Voir la carte ri0 16, de l’Atlas russe en 75 fouilles
3. Urine , t. I, p. 69. — Dans notre ouvrage, La lluaaie, la Pologne el la Finlande, p. 633 et {Maxim, nous écrivons Yuuilègra le nom de la rivière qui figure ici avec l'orthographe de Vylégra. La première approche davantage de la prononciation; mais peut-être, pour ne pas donner lieu à des méprises , vaut-il mieux rendre toujours par un y la lettre russe terre, si difficile à. tout organe qui n'y est pas habitué depuis l'enfance.
HYDROGRAPHIE LACS
est véritablement le partage des eaux entre le système de l’ouest ou le système de la Duna et de la Baltique, le système du sud-est ou du Volga et de la mer Caspienne , et le système du nord, de la Dvina avec la rivière d’Onéga ou de la mer Blanche. Un rempart élevé, mais dont néanmoins le voyageur nous semble parler avec trop d’emphase 1 , forme la séparation entre ces systèmes. «Nous eûmes le temps, dit-il, d’examiner, entre le petit lac et l’embouchure de l’Andoma, la rive qui devient insensiblement plus escarpée à mesure qu’elle s’avance vers le nord. Celte rive est le dernier gradin , assez abrupt et haut de 160 pieds, du rameau de vieux grès rouge qui vient ici en se dirigeant de E. S. E. à 0. N. 0.» Dans un autre passage, il suppose que c’est le plateau de Valdaï qui, du sud , envoie ici ses derniers escarpements.
La Vytégra et l’Andoma , déjà nommées , ne sont pas les seules rivières qui se déchargent dans l’Onéga : ce lac reçoit en outre la Vodla, qui, encombrée de cataractes , ne peut servir à la navigation , et qui y débouche au milieu du côté oriental ; puis , plus au sud , la Mégra , l’Okhta , et plusieurs autres ; à l’ouest, la Chouïa , etc. Plus d’un des cours d’eau que nous pourrions encore nommer , offre des rapides d’un aspect trèspittoresque. La Vytégra, ayant sa source non loin de la Kovja qui se jette dans le Biélo-Oséro, a facilité l’établissement d’une communication entre ces deux lacs, maille importante du réseau que nous aurons à décrire plus tard sous le nom de système et canal de Marie*, et qui lui -même fait partie du réseau général de canaux si remarquable.
L’Onéga, fort poissonneux, quoique peut-être à un moindre degré que le Ladoga, est, comme lui, entouré de villages de
t. Surtout A la page 54. — Le passage qui va suivre se trouve p. 72.
2. Voir en attendant La Rusrie, la Pologne et la Finlande, p. 179 et 634; Rlasius, t. I , p. 87 et suiv. , etc., etc. Nous en dirons quelques inuts en parlant des bassins fluviaux.
pêcheurs , pour lesquels leur occupation est une véritable industrie, tant ils ont de procédés divers.
Il est flanqué d’une multitude d’autres lacs , car le gouvernement d’Olonetz en compte jusqu’à 1,500, grands et petits: aussi M. de Kœppen1 a-t-il calculé que de la superficie totale de 134,700 verst. carr., 17,900, c’est à dire un septième, reviennent à ces eaux. La plus grande nappe, après celle de l’Onéga, est le Scg-oscro ' qui, au nord de l’autre, a 1,035 verst. carr., c’est-à-dire encore presque le double du lac de Genève. 11 a au nord-est et jusque sur les confins du gouvernement d’Olonetz avec celui d’Arkhangel, le1 Vyg ou Vouig-osêro, dont la superficie est de 923 verst. carr. et qui est traversé par la rivière du même nom , sur les bords de laquelle est le couvent de vieux -croyants (starovertsi) Danilof. Cette rivière, qui coule dans un lit de granité, est tellement encombrée de rochers qu’elle ne forme plus qu’une immense cataracte où l’egu bouillonne et se couvre d’écume blanche. Plus droit au nord, se trouve \eAnd-oscro ou lac d’Ando , qui a 324 verst. carr. et se partage entre les deux gouvernements nommés, de même que le Niouk-oséro, plus au nord-ouest. A l’ouest del’Onéga, le principal est le Saiidal, très-allongé et qui a 480 verst. carr., puis le Siamoséro, qui en a 261 ; à l’est, le Vodl-oséro 1 , dont s’échappe la Vodia, déjà nommée, pour le réunir au grand lac, et qui a jusqu’à 452 verst. carr. de superficie. Au sud-est de ce dernier lac, entre lui et la rivière Onéga, est le Svinoié
t. Ueber die Dichliijkeit der Deiülkerung , etc., p. 15. Voir aussi Dieterici, Mitlheilungen, p. 2-16.
2. Oséro ou osera ; la prononciation est la mime. Cependant nous préférons la première orthographe à la seconde, comme moins sujette à induire en erreur.
3. Ce nom, par erreur, est écrit Vedle sur la carte qui accompagne, dans V Annuaire du Journal des mines de flussie, anhée 1835, la Description des usines de l’arrondissement minier d’Olonels, p. 231-2G7. Entre le laç Vodl el l'Onéga est Poudoje , dont le ruarhre est renommé.
HYDROGRAPHIE ; LACS
ou lac des Porcs, et le cours de l’Onéga, écoulement du lac Latcha, nous conduit par la ville de Kargopol, à ce dernier, qui s’étend jusqu’à la limite du gouvernement de Novgorod, fait partie du système de Marie (pour la canalisation), et a une étendue de 467 verst. carr. , plus grande par conséquent que celle du lac de Constance. Le lac Letcha, le lac Rokhkolo et d’autres sont plus petits.
Ceux du gouvernement de Novgorod n’appartiennent plus, à vrai dire, à la région du Nord; le lac Ilmen surtout se rapproche de la plaine ballique, appartenant à un autre système d’eaux. Le Biélo - oséro et le Vojé sont au delà du versant méridional des Ouvalli 1 , dont les ondulations paraissent les dépasser pour aller toucher au plateau de Valdaï. Toutefois, ces deux derniers lacs étant voisins de ceux du gouvernement d’Olonetz, et le premier étant compris dans le système de Marie, nous placerons ici la courte description que nous avons à en donner. Peu éloignés, entre eux, ils sont dans la partie nord-est du gouvernement do Novgorod.
Le Biélo-oséro ou lac Blanc, de forme presque circulaire, a une superficie de 988 verst. carr. , et se trouve , selon la description de M. Blasius1, dans une contrée assez riante en dehors des épaisses forêts. On lui donne plus que 40 verstes de diamètre. Jusqu’à une verste environ du rivage, il a 1 à 2 mètres de profondeur; dans son milieu il er. a 8 à 10. Son nom lui vient sans doute de la marne qui est au fond et qui, à la suite de bourrasques, lui donne une teinte blanchâtre. Il reçoit la Kovja et l’Ileksa, et, tout près du fameux monastère de Kirillof (Saint-Cyrille)’, que le lac entoure de