Die Voûter des Kaukasus , 21"* cdil. , l. I, p. 2ul
2. Voir sur cette presqu'île, Hassel, Russie d'Europe , p. «62; Le Clerc, Histoire de Russie, t. VI, p. 236, 212 et suiv.; Clarke, Voyages, t. II, p. 211- 248, Gamba, l. I, p. 43, et Dubois, t. V, p. 81 et suiv.; voir aussi ce qui a été dit d'elle plus haut, p. 52, 54 et 56. Elle fait partie d’un district de la Tchemomorie , dont le chef-lieu est la ville de Tamàn, qu’on regarde, — mais Hommaire (t. III, p. 107) est d’un avis different , — comme le Tinmitarakân du moyen âge (le Taniatarcha des Byzantins) et comme la Phanagoria des anciens. Sur cette ville du royaume de Bosphore, voir Mannert, t. IV, p. 331'; Clarke, t. II, p. 234-247; Dubois, Voyage, t. V, p. 65 et passim, surtout p. 81 et suiv.; enfin Ch. Neumann, Skythenland , t. I, p. 558-567. — Il y a 209 verslcs de Tamàn à Ickalérinodar, chef-lieu de la province.
est celle qui , par le liman du Kouban et le Boughaz , communique avec la mer Noire, au sud de la presqu’île de Tamân ; les autres sont très-secondaires.
Le cours total du Kouban est d’une longueur de 5fi0 à 600 kilomètres. Rapide et clair dans sa partie supérieure, il devient lent et trouble là où le fleuve commence à former des marais entourés de steppes couvertes de forêts de roseaux. Selon Ysévolojski, il est très-poissonneux, et le poisson qu’on y pêche est d’une excellente qualité.
Son principal affluent, avons-nous dit, est la Laba. Elle se forme, dans la Petite Abasie, par la réunion de la Grande et de la Petite Laba , séparées d’abord entre elles par les contreforts du Caucase, de même qu’un autre contrefort sépare, à l’est, la Grande Laba du haut Ouroup, autre affluent du Kouban déjà nommé. Cette réunion s’accomplit au nord du mont Akhmet. De l’Abasie, la Laba, courant au nordouest, entre dans le pays des Tcherkcsses et la steppe caucasique des Nogaïs ', où elle se renforce par des affluents nombreux, mais peu considérables, sortis des parties avancées de la chaîne. Enfin, après un cours de 2 ou 300 verstes, elle atteint le Kouban , du côté gauche , à 30 verstes audessus du confluent de la Chagvacha, à 125 verstes au-dessous de celui de l’Ouroup qui , ainsi qu’on l’a vu , a sa source près de la sienne.
Au sud du bassin du Kouban s’étend la chaîne du Caucase, et ce qui est au delà n’est plus en Europe ; à l’est de ce bassin , deux autres , celui du Térek et celui de la Kouma , sont également au nord de la chaîne et appartiennent à la même partie du monde, mais n’ont plus leur pente vers la mer Noire ou la mer d’Asof. Nous les ferons connaître successivement.
t. Nous l'appclo:' ainsi pour la distinguer de la steppe taurique des Nogaïs. Il sera question de cetle peuplade tatare dans le volume consacré à l'ethnographie.
Bacsins penchés vers la mer Caspienne.
On en compte quatre grands, ceux du Térek, de la Kouma, du Volga et de l’Oural , et dans le nombre figure le bassin le plus étendu de toute la Russie d’Europe. Mais nous suivons l’ordre dans lequel ils se présentent au voyageur.
Bassin du Térek. Il est contigu à celui du Kouban , à l’est. Renfermé entre lui, le bassin de la Kouma, celui du Soulak et du Koï-sou , quelques autres petits bassins côtiers, et la grande chaîne du Caucase, il n’est pas plus étendu que le bassin du Kouban, et ne renferme guère que la Kabarda, grande et petite (aux trois quarts environ), une partie du pays des Ossètes, la Tchelchna, le pays des Koumuks, à l’embouchure du fleuve, et, sur sa rive gauche, une partie du gouvernement de Stavropol. On peut également lui donner, mais purement par approximation, environ 50,000 kilom. carrés. Appuyé sur le versant nord du Caucase oriental et en partie du Caucase occidental , ainsi que sur les rameaux avancés de la chaîne , qui le séparent du bassin du Kouban , il est penché vers la mer Caspienne. Le long de la rive gauche du fleuve s’étend, depuis le confluent de la Malka, ce qu’on appelle la stoppe du Térek, continuation de celles du Kouban et de la Kouma, et qui fait partie de la grande dépression caucasique'. Là sont aussi les lignes du Térek, correspondant aux lignes du Kouban , et se composant d'une suite de forts et de postes de surveillance confiés aux Kosaks, gardiens de la frontière contre les montagnards*. Ajoutons que le bassin du Térek commence au fond de la route du Dariel : en effet, c’est un peu au sud de la source du fleuve, à la montagne de la Croix, qu’est le partage des eaux entre le versant septentrional et le versant méridional du Caucase*.
1. Nous l'avons aussi comprise sous la dénomination de »teppe koumane, p. 1i5. Voir on outre ce que nous en avons dit, p. 210, 211 et 213.