lue centrale, t. I, p
Ü. Au boul de cette plaine est le port avec la ville d'Okhotsk. Voir sur celleci, Ennan, Rare, t. III, p. 1 et suiv. . .
« Kilo sépare, ajoute-t-il, les sources de la lana de cette paitie du fleuve Aldàn qui est dirigé d’est en ouest. » On n’est pas encore fixé sur sa vraie direction : d’après M. Erman', elle accompagnerait, depuis le confluent de la rivière d' Aldàn et de la Léna , ce dernier fleuve jusqu’à son embouchure dans la mer Glaciale.
Les monts lansk ou Verkho-lansk (de la lana supérieure) nous sont un peu moins inconnus, grâce aux minerais de plomb et d’argent qu’ils renferment et qui ont donné lieu , en 1850, à l’expédition d’exploration métallurgique de M. Méglitzki , officier au corps des mines. Ils se trouvent entre 64° et 05° de lat. N. et 127°5' et 130 de long, or., à environ 150 verstes au nord-est de Iakoutsk. Ils suivent la direction du nord-est, entre la rive droite de l’Aldàn et les cours d’eau qui produisent la lana , en formant entre eux la séparation des eaux. Ce n’est, dit M. Erman, qu’une chaîne secondaire, un rameau détaché du Stanovoï (il veut dire du système du Slanovoï, embrassant aussi les monts Aldàn, etc.), abondant en fer et autres parcelles de métaux , mais manquant de bois , quoique garni de mélèzes en beaucoup d’endroits. Aucune de ses hauteurs n’est couverte de neige perpétuelle. Là où la Néra s’avance vers la rivière d’Aldàn, il y en a pourtant d’assez considérables, à en juger par ces lignes de M. Erman : «La vallée de la Aéra, renfermée partobt, — au moins dans la partie explorée, — entre les couches fortement inclinées d’un schiste noir, est bordée de port et d’autre de hautes montagnes, qui , il est vrai , forment plus masse que celles qui sont composées de grés , mais qui montrent cependant toujours des sommets boisés. » M. Méglitzki estime qu’aucun d’entre eux ne dépasse 3800 pieds. Le granité ne parait ici nulle part , mais certaines
t. Archiv, t. XII, 1852, p. 318. — Il faut consulter deui articles de ce recueil. p. 292-336, accompagnés de cartes. Ce travail est tiré du Journal (russe) des mines, et a pour auteur M. Méglitzki.
ASPECT GÉNÉRAL ; OROGRAPHIE
espèces de porphyre se montrent en quelques endroits. Les mines ou du moins les minerais d’Endybal, découverts dès l’an 1705, sont depuis longtemps en réputation et ont éveillé de grandes espérances. Quelle surprise, si la basse Sibérie elle-même allait permettre de battre monnaie dans ses vallées ! 1 Malheureusement, comme nous l’avons dit, le bois manque pour l’exploitation, et les transports depuis Iakoutsk sont trèsdifïiciles, si ce n’est en hiver. En attendant, les lakoutes exploitent le fer sur les bords de la llotoma, rivière qui se réunit à la Léna , du côté droit , à 103 verstes au-dessus de Iakoutsk , et par conséquent beaucoup plus au sud.
D’après la carte géognoslique de l’Asie septentrionale de M. Erman’, une autre chaîne s’avancerait, sous le nom de Khayaktakh , entre la lana et l’indighirka , des environs de Zachiversk, sur le second de ces fleuves, vers les plages septentrionales. Elle se composerait , comme celle de l’Aldàn , de schiste et de grauwacke ; mais voilà tout ce que nous pouvons dire à son sujet. On en trouve cependant le tracé sur la carte «le Pozniakof, où cette chaîne se rattache au Khrébeth lanskii.
Nous avons dit «pie le système du Stanovoï (non le Stanovoï proprement dit) pénètre dans le Kamtchatka. Avant de l’y suivre, faisons remarquer que la chaîne principale, la chaîne méridienne, s’avance même jusque dans le pays des Tchouktches, en longeant à droite les bords de l’Omolôn , puis en gagnant et dépassant les sources de l’Anadyr. Elle ne s’arrête que sur la mer de Bering, où elle forme le cap Oriental’. C'est elle qui sépare le bassin de l’Anadyr, penché vers la mer des Castors, du bassin de la Kolyma, incliné vers la mer Glaciale et auquel appartient aussi l’Omolôn.
1 . O» sait que les crus d'argent ont tiré leur nom allemand ( Tlialer , en anglais Dollar) de celui d’une vallée. De loachimslhal , on les a nommés loacliims- Ihaler et Tlialer tout court.