Même ouvrage, t. I, p
des Kosaks du Ialk et à leur entretien , elle forme aussi leur plus grande occupation. Il n’est point de contrée en Russie où elle soit si bien réglée ; des lois , des règlements et des coutumes y maintiennent l’ordre.» Le voyageur décrit ensuite avec le plus grand soin les opérations, ainsi que les poissons sur lesquels elles s'exercent' ; mais ce n’est pas ici le lieu de le suivre dans ces détails sur une industrie dont nous aurons à nous occuper plus tard.
Bassins penchés vers la mer Glaciale et la mer Blanche.
Ils comprennent la partie hypcrboréenne de la Russie d’Europe, au nord ries Ouvalli, entre les monts Ourals et le plateau de la Finlande. Toute la région inhospitalière des toundras en dépend, et, d’une manière plus générale, tout le gouvernement d’Arkbangel , tout le gouvernement de Vologrla, une fraction de celui d’Olonetz , et la partie la plus septentrionale de <la Finlande. C’est en tout au delà de 1,200,000 kilom. carr. , plus de deux fois la grandeur de la France. Au jugement de M. Blasais*, toute cette étendue aurait généralement 200 mètres au-dessus du niveau de la mer, et s’élèverait jusqu’à 800 pieds (260“) sur ses contins avec le plateau du Volga.
Le petit bassin de la Kara en est le plus oriental, car il appartient en partie à l’Asie, et son fleuve, d’un cours très-borné, il est vrai, sépare le gouvernement tfArkhangel de celui de Tobolsk. Ce bassin n’a aucune importance, même par l’étendue.
La Kara a moins de 200 verstes de long, au nord-est de l’extrémité de la chaîne de l’Oural. Elle est renforcée par la Salova , peut-être plus longue quelle et qui sort du lac Bal-
1. Même ouvrage, I. I, p. 451-472. Voir aussi Muller, t. 1, p. 51-52.
2. T. I, p. 244. — On peut lire en cet endroit des détails sur la nature géologique du même bassin.
ghanskoï. Elle donne son nom au golfe de Kara et à la mer de Kara , dont il a été parlé à la page 94.
Le bassin de la Petchora qui entoure le précédent de plusieurs côtés, touche, comme lui, à l’Asie, dont l’Oural septentrional le sépare. Au sud et à l’ouest, il est borné par la chaîne du Timàn', qui, occupant dans le nord de la Russie d’Europe une place analogue à celle qui est assignée à rObchtchéï - Syrt dans le sud, sépare le bassin dont nous parlons, en même temps que le bassin du Mésen, de celui de la Dvina. On lui donne plus de 3,000 milles carr. d’All. , environ 170,000 kilom. carrés. C’est un pays de toundras tout à fait désolé, où les pousles ou solitudes embrassent des étendues immenses et où la misérable population des Samoïèdes est très-clair-semée. Le bassin de la Petcliora appartient à l’immense district de Mésen , mais il n’y a pas de ville à mentionner. Son fleuve, quelque considérable qu’il soit, est à peu près perdu pour la navigation intérieure et extérieure; il ne sert même plus, comme autrefois, de route pour arriver à l’Oural et en Sibérie, à ceux qui viendraient des bords de la Dvina et le long de la Vytcbegda*.
Le cours de la Petchora est d’une longueur de plus de 1,000 verstes. 11 arrose la partie orientale des gouvernements de Vologda et d’Arkhangel , mais les sources du fleuve sont encore dans celui de Perrn. Nous les avons déjà signalées dans la description de l’Oural moyen (p. 194), et nous avons dit (p. 199) que le Timân sépare nettement ces lieux d’avec ce que les géologues appellent le bassin de Perm, dans un sens autre que celui de bassin fluvial. Le nom de Petchora paraît dérivé, comme celui de Petcherski, de peschlclicra,