Asie centrale, t. III , p
3. Le rhododendron dauricum lienl aussi lieu de Ibé. Hitler, t. lit, p, 68.
NATURE ET PROrtPCTIONS DU SOL.
logne), 60 millions de tclietvertes, lesquels, le trhetverte compté pour un double hectolitre répondent à 120 millions d’hectolitres. Dans ce chiffre, le blé d’été est compris pour trois cinquièmes, le blé d’hiver pour deux cinquièmes. En général , la moisson donne 4 grains pour 1 *. En conséquence, la récolte serait de 480 millions d’hectolitres. En évaluant celle du royaume de Pologne à 18 millions d’hectolitres, et celle de la Finlande à 3 millions, on arrive à un total de plus de 500 millions d’hectolitres. M. de Tengoborski*, en s’appuyant sur les calculs de M. Protopopof, trouve également 250 millions de tclietvertes ; ou environ 500 millions d’hectolitres ; toutefois il a soin de noter que les renseignements statistiques officiels de cette nature restent toujours au-dessous île la réalité. En réduisant son évaluation au même nombre, M. le' baron de Reden* fait une observation analogue. M. de Kœppen* estime la consommation des grains en Russie (hommes et animaux domestiques) à 170 millions de tclietvertes (340 millions d’hectolitres), chiffre dans lequel sont compris 5 millions servant à la distillation de l’eau-de-vie, mais non pas la quantité absorbée par les semailles. Le total de la consommation serait ainsi
t. Plus exactement, il est, comme on l’a vu, de 2.0G8 litres.
2. Dans l'article lluttie de Y Encyclopédie des Gens du Monde, nous avons déjà dit A grains pour 1 : le comte Cancrine, quand nous lui avons donné lecture de celle esquisse, a corrigé 1, eu -l 1 G. Cependant, d’après de nouvelles données officielles, nous croyons devoir maintenir le chiffre 1 comme moyenne. En Livonie et en Kourlande, on a 5 et même 6 grains pour 1 , et dans la Russie méridionale une proportion encore plus avantageuse. Mais en revanche, dans beaucoup d'autres gouvernements, et dans un grand nombre d’années, la récolte ne donne que 3 grains pour 1 . La Sibérie se fait remarquer par une proportion très-favorable, parce que l’abondance des terres permet d’accorder aux champs un long repos.
4 Rueeland» Kraflclemenle , p. 93.
5. Veber den korubedarf RutsUmd*, 1842, in-4", extrait des Mémoires de l’Académie de Saint-Pétersbourg.
«le 430 millions d’hectolitres; l’exportation pendant la période décennale de 1844 à 1853, a été, selon M. de Tcngoborski 1 2 * * , de 57 millions de tchetvcrtes, ce qui n’ajouterait, par an, que 5,700,000 tchetvertes, ou 1 1,400,000 hectolitres. Fixons provisoirement (et en attendant que nous traitions cette matière à fond), le total de la récolte de grains de toute espèce à 500 millions d’hectolitres*, lesquels, au prix de lOfr. l’hectolitre5, représentent une valeur de 5 milliards de francs. C’est le seigle et l’avoine qui occupent la plus grande place dans cette production ; mais celle du froment est également très-considérable. Au moins vingt-cinq gouvernements ont habituellement un excédant de récolte sur les besoins de la consommation : ce sont notamment ceux de Kharkof, Kherson, Iékatérinoslaf, Kasan, Nijegorod, Penza, Tambof, Orel, Koursk, Poltava , Tchernigof, Kief, Kovno, le Pays desKosaks du Don, la Livonie, la Podolie, etc. En outre, 7 ou 8 gouvernements produisent dans la mesure de leur consommation; mais 15 ou 16 restent en deçà de cette mesure, et en tète de ceux-ci il faut placer les gouvernements de Saint- Pétersbourg et de Moscou , à cause de leur population, ceux d’Arkhangel et de Vulogda, à cause de leur température, celui de Novgorod, à raison de l’étendue de ses forêts, celui d’Astrakhan , où domine la steppe , etc.
La Russie produit encore une grande quantité de bois. Le sol forestier est dans la Russie d’Europe, selon M. Schubert, de 150 millions de déciatines; selon les données russes re-