‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 48 sur 359 · CHAPITRE II. — I.ES EAUX DE LA RUSSIE · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — I.ES EAUX DE LA RUSSIE

labié de l’Asie du côté de l’Amérique, et à laquelle M. Ch. Ritter * donne une superficie de 3000 milles carrés d’Allemagne, c’est-à-dire, de 105,000 kilom. carrés. A l’extrémité nord de la côte du golfe de Tchaoun est le cap Chélagskoï ou ErrL Plus loin , la côte reste toujours montagneuse , mais ne présente plus d’enfoncement important jusqu’à la baie de Koliutchine, où les montagnes disparaissent. Pénétrant très - avant dans les terres , en une largeur inégale , celte baie détache presque du continent la pointe orientale du pays des Tchouktches, qui se termine au détroit de Bering , où commence le Grand Océan.

Si , sans toucher à cet Océan , nous dépassons le détroit qui reste sur notre droite , nous nous trouvons en regard de la côte d’Amérique. Là , nous noterons encore le golfe Kotzebuc, assez profond , et au nord de ce golfe, les caps Golovine, Lisbourn et Ledianoï ou cap de Glace, voisins du théâtre de la gloire récente du capitaine Mac-Lure, successeur des Ross, des Parry et des John Franklin.

Nous avons ainsi achevé d’explorer , non sans longueur peut-être, quoique encore très - imparfaitement , tout l’ensemble des mers qui baignent l’empire Russe , ainsi que les côtes prolongées à l’infini dont ces mers sont bordées.

Maintenant c’est de l’intérieur des terres que nous avons à nous occuper.

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