‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 216 sur 359 · Reine ium Ararai, t. I, p · texte numérisé non relu

Reine ium Ararai, t. I, p

3. Klaproth, M. Koch et M. Bodenstedt écrivent Argun (Argoun), comme nous avons déjà fait plus haut, p. 241 ; mais nous devons dire que sur la carte d’Eichwald et sur celle de la Description officielle de la Transcaucasie on lit Arg.ln.

autres ruisseaux côtiers. Nous dirons un mot des deux rivières principales1.

Le Koï-sou 1 qui , à son embouchure seulement , s’appelle Soulak , nom sous lequel Ilommaire le désigne , est le principal fleuve du Daghestan , pays dont on a déjà donné un aperçu sommaire *, en attendant qu’il puisse en être traité avec détail dans le volume de la topographie. Il a un cours de plusieurs centaines de kilomètres de long. Son berceau est dans le pays des Lesghis, sur ses confins avec le Kakheth et au point où, de la chaîne principale du Caucase, s’avance vers le nord la chaîne accessoire d’Andi. Coulant tantôt au sud-est tantôt au nord-est, il traverse le Kasi-Koumuk et baigne la ville de ce nom. Puis, arrivé à peu de distance du Daghestan proprement dit , il fait un coude en sè détournant vers le nord. Pendant qu’il suit celte direction , qui le fait passer près de Ilimri, il est rejoint, du côté gauche, par des affluents qu’on a regardés jusqu’ici comme des bras du fleuve et auxquels , pour cette raison , on n’a pas donné de noms particuliers : on les appelle tous Koï-sou, mais avec des épithètes. Le premier du côté du nord est le Koï-sou d’Andi, puis viennent celui des Avares, dans le khanat auquel cette peuplade donne son nom , le Kara-Koï-sou , et le Koïsou de Kasi-Koumuk. C’est ce dernier qui est le premier affluent de droite dont nous avons voulu parler plus haut ,

1. Les aulres sonl énumérées par Kodi, ibidem, t. Il, p. 492.

2. Koch , ibidem; Ilommaire, t. III, p. 341. Selon Koch, le nom signifie Eau des moutons. Les anciens l'appelaient Canut , nom qu'on a toutefois appliqué aussi au Zamour, et que Ptolémée (V, 11) écrit Cœsius , Kaicio- (Voir plus haut, p. 247, note 2.) Sainte-Croix, dans son savant Mémoire sur le cours de l'Araxe et du Cvrus (Voyage* dans les pays situés entre la mer Noire et la mer Caspienne, p. 127) veut que le Soulak soit le Soana de Ptolémée (V, 11); l’AIbanus, selon le même érudit, serait le Zamour, cl le Casius , le Ghausfend(î). Manncrt (t. IV, p. 430) regarde aussi le Soana comme répondant au Soulak. Que de science presque perdue aujourd'hui se trouve éparpillée partout I

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