T. I, p. ST- Voir aussi la plaocbc 2 de l'Atlas
CLIMATOLOGIE RUSSE
entiers de moutons et même de chevaux, surpris par la tempête loin de leurs bergeries , se laisser entraîner vers la mer et s’y noyer.». . . «C’est, dit-il ailleurs1, lorsque ces ouragans se prolongent pendant huit et quinze jours, qu’ont lieu ces grands désastres. . . Pendant l’hiver qui précéda notre arrivée à Astrakhan, plus de (>,000 chevaux appartenant au prince kalmouk Tumène, se perdirent de la sorte dans les flots de la mer Caspienne; et certes, il faut supposer à ces ouragans une violence véritablement inimaginable, pour qu’ils puissent ainsi neutraliser l’instinct d’animairx aussi intelligents.»
Un phénomène météorologique curieux que l’on observe dans les steppes , comme dans les déserts de la Syrie et de l’Arabie, c’est le mirage. 11 se déclare alors, dans les diverses couches de l’air, un mouvement tellement prononcé que tous les objets semblent mobiles, quelquefois à 80 ou 100 mètres de distance. On croit voir en même temps une infinité de lacs répandus sur la surface du sol.
Hommaire de Hell parle d’un autre phénomène, intimement lié, dit-il’, à celui du mirage et très-fréquent dans la steppe : c’est «celui qui, résultant du brisement des rayons lumineux et de certaines conditions atmosphériques, permet, au lever du soleil, de distinguer dans tous leurs détails des objets placés à vingt-cinq ou trente kilomètres de distance et bien au-dessous de l’horizon visuel.» Il ajoute : «Nous avons souvent été témoin d’eflets semblables dans la péninsule du Dnieper.- »
Quant aux aurores boréales, météores lumineux communs dans les régions polaires et dont M. le baron de Wrangel nous a décrit les différents aspects *, elles se montrent fré- •