‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 320 sur 359 · Voir p. 110, le telle et la note S · texte numérisé non relu

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même encore une partie de celui de Vologda, puis tout le centre de l’empire, tout le sous-bassin del’Oka, rien n’empêche plus l'économie rurale de multiplier les richesses. Les deux produits qui lui donnent son nom sont cultivés partout ; le froment même n’y manque pas , car il réussit jusqu’au 60e degré , mais il n’est pas au premier rang. La culture des arbres fruitiers en plein vent , notamment des pommiers et des cerisiers, n’est plus absolument impossible. Les forêts abondent encore, mais comme il y règne un immense gaspillage, selon le comte Caucrine lui-même, dans les attributions duquel entrait une haute surveillance à cet égard , elles s’éclaircissent le long des fleuves et disparaissent beaucoup plus vite qu’il n’est désirable. Au nord , les conifères jouent encore un grand rôle dans ces forêts , et le bouleau continue à régner; mais à mesure qu’on avance vers le suif* d’autres essences s’y joignent : au milieu des aunes et des trembles apparaît le chêne, qui jamais ne dépasse la ligne des Ouvalli vers le nord , et qu’on cherche même en vain dans toute la Sibérie jusqu’au lablonnoï Khrébeth ; puis l'orme , accompagné du tilleul. Ce dernier craint le froid moins que les autres*. L’élève des bestiaux forme partout une branche de l’agriculture; mais, comme cet art en général, elle appelle les perfectionnements.

5° Région du froment et des arbres fruitiers. — La région précédente est fertile; mais celle-ci, comprise entre le 51e et le 48® degré, c’est-à-dire, s’avançant jusqu a Iékatérinoslaf, est le vrai grenier d’abondance de la Russie, et pourrait le devenir pour tous par le commerce, d’après ce jugement de M. Blasius, que la contrée du terreau noir, et c’est lui qui domine ici, est «le pays d’agriculture le plus

1. Sur les arbres de la Sibérie, voir p. 162 et 168. Sur le chêne, eu ce qui concerne la même région , voir p. 307.

NATURE ET PRODUCTIONS DU SOL

fertile de l’Europe1.» Le comte Cancrinc est du môme avis. Par la surabondance de ses récoltes , dit-il , cette contrée n’assure pas seulement la subsistance de la résidence et des armées, elle fournit aussi au commerce extérieur, maritime, une quantité considérable d’articles d’exportation, parmi lesquels, toutefois, le lin ne ligure point. Dans la région du terreau noir, la terre produit des fruits sans qu’elle ait besoin d’engrais; nous en avons estimé la superficie à environ 330,000 kilom. carr. : elle embrasse les gouvernements de Volynie , Podolie , Kief, Tchernigof, Poltava , Kbarkof et Yoronège. La steppe commence dans ses parties les plus méridionales; mais nous pouvons encore faire abstraction ici de cet appendice si pauvre de produits végétaux et qu’il s’agit encore, tâche ardue, de conquérir à la culture.

Dans celte même région du terreau noir, le froment est cultivé en grande quantité et avec un succès positif; mais cette culture n’exclut pas celle de l’orge, du seigle et celle de l'avoine, aussi répandue déjà dans la région précédente. D’autres céréales, le millet et le blêsarrazin s’ajoutent à celleslà. Le chanvre trouve, plus que dans la région précédente, les conditions qu’il réclame. Le tabac couvre des espaces considérables. Aux pommiers et poiriers sauvages succèdent les arbres fruitiers cultivés en plein vent; les vergers donnent de notables produits. Dans les forêts, plus de conifères, le bouleau même disparaît; elles se composent de chênes, de frênes et d’autres arbres à feuillage. Les hêtres manquent encore et ne se rencontrent que sur la côte méridionale de la Crimée; mais les tilleuls, les merisiers, les cormiers, etc. se montrent partout.

0° Région du mais et de la vigne. — L’une et l’autre culture deviennent possibles; la dernière est même trèsfréquente , dans cette zone , où se continuent d’ailleurs celles

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