Voir ce que nous avons dit de ce cap plus liant , p
Pénétrons enfin avec elle, pour un moment, dans la grande presqu’île, appendice oriental de la Sibérie, vaste à l’égal de toute la Hongrie, si curieuse par son sol de lave et ses volcans, et que l’on peut regarder comme la seule partie articulée de toute la Sibérie*. M. Krman nous serait encore ici un guide sûr, si le temps ne nous manquait pour suivre ses traces pas à pas. Quelques extraits de sa relation * suffisent pour notre objet ; le lecteur n’a d’ailleurs pas oublié sans doute celte observation de M. de Humboldt, que les trachites de la péninsule forment comme un monde à part, faiblement lié à la grande masse continentale.
Montagnes du Kamtchatka. C’est vers le haut Anadvr qu’elles se détachent du système du district d’Okhotsk, que l’on peut appeler collectivement système du Stanovoï. A partir du 62e degré de latitude environ , elles courent , avec toutes sortes d’ondulations et en deux branches, du nord au sud, jusqu’au cap Lopatka , ou «à la pointe de la presqu’île qui dépasse le 52e degré , et elles n’ont guère moins de longueur que celle-ci même (1,200 kilom.). Sa largeur, au contraire, est bornée. La branche principale occupe le milieu de la largeur de la presqu’île, laquelle varie entre 200 et 280 ou 300 kilomètres. On peut la diviser en chaîne septentrionale, chaîne moyenne et chaîne méridionale.
C’est dans la partie moyenne, entre Nijné-Kamlchatsk et Tighilsk , que se trouvent les deux grands volcans de celte péninsule , le Klioutchefsk , appelé aussi par les Russes Kamtchalskaia Sopka, et le Chévélilch ou Chivéloulch1, le premier encore en activité et haut de 4,900 mètres ; le second éteint ,