T. lit, p
2. T. III, p. 42. — Pourd'aulrcs phénomènes solaires, voir Le Clerc, t. VI, p. 373.
quemment dans tout le nord de la Russie. Gmelin, dans son voyage en Sibérie, s’exprime à leur sujet en ces termes : «Quelque beau que soit ce spectacle, je crois qu’il serait difficile de le contempler, au moins pour la première fois, sans frayeur, tant il est, à ce que beaucoup de personnes instruites assurent, accompagné de bruits, de sifflements et de pétillements pareils à ceux que produirait le plus grand feu d’artifice. Les chasseurs qui vont chasser les renards bleus sur les confins de la mer Glaciale sont fréquemment surpris par le météore; leurs chiens en sont tellement effrayés qu’ils s’arrêtent obstinément et sc couchent à terre jusqu’à ce que le bruit soit passé.» Ces phénomènes ont pour point de départ le pôle, mais comme ils s’élèvent souvent très-haut à l’horizon , ils sont visibles a Saint-Pétersbourg et sur d’autres points très-éloignés encore du cercle polaire.
La climatologie russe pourrait donner lieu à des développements de toute espèce : en nous bornant à présenter aux lecteurs ces notions générales, nous invitons ceux d’entre eux qui voudraient approfondir la matière, à consulter les travaux spéciaux des Kupffer, des Yesselofski, des Erman et des llumboldt.
NATURE ET PRODUCTIONS DU SOL