‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 39 sur 359 · Asie centrale, t. Il, p. 271, et p · texte numérisé non relu

Asie centrale, t. Il, p. 271, et p

2. C'est aujourd'hui, le lecteur s'en souvient, l’Amou-Daria. Voir la table alphabétique.

OIAP1TRE II.

accroissement d’aridité , soit par des atterrissements , soit enfin par des soulèvements plutoniques »

Nous empruntons encore à M. de Ilumboldt les deux renseignements suivants.

«J’ai appris récemment que le lac Aral, abondant en phoques , offre aussi le phénomène de petites lies errantes ou mobiles au gré des vents. Des mottes de terre, couvertes de roseaux et quelquefois de l’arbrisseau sak-saoul , d’un bois très-cassant , sont arrachées au rivage oriental. »

Sur une carte de M. Levcbine , auteur de l’ouvrage Description des hordes et steppes de Kirghiz-Kaïssaks r «une île triangulaire, de dix lieues de long et de quatre à cinq lieues de large , est indiquée au milieu de l’Aral .... J’ai vainement cherché des renseignements sur cette île, Barsa- Kilmas. Un officier très-instruit (chargé d’un service sur les bords de la mer Caspienne) assure que l’Aral est dépourvu d’iles au centre, et que ce lac n’en présente que vers ses bords , surtout vers le delta de l’Amou-Deria » ’. Le silence de RL Boutakof sur des îles qui existeraient au centre du lac semble confirmer l’opinion énoncée.

Cette mer , où les vents soufflent presque constamment entre O.N.O. etE.N.E., est sujette à des tempêtes fréquentes

1. Ici M. de Humboldl cite une brochure du comte Caccrine, qui a été si longtemps ministre des finances de Russie, Einige s über das wettliche Miltel-Asien , se rapportant également à la baisse successive de l'Aral et an dessèchement du lit occidental de l'Oxus. Dans les par ties ultérieures de notre ouvrage, nous auious souvent à citer cet éminent financier, homme de science d'ailleurs, connu par plusieurs ouvrages remarquables. Il a bien voulu s’intéresser aux nôtres, et, pendant son séjour à Paris, après avoir quitté le service , il a daigné ouvrir avec nous quelques conférences scientifiques , où il nous était permis de le questionner et de lui soumettre tel ou tel fragment de travaux projetés. Nous lui avons dû des i enseignements précieux et des rectifications sur un très-grand nombre de points, dont il sera question dans la suite de cet ouvrage.

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