Voir Koch, t. II, p
sablonneux et marécageux, n’a, selon Hommaire’, pas moins de 100 kilomètres de développement à la base du triangle.
Le Térek ne gèle pas tous les ans, dit Klaproth, quoiqu’il charrie beaucoup de glace en hiver. On ne peut guère le remonter que jusqu’à Kizliar; encore les nombreux bancs de sable qui encombrent son lit rendent-ils cette tâche difficile. 11 n’y a pas non plus une grande abondance de poissons *; cependant on y pêche les diverses espèces propres à la mer Caspienne.
Remontons maintenant à l’origine de la Malka, le grand et rapide affluent de gauche du Térek. C’est une des principales rivières des Tcherkesses , appelée par eux Balka. Sa source est au nord de l’Elbrouz, vers le mont Tchalpak de la carte de Khatof; la Petite Malka, qui en découle, se réunit au Kasaout ', et ensuite la rivière prend son cours vers l’est. M. de Besse* nous décrit une cascade que présente son cours supérieur, à peu de distance de l’Elbrouz. «Arrivés, dit-il, sur le bord du précipice qui était entre nous et la montagne d’où s’élançait la Malka en formant une cascade très-belle, nous contemplâmes avec un plaisir singulier cette chute d’eau, qui, en se jetant d'une hauteur d’environ cent pieds, formait une nappe roulante de vingt pieds de largeur. Sans être comparable à la chute du Rhône appelée Pisse- Vache, . . . elle ne laisse pas de charmer les yeux et de rappeler Schafiliouse et Martigny1 2 3 4 5.» La plupart des eaux de la Kabarda et de la partie tatare de la Tcherkessie se réunissent à la Malka , surtout dans la plaine appelée Beschtamak ou des Cinq Embouchures. Ce sont celles duTchérek,