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ASPECT GÉNÉRAL
ferme un grand nombre de lacs salins. Astrakhan en est entouré de toutes parts. C’est elle qui présente surtout , comme on l’a vu plus haut, l’aspect d’une mer desséchée1. Elle occupe une place dans l’histoire comme principale route pendant la migration des peuples*. On la divise en steppe d’Astrakhan au sud-ouest du Volga, et en steppe ouralienne au delà du fleuve. On peut la diviser aussi en steppe des Kirghises, steppe des Kalmuks , steppe Koumane et du Kouban.
Nous allons d’abord donner une idée de la steppe d’Astrakhan , en suivant un voyageur cité par Pallas 3, le long du cours de la Sarpa, affluent de droite du Volga et qui se réunit à ce fleuve non loin de la colonie des frères Moraves de Sarepta. Arrivé aux Chirokiyé Kopani (Larges Fossés), à quelque distance de Bourgoustou, Pallas dit : uLa steppe* n’avait présenté jusqu’ici qu’un pays aride où l’on ne voyait aucune plante , et quoique l’on fût déjà passé la mi-avril , l’on n’avait des herbages que dans les vallons baignés par des sources , au lieu que dans les contrées méridionales tout était dans la plus belle verdure. Notre jeune observateur trouva sur les angles sableux qui forment les limites du haut pays, l’iris nain et à feuilles de chiendent ( iris nana cl yraminifolia) et le giroflier des montagnes ( cheiranthus montanus) en fleurs. Il vil dans les places où le terrain est un peu noir , la julienne ( hesperis tristis) à lige hérissée de poils, divisée en branches et étendue; l’astragale pois-chiche et à crochet ( as tragalus ciccr et hamosus) et l’onosme (onosma eehinoides) avec des feuilles velues en forme de lance et des fruits érigés.