‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 218 sur 359 · Géographie de la Russie d’Asie, p · texte numérisé non relu

Géographie de la Russie d’Asie, p

3. Die Vnlker dei Kaukasue , 2IM édit., t. I, p. 204. Voir aussi plus haut, p. 247 ; Klaproth, Tableau, p. 44; et Gamba, t. Il, p. 332 et suiv. — Il a été dit que le Zamour est ou Y Albanux ou le Caxiux des anciens.

soui,ella mer Caspienne, où il débouche par plusieurs bras, dont le plus septentrional, qui lui-même se ramifie, porte le nom de Kourou-Zamour. Entouré de rameaux de montagnes, dans son cours d’une centaine de kilomètres de long , il n’a pas d’affluents considérables , et il n’est aussi d’aucune ressource pour la navigation.

Passant sous silence les petits bassins côtiers penchés vers la mer Caspienne , au nord de la chaîne du Caucase qui sépare l’Europe et l’Asie , nous nous reportons maintenant au nord du bassin du Térek, dans la grande dépression continentale qu’on regarde comme une mer desséchée et que nous avons décrite plus haut dans des termes empruntés à l’illustre Pallas.

Bassin de la Kouma. Entouré de ceux du Térek, duKouban , du Don et du Volga , sans parler de quelques bassins tout à fait secondaires , il est peu étendu : on ne peut guère lui attribuer qu’un tiers du gouvernement de Stavropol , c’est-à-dire une étendue de 40 à 50,000 kilom. carr., égale à peu près à celle de l’État de l’Église. Il s’appuie sur ce contre-fort septentrional du Caucase pour lequel nous avons (p. 221) adopté la dénomination de Besch-taou et de montagnes de Piatigorsk ; sa plus forte pente est d’abord vers le nord, du côté du Manylch; mais, modifiée par une ondulation de terrain , elle s’incline ensuite vers les lagunes de la mer Caspienne. Tout ce bassin n’est qu’un désert de sable, excepté sur la côte, où Ton trouve quelques établissements.

Le fleuve qui lui donne son nom, la Kouma, a sa source non loin du Kouban, là ou il sépare TAbasic de la Kabarda, au nord-ouest de l’Elbrouz *. Coulant au nord-est , il entre dans le gouvernement de Stavropol et gagne l’importante

1. Klaprolh dit au mont Mara, que l'on trouve aussi indiqué sur la carte du général Khatof. Le savant voyageur entre dans beaucoup de détails au sujet du fleuve. Voir t. I , p. 267 et suiv.

hydrographie; bassin de la koema. 437

forteresse de Ghéorghiefsk', où vient se joindre à lui le Podkoumok, son principal affluent, appelé aussi, sans diminutif, Podkouma, et qui a à peu près la même origine, mais que le Besch-taou en séparait jusqu’alors. Après avoir ainsi doublé son volume d’eau (car le Podkoumok ne lui est point inférieur), la Kouma tourne au nord, et, attirant à elle du côté gauche, les deux Karamyk, du côté droit, la Zolka , elle arrive à Sviatoï-Kresth (Sainte-Croix) , petit fort , où , après avoir reçu encore , à gauche , la Byvala , elle reprend la direction de l’est pour la conserver jusqu’au bout. A peu de distance de Sviatoï-Kresth, elle baigne un emplacement célèbre , celui des ruines de Madjar , Madjari ou Madiar , qui s’appelle aujourd’hui Bourgon - Madiar. Ce n’est pas ici le lieu de décrire ces ruines que tous les voyageurs , Gmelin , Güldenstædt, Pallas, Klaproth, de Besse, etc., ont visitées’ et qui passent aux yeux de quelques-uns pour la patrie des Madjars ou Hongrois. Un peu plus bas, la Kouma commence à décrire , jusqu’à la mer , la limite entre le gouvernement de Stavropol et celui d’Astrakhan , séparant les Nogaïs des Kalmuks. Mais faute de pente , elle ralentit son cours et forme successivement plusieurs lacs qui, autrefois, communiquaient avec la mer Caspienne par la baie de la Kouma (Koumski KoultoukJ. «A Yladimirofka , dit Hommaire ’, elle reparaît une dernière fois, pendant une dizaine de kilomètres , dans un canal régulier bordé de rives de deux à

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