‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 188 sur 359 · FLEUVES ET RIVIÈRES · texte numérisé non relu

FLEUVES ET RIVIÈRES

Nous avons déjà dit un mot des avantages du réseau fluvial de la Russie , notamment en Europe. Après tout, cependant, on peut le juger comme étant tout simplement en proportion de l’immensité du pays ; et si aucun autre état de cette partie du monde n’a tant de grands fleuves ni un bassin comparable même de loin à celui du Volga, c’est que les plus étendus même de ces états représentent à peine un dixième de la superficie de la Russie d’Europe. Dans celle-ci , il est vrai , les communications intérieures sont, par le moyeu des fleuves, parfaitement établies, de manière à suppléer à l’insuffisance des roules, en attendant la construction de chemins de fer plus nombreux ; mais pour les communications avec le dehors, les fleuves russes, quoique magnifiques, n’offrent pas précisément les mêmes facilités. Le plus considérable de tous, le Volga, débouche dans une mer sans contact avec les grandes routes maritimes du commerce et que l’on peut appeler une mer intérieure, quoique sans doute l’art, au moyen du Volkhof et de la Néva , lui ait aussi donné un débouché dans la mer Baltique; un autre, la Dvina, et, non loin d’elle, la Petchora, aboutissent à une mer couverte de glace une grande partie de l’année; un troisième, le Dnièpr, oppose , dans sa partie inférieure , de grands obstacles à la navigation , à cause des cataractes qui en rendent encore le lit presque infranchissable pendant dix à onze mois de l’année; un quatrième, la Duna, présente le même inconvénient, quoique à un moindre degré; un cinquième enfin, le Don, dont le cours est très navigable, se jette dans une

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