‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 69 sur 359 · Quinze à vingt-deux kilomètres · texte numérisé non relu

Quinze à vingt-deux kilomètres

2. En ru<«e, temlianka. Voir Kohl, lleisen in Siid-Rue.rland , I. Ier, p. IA , au chapitre des steppes de la Nouvelle-Russie, qui , selon lui, ne commencent en plein qu’à partir de la ville d’Iélisavclgrad (gouvernement de Khcrson), un peu au sud du Dnièpr. Ce chapitre du touriste allemand e-t très-carieux. En parlant des hautes herbes , où sur des milliers de verstes un brin se presse contre l’autre (p. 21), il dit plaisamment qu’un veau qui commencerait à paitre an pied des Karpathes , arriverait à l’autre bout du pâturage, c'est-à-dire , à la grande muraille chinoise, roinmc bœuf, ayant atteint toute sa croissance. M. Kohl ajoute des choses fort intéressantes sur les animaux, de la steppe , sur les chasses qui s’y font , les caravanes qui les parcourent , etc. — Sur les step|>es de la Bessarabie et sur celles de la Crimée , voir t. Il , p. I et suiv. , 63 et suiv. ; sur les steppes de la Russie en général , p. 237 et suiv. — Voir aussi liommaire de llell, ouvrage déjà souvent cité, Paris, 1845, 3 vol. in-8”. avec allas; Tcngohorski, force» productives de la Rueeie , l I, p. 37 et suiv.; Ilaxlliausen , Eludée sur ta Russie, t. II, p. 261 et suiv.; Ch. Neumann, Die llellenen im Skijlhenlande , t I, p. 14-58. C'est l’avant-dernier auteur qu’il faut surtout consulter relativement à l'avenir des steppes. La place nous manque pour entrer dans ces détails économiques, qui, du reste, trouveront leur place dans une autre partie de cet ouvrage.

ASPECT GÉNÉRAL

qu’une chose, la description des beautés trompeuses et imaginaires du mirage; mais nous réparerons celte omission dans un autre chapitre de ce volume.

Au reste, la steppe n’est pas partout la même; elle se présente sous des formes différentes : steppes à herbage, steppes à pâtis, steppes à bruyères, enfin steppes sablonneuses et pierreuses. Les steppes proprement dites sont celles à herbage, et les steppes de la Petite-Russie, de la Nouvelle-Russie et de la Crimée ou steppes Pontiquès , en sont les types. Celles-ci sont assez fertiles, parsemées du gras terreau noir, en partie déjà livrées à la culture, très-susceptibles d’èlre fécondées de plus en plus, et très-différentes de ces steppes salines où le sable alterne avec un terrain argileux tout imprégné de sel , par conséquent stériles et peut-être condamnées à l’être éternellement. Cependant ces dernières elles-mêmes se parent de végétation : elles sont couvertes de plantes salines , grasses et toujours vertes. Les autres, quoique belles au printemps, comme on vient de le voir, et chargées d’herbes luxuriantes, ne tardent pas à leur ressembler; car déjà au mois de mai elles commencent à se dessécher, et, en été, la terre y est si complètement privée de verdure , qu’elles prennent l’aspect d’une mer de sable. Les pluies y sont extrêmement rares , probablement parce que les vents, n’v éprouvant aucun obstacle, y dispersent au loin les nuages pluvieux. On assure qu’il se passe quelquefois plus de vingt mois sans une seule pluie abondante.

Bien que ppu élevées au-dessus du niveau de la mer , dit le savant Huot', puisque leur hauteur moyenne varie de 30 à 50 mètres , les steppes sont exposées pendant l’hiver à des froids assez rigoureux , c’est-à-dire à 17 et à 22 degrés du thermomètre centigrade; mais généralement cette température ne dure que huit ou dix jours, surtout dans les régions voisines

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