‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 44 sur 359 · Voir plus bout, p · texte numérisé non relu

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2. Vuir lu carte 48 a de l' Allât de l’emfnre de Rutsie (1823). — La première carte, très-imparfaite encore, de la mer lllahcbe fut celle, dressée en 1808 , par le lieutenant-général Golénitrhef-Koutonsof ; mais après les voyages de l'amiral Lütlic cl ceux surtout qu'exécuta , par ordre du gouvernement , le capitaine-lieutenant Reiucckc, de 1827 ;) 1832, parut l’excellent Allât de la mer Manche, publié par le département hydrographique.

des phoques, des morses, et très-fréquemment des requins, cétacés qui donnent beaucoup de graisse huileuse.

La presqu'île de Kanine sépare de la mer Blanche la baie Tcheskaïa ( Tcheskaia Gouba )*, assez vaste et assez profonde; puis, en dépassant plus à l’est encore le cap formé par la chaîne du Timân * et les bouches de la Petchora , et en passant par le détroit de Vaïgatch , au sud de l’ile du même nom, par les Portes de Kara ( Karskié Varolà), au nord de cette île, on arrive dans le golfe dit mer de Kara, qui est au sud-est de la Nouvelle-Terre1 2 3 4, et dans lequel débouche le petit fleuve Kara , au moyen duquel la limite entre l’Europe et l’Asie est prolongée depuis la chaîne de l’Oural jusqu’à ces mers polaires.

On est alors en regard de la côte septentrionale du gouvernement sibérien de Tobolsk, qui étend ici, vers l’île Blanche (. Biéloî Ostrof), située au sud de la Nouvelle-Terre, la péninsule appelée quelquefois Mys Ialmai *, et dont la pointe orientale est 1 ’Olénii Nosx , ou cap du Cerf.

Cette vaste saillie est, du côté de l’est , détachée du continent par la profonde échancrure produite par la mer sous le nom A’Obskaïa Gouba, c’est-à-dire, baie de l’Ob ou Obi. Longue de 700 kilom., large moyenncmentde 1 10 à 120, cette

1. Gouba signifie proprement lèvre , espace entre les lèvres, espaee creux allongé.

2. Ce cap s’appelle sur la carte 48 h du grand Allas russe de 1823, Si-iatrâ Noss (cap Sacré), comme celui de la presqu’île de Kola, et comme celui en face de la Nouvelle-Sibérie. Sur la carte des pays polaires arctiques de II. Kieperl (1855) il est appelé cap Bourmine. Pour distinguer, nous appellerons cap Saint celui de la presqu'ile de Kola.

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