‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 47 sur 359 · AT · texte numérisé non relu

AT

Digitizdd by

LES EAUX DE LA RUSSIE

de la presqu’île samoïède, dont nous avons parlé plus haut, à la haie de Khatangsk, ainsi nommée parce qu’elle reçoit la Khatanga; puis, à la double baie de l’Anabara , où se jette le fleuve sibérien de ce nom , plus connu que le précédent. La baie qui vient après pourrait être appelée baie d'Olâiek, car le fleuve de ce nom y aboutit; puis, viennent les îles de la Léna, formées, conjointement avec la mer, par le délia de ce grand fleuve , et qui sont fort nombreuses. Ilassel en nomme la plus grande Koulatskoï Ostrof '. Au sud-est des îles de la Léna , la baie Borkaïa est celle de la mer Sibérienne orientale qui s’avance le plus vers le sud. Jusqu’au cap Sviatoï ou Sacré*, en avant duquel sont les îles de la Nouvelle -Sibérie, la côte est enfoncée et très-échancrée. Ilassel nomme baie Maîgolatzkaîa celle à laquelle aboutit le delta insulaire de la Iana. Entre le cap Sacré et l’embouchure de l’Indighirka sont les baies d’Amoulakh et de Khromsk , toutes deux plus larges au fond et se terminant par une passe étroite*. La première est séparée de la mer par une langue de terre appelée Pointe Merkouchine; puis, à une grande distance des bouches de l’Indighirka , au sudest de l’île des Ours, vient la baie de Kolymsk ou de l’embouchure de la Kolyma , principal théâtre des travaux de l’amiral Wrangel, alors lieutenant de vaisseau. De là, à l est, la côte, montagneuse et élevée, présente le cap des Ours ( Medvèjskii Noss) , les rochers deBaranof, la grande île d’A'ioun avec le cap des Sables ( Peschtchnnoî) , et, derrière cette île, la Gouba Tchaounskaïa , ainsi nommée du fleuve Tchaoun , considérable quoique d’un cours peu long, à cause des montagnes voisines de la mer. Sur ce fleuve commence la grande presqu’île des Tchouktches , saillie no-

Page 1