Etudes sur la Russie, t. H. p
couvrent le sol en tout sens Indéchiffrables pour les habitants d’aujourd’hui, ils appartiennent pour la plupart à des peuples ignorés de l’histoire. Que ces peuples aient atteint lin certain degré de civilisation, il ne faut pas en douter ; car les nombreuses traces de travaux souterrains, de mines profondes et habilement disposées, et des monceaux de scories témoignent de leur activité industrieuse. Les Sibériens donnent maintenant à ces peuples la dénomination commune de Tschudi, Tschudaki (Tchoudi , Tchoudaki); mais il serait difficile de préciser la race véritable qui n’a laissé d’elle en ces lieux que des ruines et un nom tout au moins douteux, a
Selon l’observation de Gmelin rappelée par M. Ritter et que nous avons reproduite 1 , c’est dans le bassin du lénicéï que semblerait seulement être la ligne de séparation entre l’Europe et l'Asie , tant est sensible le changement d’aspect qui s’opère ici dans la nature.
Le Jénicéi, qui donne son nom à un vaste gouvernement de la Sibérie orientale, a une longueur de plus de 3,000 kilomètres1. Dans la Mongolie chinoise, où il a sa source, on ne peut dire au juste sur quel point il coule d’abord de l’est à l’ouest, sous le 51e degré, et en baignant le pied du Tangnou c, qui s’étend à sa gauche, comme la chaîne Saïane
1. Voir les Voyages de Falk, en 1768, p. 292. Citation do M. de Harthausen.
2. Voir sur les kourganes ou tumulus, Muller, t. I, p. 221-227; Kilter, l. Il, p. 720, el pa**im; Kœppen, Veher Titm iti in /Im.t/and, p. 6, 11 et 12. Sur les Tchoudes mineurs, Toir aussi Muller, t. I, p. 175; Ritter, t. III, p. 325 et suiv. ; enfin dans Oldekop, Sanct-Petersburgische Zeitschrift , t. XIX, p. 221- 232 , un article intitulé : L’rber die allen Dergwerke in Sibirien.