‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 300 sur 359 · NATURE ET PRODUCTIONS DU SOL. — LES TROIS RÉGNES · texte numérisé non relu

NATURE ET PRODUCTIONS DU SOL. — LES TROIS RÉGNES

A première vue, on est frappé, en lisant les statistiques générales et les résumés géographiques, de la grande richesse, de l’extrême variété des productions du territoire russe. Rien ne semble lui manquer : aussi la nature pourvoitelle en effet avec une grande libéralité à tous les besoins réels de la vie. Nous l'avons dit déjà eu Russie on trouve réunies les productions de tous les climats, «le coton et la mousse d'Islande, les fruits du sud et le chamœmorus norvégien, le vin et l’eau qui coule des bouleaux; puis le renne et le chameau, l’ours blanc et le chacal; puis encore l’or, le platine, les pierres précieuses, et le fer, le cuivre, le succin.» Mais en répétant tout cela, il ne faut pas oublier de quel empire on parle; il faut tenir compte de cette circonstance qu’il s’agit de plus d’un septième des terres du globe, d’un espace qui s’étend sur 40 degrés de latitude, sur 173 degrés de longitude. Comment, dans un tel empire, ne trouverait-on pas un peu de tout? comment le catalogue de ses productions naturelles ne serait-il pas infiniment plus long que celui de la plupart des autres pays ? Au point de vue de la richesse nationale, où nous aurons à nous placer plus tard, la multiplicité de ces productions n’est pas ce qui importe le plus : on s’enquiert moins du nombre des numéros de ce catalogue que de l’importance de chacun considéré en lui-même; on veut savoir s’il s’agit de dons de la nature offerts avec abondance et régularité, ou de simples échantillons dispersés çà et là et auxquels il serait difficile d’assigner une valeur vénale. Ici, il est vrai, notre

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