‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 42 sur 359 · Voir là-dessus Hasscl, Russie d'Asie, p · texte numérisé non relu

Voir là-dessus Hasscl, Russie d'Asie, p

•- 2. Voir baron Wrangel , 1 ’ogage , etc., t. II, p. 252. Voir, eu outre, sur la polynia ou région ouverte, Humboldt, Asie centrale, t. U! , p. 37.

3. Voir une traduction française de cet intéressant récit dans le Manuel général de l'inelruction primaire, 1854, n<“ 3 — 1), et surtout p. 87. — Sur les loruesce voir Wrangel , Voyage, etc. , t. Il , p. 246 — 255. Voir aussi Uéliafski , Poietdka k’ Leduvitumuu Mnriou (Voyage à la mer Glaciale), Moscou, 1833, in-8®.

télés chacun de treize chiens', pour aller à la recherche des « mines d’ivoire » de la Nouvelle-Sibérie *, s’exprime en ces termes: «C’était un singulier lieu. De toutes parts des montagnes de glace, peut-être aussi vieilles que le monde, élevaient jusqu’aux cieux leurs cimes menaçantes, semblables à d’immenses pains de sucre, appuyant sans doute leurs bases sur le sable de l’Océan. Là , l’imagination faisait prendre à la nature les formes les plus fantastiques : villes aux palais d’albâtre, colonnades en ruines, galeries interminables, cônes renversés, pyramides de toutes les hauteurs, lacs transparents et vallées profondes, venaient à chaque pas renouveler la magie du tableau , et , par une illusion d’optique spéciale au climat , l’horizon ne montrait que prairies verdoyantes et mers en mouvement. »

Le fond de l’Océan Glacial est doux et limoneux ; sa profondeur parait restreinte. Le baron de Wrangel , alors lieutenant de vaisseau, mais depuis amiral, qui l’a mesurée en un grand nombre de points, a rarement trouvé plus de 40 mètres. Quant à la présence du sel, l’œil en voit de fréquentes preuves, car après qu’une étendue g’est prise, il reste sur sa surface comme une couche d’un sel un peu amer , couche que l’on appelle rassol \ Toutefois, l’Océan Glacial est moins salé que la mer du Nord ; la marée y est aussi plus faible, et elle devient insensible à mesure qu’on s’approche davantage du pôle.

Il a déjà été fait mention de Novaïa-Zemlia, de la Nouvelle- Sibérie, et des autres îles qui occupent cette mer polaire.

Examinons-en maintenant les principales divisions, en

1. Sur 1rs chiens île Sibérie, voir Wrangel, I. I, p. 212: t. II, p. 2G2; Ennan , Reier um die Erde , section historique, t. Il, p. Al t et suiv. , avec une représentation de ces chiens.

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