‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 233 sur 359 · Voir sur Orcnbourjt, Muller, t. I, p · texte numérisé non relu

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versles de Saint-Pétersbourg, n’est pas le chef-lieu du gouvernement : ce chef-lieu c’est Oufa ; elle est, selon l’expression de Müller , la grande porte de la Russie sur le désert Près de cette ville, l’Oural, cessant d’être la ligne de démarcation, est entré dans le pays de manière à laisser quelque distance entre lui et la frontière. Celle-ci est alors formée par l’Ilek, affluent de gauche du fleuve, venant de la steppe des Kirghises.

Quant à la Sakmara, affluent de droite, et le seul important de tous , elle a sa source dans la grande chaîne , non loin du cours supérieur de la Biélaïa , près de la montagne inscrite sur la carte de M. G. Rose sous le nom de Goi-a Akli/ba. Elle court d’abord du nord au sud; mais arrivée à peu de distance de l'Oural, elle est tout à coup arrêtée, fait un coude à l’ouest, accompagne parallèlement le fleuve, et ne se retourne de nouveau vers le sud qu’à Gorodok Sakmarsk, un peu au nord-est d’Orenbourg.

De là, l’Oural s’infléchit au sud-ouest, et, à partir du fort d’Ouralsk (jadis laïtsk) , quartier-général des Kosaks , il coule tout à fait au sud , mais non sans une certaine attraction vers l’est. C’est alors l’Oural moyen , plus lent , peu profond , sans bancs de sable néanmoins, et qu’aucun affluent notable ne vient grossir. En approchant de la mer, le fleuve baigne le Nouveau Saratchik , peu éloigné des ruines de l’ancien , et petit fort assez imposant , avec 95 maisons. Depuis là , des canaux desséchés sillonnent le sol ; cependant jusqu’à la forteresse de Gourief, située sur la rive droite et dont le sol salin et marécageux n’interdit pourtant pas tout à fait le jardinage , l’Oural n’est pas divisé: c’est seulement 6 verstes au-dessous de cette ville , à environ 60 verstes de la mer , que le delta commence. D’après M. Goebel, qui a visité ce delta , tandis que Müller' , qui présente les choses autrement, n’a pas vu par

1. Voir G<rN*l, t. I, p. 123; Müller, I. I, p. 49. Voir aussi tout le passage

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lui-même , le bras oriental s’appelle Liksaschken et aboutit à un golfe nommé Biéloï Ilmen ; puis, après lui, deux autres, le Pérétask et la Gnilaïa Boukbarka se détachent du cours principal , lequel à la lin se bifurque et forme à l’est le Zolotoï et à l’ouest le Iaïtskoï , séparés entre eux par une distance d’environ 2 versles. Ce sont les embouchures principales. Le Zolotoï a environ 100 mètres de large. M. Gœbel, qui avait trouvé àGourief, le 8 mai 1831, une chaleur presque suffoquante , et qui , poussant son exploration jusqu’à la mer, y trouva la fraîcheur la plus agréable, jointe cependant le soir à une humidité fétide , s’exprime ainsi : «Le ciel brillait dans le plus bel azur ; une multitude de sévrougues et d’autres grands poissons lilaienl dans l’eau et se dépêchaient d’arriver aux bouches de l’Oural, sans pressentir que là des centaines de blets étaient tendus pour leur perte; par-ci par-là se montrait la tête d’un phoque jetant autour de lui ses clairs regards; des milliers de mouettes et d’autres oiseaux aquatiques nous dépassaient , et bientôt après retentirent, d’abord dans le lointain, mais en s’approchant de nous de plus en plus, les cris bruyants des essaims d’oiseaux grands et petits qui avaient leur séjour dans l’ile de Kamennoï-Üstrof, et qui , à distance, se présentaient comme de grands troupeaux de moutons. Des centaines de pélicans, couchés le long des bords de file, se levèrent lourdement à notre approche, avec une espèce de bêlement criard.»

La navigation de l’Oural a peu ou point d’importance; mais il n’en est pas de même de ses pêcheries. «Comme la pêche , dit l’allas ' , fournit principalement à la subsistance

de Gu- bel , p. 120 - 1 45 , et dans un coin de sa carte une vue des Bouches du laik. — 11 faut aussi consulter sur les bouches du laik, l’allas, Voyage* en différente* province * , t. 1 , p. G56 et suiv. , et sur le fleuve lui-même, ibidem , p. 439 et suiv.

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