Voir plus haut , p. 242 et
p. 241 , on divisant le Caucase oriental en deux sections Un peu à l’est d’Andréîef ou Enderi , il reprend la direction orientale vers Kostek et vers la mer, et, dans ce trajet, il marque la limite entre le pays des Koumuks au nord ét le territoire du chamklial de Tarki au sud. Au delà de Kostek et de Kasi-iourt, il se divise en plusieurs bras : aussi la carte de khatof place-t-elle à son embouchure un vaste delta. Hassel* compte trois bras : celui du nord, assure-t-il, s’appelle Dalma, celui du milieu, Koï-sou ou Agrakhan, et le plus méridional Kara-Koï-sou ou plus communément Soulak. D’après M. Koch, il n’y aurait que deux bras, PAgrakhan au nord et le Soulak au sud. Sur la carte toute récente de M. Kiepert, on ne voit de divisions en bras qu’au-dessus de Kostek, où le fleuve forme une Ile ou des îles; plus bas, il coule réuni et s’appelle Soulak. Les autres eaux plus au nord sont tracées sous forme de rivières particulières. Le cours du bas Koï-sou ne paraît pas avoir été exploré avec soin. Ce qui est certain , c’est qu’il aboutit à la mer Caspienne un peu au sud de la presqu'île d’Agrakhan , laquelle s’avance en pointe dans cette mer et se continue encore en quelque sorte par les îles d’Outcha et de Tchetchen.
Le Zmnour ou Samour, que M. Bodenstedt3, d’accord avec Gamba , nous présente comme le plus torrentueux des cours d’eau du Caucase, coule presque constamment de l’ouest à l’est, entre sa source qui est dans le canton d’Akhti, sur les confins du Daghestan avec le sultanat lesghi d’Elis-
t. Nous corrigeons ici une petite erreur. Cet affluent est le Koï-sou supérieur lui -même Ici que nous venons de le décrire. Mais sur certaines caries, celle d’P.ichvvald, par exemple, c’est le Koï-son d’Andi qui est indiqué comme l’oiigine du fleuve.