‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 242 sur 359 · T. Il, p · texte numérisé non relu

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2. Nous avons aussi visité, le U juillet 1827, colle pittoresque cascade, la seule 'Célèbre de la Finlande, qui en recèle pourtant plusieurs autres Tort dignes de l'être, et nos souvenirs s'accordent parfaitement avec la description qu'on vient de lire. Ils ne s'accordent pas avec la description donnée par .Muller , t. I , p. ICO, qui n'y est point allé lui-même.

le

l'esl1 * 3, de manière à former une ligne transversale étendue. Au milieu de cette ligne , elle se retourne vers le nord jusqu’au Torkhôn-iæmi , d’où son émissaire , s’avançant au nord-est , forme encore un grand lac avant de s’ouvrir un passage dans le Ladoga , près de Keksholm , l’ancienne Korela*. La Wuoxa cherche ainsi une issue à l’est, quoiqu’elle soit à Willinanstrand à une assez faible distance de YYyborg et de l’anse profonde que forme ici le golfe de Finlande à 140 verstes de Saint-Pétersbourg. L’art lui est venu en aide au moyen de canaux qu’on peut voir sur la carte du prince Galilsyne , mais qui ne sont rien moins que des ouvrages réguliers. L’entrée du fleuve, depuis le lac Ladoga, est obstruée de cascades, et la navigation pleine de difficultés.

Bassin de la Néva et des grands lacs. Entouré de ceux de la Dvina , du Volga , de la Duna et du petit bassin de la Louga , ainsi que de certaines ramifications du Maanselkæ en Finlande , il a sa pente du côté du golfe de Finlande et s’appuie au sud-est sur les escarpes des hauteurs de Yaldaï. On a vu plus haut (p. 337) que le partage entre les trois systèmes nommés s’effectue dans le voisinage du lac Onéga, non loin de sa rive méridionale. Néanmoins ce lac est encore partiellement compris dans le bassin dont il s’agit ici , de même que le Ladoga, le Biélo-Oséro, l’Ilmen et même le système du Saïina , qui vient d’être décrit. On peut lui donner au moins 200,000 kilom. carr., peut-être 220,000 et même plus. B embrasse ainsi le noyau de l’ancien territoire de la république de Novgorod , une partie de l’Ingrie ou pays des Ijores, appelés Ingres par les Suédois, ctlaKarélie,

1. Voir la carie seini - topographique des environs de Saint-Pétersbourg (en

russe ).

3. Le nom de Keksholm parait dérivé de Kàkis- salmi, golfe ou baie du Coucou.

dans le sens le plus étendu du nom , c’est-à-dire ce pays si longtemps disputé par les Suédois aux Russes , comme ensuite par les Russes aux Suédois. Ce bassin complexe est arrosé par trois cours d’eau principaux, le Msta , le Volkhof et la Néva , et par quelques rivières secondaires telles que le Chélôn , le Lovath , la Kovja et le Svir.

Le Msta a son origine dans le petit lac Mstino , au nordouest du gouvernement de Tver, district de Vyschnii-Volotchok , lac voisin du berceau de la Tver lia et auquel vient aboutir aussi le Tsna Dans un cours de 3 à 400 versles, très- rapide et malheureusement très -obstrué de chutes, il arrose une notable partie du gouvernement de Novgorod. Car il coule d'abord au nord , puis au nordouest, et, après avoir baigné Borovitchi, il arrive jusque dans le centre de ce gouvernement, dans lequel il est renforcé par divers affluents. Là il lait un coude vers l’ouest, s’avance en serpentant du sud-ouest au nord-ouest’, et aboutit atin , au-dessous de Bronnitzy , où il a une largeur considérable , et non loin du point d'écoulement du Volkhof, au lac Dmen , qui le met en rapport avec ce dernier, comme aussi avec le Chélôn, le Lovath et la Pola. Il a fallu des ouvrages hydrauliques de toute espèce pour faire servir le Msta à la navigation ; car , dans un cours borné , il a jusqu’à 730 pieds de chute, et à Borovitchi , sur un espace de 30 verstes, les embarras sont tels que le retour des barques du Volga dirigées, en descendant, sur Saint-Pétersbourg, en est rendu impossible. Se précipitant entre des

t. Il y a, dans la Russie d’Europe, trois ou quatre rivières du nom de Tsna. Celle dont nous parlons est un élément important du système hydraulique de Vyschnii-Yololchok , avec lequel il est uni par le canal du Tsna ou de Tsniiuk. Ce dernier mol est un adjectif formé de Tsna, selon la merveilleuse faculté de la langue russe de modifier les mots par des flexions, des contractions, des particules ajoutées , etc. , etc.

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