‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 146 sur 359 · T. IV , p · texte numérisé non relu

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vents , les pluies , les eaux de neige et les égouts des ravins. 11 faut observer que la plupart des montagnes de ces contrées ne sont composées que de roches caillouteuses en décomposition et d’autres roches très - anciennes. On y distingue fort peu de longues masses, à moins qu’on 11e veuille regarder comme telles les entassements formés aux pieds des monlagues, par les débris des terres et de pierres qui ont été rassemblées et eliariées par les eaux. On voit , au nord du Baikal et dans les contrées supérieures de la Léna , les couches horizontales de toute cette chaîne de montagnes.

«Les montagnes de Sélengbinsk, étant hérissées de rochers présentent de loin toutes sortes de tableaux. 11 en est de même de celles du territoire de Nertchinsk ou , pour mieux dire , de la Daourie. C’est la diversité des expositions qui donne naissance au grand nombre d’arbustes et de plantes rares et particulières à différents sols qui couvrent ces montagnes et les vallons qui les séparent. Ces vallons sont ou étroits , ombragés et froids , ou ouverts , sablonneux et chauds ; d’autres , enün , sont remplis de fonds salins ou d'enfoncements arrosés par les rivières. C’est la cause des températures différentes que l’on éprouve dans des contrées fort voisines et sous le même degré de latitude. 1 2 »

Avant d’arriver à Sélengbinsk , il faut traverser une espèce de steppe sableuse, dont un des relais de poste a reçu son nom de Stepnaia Stantüa \ Bientôt on se trouve au couvent Troïtzkoï ou de la Trinité. Plus loin, vers la polovinnaîa

1. Suivent des observations qui formeraient, avec celles dont e«l semc le grand ouvrage de M. Hitler, d’excellents matériaux pour une géographie botanique qui mériterait ce litre en réalité. — Voir encore ce que Pallas dit, p. 372, de la roche sèche et friable de la contrée arrosée par la Sélenga , et sur la manière dont les montagnes se décomposent.

2. On lit, dans le texte français de Pallas, Stepnaia Saïmka. Le dernier mot , qu’il faut écrire Zaimka. est traduit par « prise de possessioit. « Peut-être signiüe-t-il aussi domaine.

ASPECT GÉNÉRAL ; OLOGRAPUIE.

lastava , ou seconde barrière de douanes du côté de la Chine, les montagnes, au rapport de l’allas', deviennent très-sauvages et sont garnies de forêts. La route perce à travers un détilé étroit là où elle aboutit à la rivière deSélenga. «Cette rivière, dit le même voyageur, coule entre de liantes montagnes de rocs, qui (au contraire) se dégarnissent de bois de plus en plus.» 11 ajoute : «Je côtoyai le Tcliikoï (allluent de la Sélenga ) , eu voyageant continuellement sur des montagnes de sable. Les premières étaient richement boisées de pins ; mais celles qui suivaient étaient, en plus grande partie, dégarnies de bois, et on y voyait seulement des broussailles d’ormes nains et de robiniers*. On rencontre, entre ces montagnes, le Chalaroun , petit ruisseau , qui se jette dans le Tcliikoï.»

C’est M. Erman qui nous aidera à nous orienter au milieu de ces hauteurs , que Pallas a laissées sous le voile de l’anonyme. Selon lui1 2 3 4 5, il y a une distance de 96 verstes d'Irkoutsk au village de Koultouk. De là, la route, en se dirigeant vers la station de Sludiusk ( distance , 47 verstes ) , longe le lac , tout en franchissant parrdes spirales des hauteurs très-considérables, avec de rudes escarpements qui ont nécessité le placement de rampes prolongées : cette route, construite déjà au siècle dernier, est fort bien disposée, et fait honneur aux ingénieurs qui étaient chargés de la construire. Au delà de Sludinsk, vers Snièjeninsk , elle passe successivement le Podkhamanioi- Khrcbeth *, ou les hauteurs qui devancent le Kbamar, le Grand Khamar ou Khamar-Daban, le Petit Khamar, enfin le Dolgoï- Khrébeth , ou Long Dos, qui , visible sur le lac à une distance d’environ 120 verstes, ne doit pas avoir moins de 1,200 mètres

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