‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 130 sur 359 · Voyages, t. III, p. 19t · texte numérisé non relu

Voyages, t. III, p. 19t

3. Forme adjeclivc russe. Altaïks au lieu de Altaïsk est une faute de traducteur ou de typographe. A eu juger par la citation de Ritter (t. II, p. 483), cette traduction française diffère beaucoup du telle allemand.

4. C’est évidemment ainsi, et non pas Saianisks que Pallas avait écrit.

aspect général; orographie.

parcourant la plus grande largeur de la Sibérie. Celte chaîne de montagnes est , sans contredit , la plus considérable de notre globe. » Peul - être pourtant toutes les parties que Pallas lui assigne n’appartiennent - elles pas à un seul et même système : d’après M. de Ilumboldt , celui de l’Altaï ne s’étend pas plus loin que le lac Baïkal. Au delà des roches pyroxéniques des monts Khamar, dit-il en citant M. Erman', commence un système particulier de chaînes S. 0. - N. E. , telles que le Khingân et le Iablonnoï - Khrébet. Il y a contiguïté , mais croisement d’arêtes. Ces changements subits d’allure indiquent le commencement d’un autre système, indépendant du système voisin et d’un âge différent.

Le nom d’Altaï est d’origine ou turque ou mongole. D’après M. Ch. Ritter, qui, à cette occasion, évoque les souvenirs de l’empire des Thou-Kiou’, fondé au VIe siècle de notre ère au pied méridional de la chaîne, et dont le chef ou ka-khân portait aussi le litre d'alloun-kliân, souverain d’or; d’après ce grand maître des sciences géographiques, disonsnous , alla signifie or, et aline , montagne : aÜaï-aline veut dire , par conséquent , montagne d’or. Plus d’une est ainsi désignée. Celle qui nous occupe était déjà connue sous celte dénomination au temps de l’historien byzantin Ménandre, c’est-à-dire au VIIe siècle. Les Chinois expriment la même idée, dans leur langue, par le mot de Kin-chûn.

Avant M. de Ilumboldt, on parlait, dans les géographics et sur les cartes, de deux Allais, le Grand et le Petit, et l’on donnait ce dernier nom précisément à l’Altaï russe, qui serait le plus grand des deux , si cette distinction , inconnue sur les lieux même, était en général admissible. On appelait Grand-Altaï une chaîne qui se rattachait à celle du Thiân-chàn , dans l’Asie centrale et sur le territoire chi-

Page 1