‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 45 sur 359 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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4. Nous trouvons ce no.n sur la carte de la Russie d’Asie de 1825, dressée par le Dépùl de la guerre. Mys ou myss signifie langue de terre ; nous n’avons pu trouver encore l'explication de l’autre mot. ilassel (Russie d'Asie, p. 522 ) dit que les Russes n'ont pas encore de nom pour cette presqu'ile , qui d'ailleurs est le plus triste des déserts.

LES EAUX DE LA RUSSIE

baie mérile d’être appelée un golfe. Elle n’est plus l'embouchure du fleuve , mais elle pénétre dans les terres jusqu’à cette embouchure , qui est un peu au nord du cercle polaire arctique , et au devant de laquelle sont quelques îles. Sur sa côte orientale, la baie de Tazonsk' , beaucoup plus étroite, s’en sépare pour pénétrer dans les terres de ce côté - là en formant un arc de cercle. Cette baie secondaire reçoit deux fleuves de second ou de troisième ordre, le Pour et le Taz. Le golfe principal ne reçoit de grand fleuve que l’Obi; mais, en outre, un nombre assez considérable de ruisseaux côtiers. Son entrée est flanquée de deux caps : du côté de l’ouest est le cap Olénii déjà nommé ; du côté de l’est, le cap, indiqué sur beaucoup de cartes et par beaucoup de géographes sous le nom de Sévcrovostotchnoï , c’està-dire, cap du Nord-Est. Pour nous, comme ce nom est réservé maintenant à un autre cap, plus oriental, dont il sera parlé tout à l’heure, nous désignerons provisoirement celui dont il s’agit dans ce moment sous le nom de cap Matiol , inscrit sur la carte du Dépôt de la guerre. C’est une pointe très-saillante, au sud-est de laquelle on entre aussitôt dans le golfe de Ghydansk’. Car toute celte côte du gouverne- 4

ment d’iéniceisk , qui succède au gouvernement de Tobolsk, est déchiquetée de manière à former, jusqu’à l’embouchure de la Piacida , des baies nombreuses , celle de Ghydansk d’abord , qui pénètre dans les terres en se rétrécissant et où se jette la Ghyda par plusieurs embouchures; puis celle de Varentsofsk , de forme arrondie et qui reçoit le petit fleuve de ce nom; puis encore celle d’iéniceisk, qu’on nomme

1. Ilassel (Russie d'Asie, p. 135), accumulant :) plaisir les syllabes et les consonnes , écrit à tort Tazorowskajara.

2. llnge'vitter, édit. , t. Il, p. 220, écrit é tort Tydausk, et réunit cette baie à celle d'Iéniccisk.

aussi, selon Ilassel', la baie des 70 îles, et à l’entrée tic laquelle est file de Kouskine; enfin, une baie qui n’a pas encore reçu de nom, mais que, de celui du fleuve qui s’y jette , on pourrait appeler baie de la Piacida *. De là au cap de Taïmour, la côte est moins échancrée. I.a baie d’Iéniceisk , qui n’a sur aucun point plus de 80 kilom. de largeur , et sur quelques points moins de 40 et môme de 15 , mais dont la longueur dépasse 330 kilom., n’est, à vrai dire , que le liman* de l'Iéniceï, grand fleuve qui arrive là du sud, et dont nous aurons à étudier plus loin le long cours. On a déjà vu le nombre des îles , ilôts ou écueils qui obstruent ce liman, couvert de glace jusqu’au mois de juin.

Entre la baie d’iéniceisk et celle de Khatangsk, que nous nous bornons pour le moment à mentionner , en étant encore séparé par une assez grande distance, la côte de Sibérie , occupée ici par des Samoièdes , forme une espèce de presqu’île s’étendant du 73e au 78e degré de lat. N. Cette vaste presqu’île se termine par deux langues de terres inégales, séparées enlre elles par le golfe dcTaïmour, dont celle du côté de l’ouest est la moins considérable ; celle du côté de l’est est à la fois plus massive et plus allongée; l’une et l’autre se terminent en pointe et forment un cap. Le premier de ces caps est le cap Taïmour ; le second , le cap du Nord-Est (Sévérovostotchnoï) , dont il a déjà été question.

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