‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 222 sur 359 · Voir Muller, t. II, p · texte numérisé non relu

Voir Muller, t. II, p

3. On compte 939 verstes de Kasan i Catherinebourg. De Kasan i Moscou, il y a 767 verstes, et de Kasan à Saint-Pétersbourg, 1445.

ment vers le sud , pour ne plus quitter cette direction , sur plus de 1,200 kilom. de cours, si ce n’est accidentellement, pour des détours limités, dont le principal est le troisième ou quatrième grand coude, qui le conduit de Stavropol 1 à Samara et de Samara à Syzran.

Mais , encore dans le gouvernement de Kasan , à environ 60 verstes au-dessous de l’ancienne capitale du khanat tatar, il reçoit, par la rive gauche, la Kama, son principal affluent, dont les eaux , par elles seules , composent tout un système. Car la Kama n’a pas moins de 1,650 verstes de longueur, peut-être même , en comptant ses détours , pas moins de 2,000, et par conséquent son cours égale celui du Don, qui dépasse de beaucoup la longueur de tous nos fleuves d’Occident, le Danube excepté. Nous traiterons d’elle plus loin séparément; disons seulement ici que la Kama coule dans l’ancienne Grande-Boulgarie, sur les débris de laquelle le khanat de Kasan s’est élevé jadis et dont la population est célèbre dans les annales du commerce \ Des traces de l’existence de cette population subsistent dans le voisinage de la Kama et dans celui du Volga , surtout dans les ruines de Bilersk et dans celles , plus fameuses encore , de Boulghar , non loin du fleuve , dans le district de Spask , près du village Ouspenskoïé ou Bolgary \ Du gouvernement de Kasan , le

1. Il ne faut pas confondre ce Stavropol, ville de district du gouvernement de Simbirsk, avec le Stavropol, chef-lieu du gouvernement de ce nom ( ancienne province de Caucase). Stavropol, comme on sait, signifie ville de la Croix.

2. 11 en sera parlé avec detail dans le volume de la population, ainsi que de tous les autres éléments ethnographiques.

3. Sur ces ruines intéressantes pour l'histoire, où se voient encore des inscriptions arabes et turques, et où des médailles nombreuses ont successivement été découvertes, on peut consulter, outre les mémoires de Fræhn et de Klaproth, dont il sera question ultérieurement, les ouvrages suivants ? Rytcbkof, Tagebuch einer Reine durcit verschiedenc Proiimen Russlands , p. 2; G. -F. Muller, Sammhmg, t. VIII, p. 213; Lépckhine, Tagebuch einer Reite dur ch verschiedene Provimen des russischen Reich* , t. 1, p. 164 et suiv. ; Pallas, Voyages

hydrographie; bassin du volga. 455

Volga passe dans celui de Simbirsk , dont il baigne le cheflieu, comme il baigne Tver, Iaroslavl, Nijnii-Novgorod, sans parler de ceux des chefs-lieux de gouvernements jusqu’auxquels nous ne sommes pas encore arrivés , et qu’il sépare , de même que celui de Saratof, du gouvernement de Samara. Il passe successivement à Samara où , après avoir formé le coude à l’est dont nous avons déjà parlé, il reçoit à gauche l’aflluent du même nom, et à Saratof, où il a, selon M. Gœbel ', jusqu’à quatre versles de largeur , lesquelles s'accroîtraient plus bas , à Sarepta , jusqu’à 7 verstes , à Astrakhan, jusqu’à 20 verstes, mais en y comprenant, bien entendu, toutes les îles dont le lit du fleuve, si formidable alors , mais singulièrement ralenti , est semé. Ecoutons à ce sujet Hommaire*, qui ne s’occupe que du Volga inférieur et encore de la partie seulement qui est au sud du confluent de la Kama, nommément de celle qui commence à Tsaritsyne: «C’est précisément celle, dit-il, où le grand tributaire de la mer Caspienne , pénétrant dans les steppes de la Kalmoukie russe, commence à présenter, mais sur une échelle plus grandiose encore que le Don et le Dnièpr , de vastes labyrinthes d’iles et de canaux , s’étendant souvent sur plus de 20 kilom. de largeur. C’est également à partir de Zaritzin 3 que la rive gauche du Volga baisse considérablement, et que l’observateur, du haut de la falaise qui borde le fleuve

en différentes provinces, etc., 1. 1, p. 185-195, avec planches 8 et 9 de l'Atlas; Erdraann , Beitrdge , t. I, p. 280-305, avec 9 planches; F. -H. Muller, Dur Ugrische Volksstainm , t. Il, p. 411-434.

1. Iteise in die Steppen , t. I, p. 22. Ce voyageur parle avec admiration de la vue de Saratof, entouré d’ailleurs, dit-il, d’un demi-cercle de montagnes asseï hautes (von liemlich hohen Gebirgen). — Voir sur ces localités, la carte d’Erdmann, Milllerer Theil des Saratowschen Gouvernements.

Page 1