurier-rose, le houx, le buisson ardent, le charme, le planère , le tilleul , etc. , etc. , croissent pêle-mêle , et se disputent le sol escarpé. «Une végétation superbe étonne les regards : une forêt vierge de hêtres, de pins, de sorbiers, de charmes, de la plus forte dimension, conserve une humidité éternelle. Jamais le soleil ne pénètre sous ces voûtes épaisses et profondes de verdure. Des fougères, des
page 210 , noie 3 , nous avons décrit la route par laquelle on y arrive de Kcdoutc- Kaié ou d'Anaklia, roule qui se prolonge jusqu'à Tiflis. Sur la ville en ellemême, on peut voir Gamba, t. I, p. 107 et suiv.; Eichwald, 1. H, p. 21 i et suiv.; Dubois, I. 1, p. 385 et suiv., avec un plan; Koch, t. Il, p. 103 et suiv. Voir, dans re dernier ouvrage, p. 1 05 , la vue dont on jouit à Koulaïs, sur la montagne du fort. — Sur les aspects divers que présente l'ancieiuie Colchide, voir aussi De Cesse, Voyage en Crimée, au Careane ,\>tc. , p. 37i et suiv. Sur ITinéreth, voir Parrot, t. I, p. 215.