Voir p
2. Voir Lehrbcrg, Unlertuchungen iur alleren Getchichte Hut*land* , p. 12 et suiv. , où il est question de trois anciennes routes fluviales menant i l'Oural , en partant de la Petchora.
cavité, grotte, lin effet, les premiers pas du fleuve se font dans un terrain calcaire, très-raviné et entrecoupé de cavernes plus ou moins grandes. Du reste, son cours, profond tantôt de 8, tantôt de 12 mètres, de pins ou de moins, est tranquille et sans accidents particuliers. Après être entré dans le gouvernement de Yologda, il coule du sud au nord, formant de nombreuses sinuosités et recevant de petits affluents à droite et à gauche. Puis, arrivée assez près de la chaîne de l'Oural et du mont Sablia, la Petchora franchit la limite du gouvernement d’Arkhangel, s’infléchit un peu à l’ouest, reçoit à droite l'Ouça, son principal affluent, près du village du même nom, et , quand elle a atteint le 6<5e degré de lat., se détourne au sud-ouest, jusqu’à son confluent avec la Tsylnaa. Cette rivière d’Ouça, longue d’environ 500 versles, peut conduire les bateaux qui la remontent jusque dans les monts Orn ais, mais dans sa partie la plus septentrionale. Au point indiqué, la Petchora, grossie par elle, s’avance assez droit vers le nord jusqu’à son embouchure dans la mer Glaciale, au-dessous de Poust-osersk. Avant d’arriver à ce petit bourg, ainsi nommé de sa situation près d’un lac dans le désert et où, suivant HasseP, un assez grand nombre de marchands font encore des affaires, on peut dire, considérables avec les nomades, les chasseurs et les pêcheurs qui les environnent, elle est encombrée d’îles et se divise en plusieurs bras. Au-dessous du bourg, distant encore de 80 versles de l’embouchure du fleuve, celui-ci, de plus en plus divisé, forme une espèce de lagune ou de liman |tarsenté d’iles.
Dassin du Méskn. En se prolongeant jusqu’au golfe Tcheskoï et à la presqu’île de Kanine, le Tirnân sépare ce bassin de celui de la Petchora, de même qu’une autre de ses ondulations l’isole du bassin de la Dvina. Car le bassin du Mésen,
1. Géographie, l. I , p. 377. — Sur le cours du fleuve, voir la carte 48 b de l'Atlas de 1833.
penché vers l’entrée de la mer Blanche, est comme intercalé entre ces deux autres bassins plus grands. Il n’embrasse guère que la moitié du district de Pineg ou Pinega et un tiers de celui de Mésen, peut-être en tout 120,000 kilom. carrés. La solitude y est telle, et probablement sans espérance d’amélioration, qu’il n’y a pas tout à fait en moyenne un habitant sur 10 kilom. carrés'.
Le Mésen a sa source sur les confins des gouvernements d’Arkhaiigel et de Vologda. Après de grands détours dans le dernier, district rie larensk , il entre dans le premier pour suivre la direction du nord-ouest, qui permet à la Vaschka, son principal affluent , de le rejoindre. Celte rivière, qui sort aussi du gouvernement de Vologda , s’appelle près de sa source, dit Possart*, Oudor, d’où serait venu le nom de l’Oudorie, des princes oudoriens, dans le grand titre de l’empereur1. La Vaschka est un affluent de gauche ; par la droite, le Mésen reçoit ensuite la Pesa, qui, dit-on, a 400 verstes de long. Lui-même peut en avoir 7 à 800. 11 est navigable et souvent très-large, surtout à proximité de la mer, où celte largeur va jusqu’à 3 verstes ; mais ses bords sont inhabités. Arrivé à Mésen, ville de district d’environ 1,050 habitants des deux sexes, à 1,460 verstes de Saint-Pétersbourg, le fleuve est encore à 30 verstes de son embouchure et, dans ce moinent-là, divisé en deux bras; mais il les réunit sur ce point et forme un beau fleuve au moment où il est absorbé par la mer Blanche.
Bassin de la Dvina. C’est le principal des bassins de la Russie septentrionale , tant à raison de son étendue que par le chiffre de la population. Par rapport aux parages maritimes auxquels il aboutit, peu d’autres lui seraient compa-
1. Voir Ka-ppeii , Veher di e Dichtiqkeit der Bn ulierunij , p. 10.
2. T. I, p. 30. Il le dil d'après Vsévolojski, Dictionnaire, t. t, p. 270.
3. Voir ce titre dans notre Statistique de la Russie, p. 229.
rallies, si la mer Blanche n’était pas prise par les glaces pendant une si grande partie de l'année'. Resserré d’une part par le bassin de l’Onéga, d’autre part par ceux du Mésen et de la Petchora, il touche au sud-ouest au bassin de la Néva et des lacs et au sud à l’immense bassin du Volga, dont il est séparé par la chaîne peu élevée, mais très-étendue, des Ouvalli, sur laquelle il s’appuie. Le lecteur a vu p. 482 de quelles hauteurs il descend insensiblement vers la mer, vers le port d’Arkhangel, qui en est le plus grand centre de vie et d’activité. On peut donner au bassin de la Dvina 330,000 kilom. carr. , c’est - à - dire une superficie plus grande que fltalie dans sa totalité. Les trois quarts du gouvernement de Vologda et de ses 337,000 verst. carr. y appartiennent; plus, la bande du milieu du gouvernement d’Arkhangel. Historiquement parlant , on trouve là , avec la partie la plus septentrionale de l’ancienne grande -principauté de Moscou , la Biarmie et le Zavolotchié , lesquels formaient au XVe siècle des volosles ou provinces du territoire de Novgorod '. Après avoir été longtemps célèbres dans les traditions du nord , ces contrées tchoudcs ou finnoises étaient encore au XVI0 siècle un des points de passage de l'Europe en Asie, une communication entre la mer Baltique et la Sibérie ’. Le climat polaire s’v fait déjà vigoureusement sentir.
Le fleuve de ce bassin, qui est le plus grand de toute l’Europe boréale , car son cours total approche de la longueur de 1,500 kilom., ne porte pas, dès l’origine, son nom de Dvina ou Dvina septentrionale, il est le produit de deux cours d’caii différents, dont la jonction s’opère au
2. Voir lA-tlcssiis , l.a Russie , la Pologne el la Finlande, p. tôt ; Millier, Der Ugrische Volksstamm , I. I, p. 313 et suit. , et la carte du savant livre de Lchrberg, l'ntersuchunqen ai ir alteren Gesehichle RiuilaniLi.