‹ L'empire des Tsars au point actuel de la science J. H. Schnitzler Le territoire, tableau naturelChapitre 97 sur 359 · Ane mirait, 1. 1, p. 44G · texte numérisé non relu

Ane mirait, 1. 1, p. 44G

i. Vers le noid, au delà de Yerkhotourié, et non loin du Kontchakofskoï-Kamen.

5. On peut consulter, outre la carte île Pallas déjà citée, celle d'Erdrnann ,

pl. 5; celle de M. F.rman, n“ 2 du t. Il de son Itinéraire ; celle, de VAtie centrale, et la carte plus détaillée de l'Oural dressée par M. Berghaus , un des plus excellents géographes de l'Allemagne, pour le Voyage de MM. de llumboldt, Ehrenberg et Rose. • •

6. £d. Leunhard, p. 129. Sur l'aspect de la partie du nord, voir p. 402. Sur la division en deux parties , voir aussi Ennan, t. I, p. 234, note. — A la page 360, Murchison ajoute le • moyen Oural • à ses deux autres divisions.

la direction du sud et du sud-ouest. Des contrées riantes, riches en eaux et habitées par les paisibles Baschkirs, forment pour le voyageur un contraste agréable avec les solitudes sombres et peu rassurantes de l’Oural septentrional. L’Oural méridional se distingue en outre de celuici par cette circonstance , que ses points les plus élevés se montrent à l’ouest du partage des eaux, tandis que, dans l’autre, ils sont à l’est de cette ligne.»

Cependant M. Muller divise la chaîne en trois parties , l’Oural méridional , le moyen et le septentrional ; et nous ferons de celte division la base de la description plus détaillée à laquelle nous allons nous livrer, sans toutefois nous étendre outre mesure sur un si riche sujet.

L 'Oural méridional , enclavé dans le gouvernement d’Orenbourg , commence entre le haut Ilek , alïluent du fleuve Oural au sud, et ce fleuve même ; il s’étend au nordouest jusqu’aux sources de l’Oufa , qui , près de la ville du môme nom , se jette dans la Biélaïa , alïluent de la Kama ; et au nord-est , jusque vers les sources de l’Icet , alïluent du Tobol , qui coule plus à l’est. La limite est entre Zlatooust et Kyschtim : c’est encore la môme que celle entre le gouvernement d’Orenbourg au sud et celui de Perm au nord. Miask, avec la montagne dite Ouralskaïa Sopka (Volcan ouralien), haut d’environ 820 mètres, et tout couvert de débris de rochers, n’en est pas éloigné *.

Selon la description de.M. Müller*, la chaîne s’élèverait sur le fleuve Oural à l’endroit où , au lieu de s’avancer au sud dans la steppe des Kirghises, il tourne brusquement à l’ouest; elle s’élèverait, disons-nous, d’une manière fort abrupte, et qui présenterait d’autant plus l’aspect de hautes montagnes,

t. Voir dans le Voyage de M. Rose une carte géognostique du district métallurgique de Miask et de Zlatoousl.

ASPECT GÉNÉRAL ; OROGRAPHIE

que le pays environnant est bas et plat; car les émissaires septentrionaux de ce qu’on appelle monts Ourkatch, à l’ouest, et monts Mougod-iars , à l’est, n’ont guère de hauteur. Cependant les détails que nous trouvons dans l’ouvrage de sir R. Murcliison ne nous permettent pas de prendre cette assertion à la lettre. Près d’Orsk, sur la rive droite de l’Or et à son confluent avec l’Oural, s’élève d’abord la Préobrajenskaia Gora (Montagne de Préobrajensk) , où déjà le schiste, devenu jaspe, est partout percé par le diorite - porphyre. De là, quelques collines mènent aux éminences de Gouberlinsk, élevées d’environ 300 mètres au-dessus d’Orenbourg, formées de diorite , de serpentine et d’autres roches plutoniques , et qu’on qualifie le plus souvent de plateau. Un peu plus au nord se montre une triple rangée de montagnes, dont les [dus élevées sont à l’ouest. Voici quelles sont les branches de cette trifurcation. A l’est, c’est l’Ilmen', chaînon granitique, dont les pieds sont baignés par le fleuve Oural , qui le rompt pour se frayer une roule vers l’occident, en évitant la steppe des Kirghises, où s’avance la partie de ce rameau appelée Kitchik Karatcha. Au centre , ce sont l’Irendik et les monts Kirkty ou Kurklu , qui prennent aussi le nom d’Oural -taon et forment la crête; du côté de l’ouest, c’est la ligne de faites, composée, du sud au nord, de l’Ilmenrak, de l’Iaman-laou, de l’iremel-laou, du Iourma-taou, et qu’on appelle dans son ensemble Oural baschkirien. L’Ircmel s’élève, dit-on, jusqu’à la hauteur de près de 1,600 mètres*. Ces chaînons sont séparés entre eux par des pâturages, des bois et des marécages.

1. Dae Umengebirge dp Miiller, l. I, p. 23. Comme Muller, M. de Humboldt nomme ainsi, p. 433, le chainon oriental; mais p. 439, il nomme l'IJmen, sans doute par suite d'une faute d’impression , « la chaîne occidentale ». Voir encore sur l'Ilincu, G. Rose, lleite , etc., t. Il, p. 44-96.

2. Voir Humboldt, Asie centrale, t. i, p. 436; Miiller, 1. 1, p. 29.

Les forêts couvrent les hauteurs : le chêne y est rare et le bois en général de qualité inférieure, à cause de l’humidité ; les essences ordinaires sont le pin commun , le bouleau , le tremble, le mélèze; Forme et le tilleul se trouvent moins fréquemment. Des rivières sortent de tous côtés, pour aller grossir, à l’ouest et au sud, la Kama et le Volga, par la Biélaïa; à l’est, le Tobol, l’irlysch et l’Obi. L’Oufa, affluent de la Biélaïa, forme avec elle, pour ainsi dire, l’extrême limite de la région de l'Oural baschkiricn.

Les trois chaînons aboutissent à deux vallées longitudinales, célèbres par leurs richesses métallurgiques : celle de Zlatooust, à l’ouest, d’où s’échappe l’Aï, allluentde l’Oufa, et qu’on peut appeler le Birmingham ou le Shefiield de l’Oural, et celle de Miask, à l’est, dans le voisinage de beaucoup de petits lacs, de l’un desquels sort le Mias. Au-dessus s’élève leTaganaï, dont le principal sommet dépasse, comme on l’a vu, la hauteur de 1,000 mètres.

De là, c’est -à - dire du 55e degré de latitude, Y Oural moyen s’étend vers le nord jusqu’au 01e, où se trouvent, du côté de l’Europe , les sources de la Pctchora , du côté de l’Asie, celles de la Sosva , qui, confondue bientôt avec la Tavda', va rejoindre l’Obi à Bérésof, et où il se termine par l’Oural verkhotourien proprement dit. Sa longueur est de 060 kilomètres. 11 est tout entier dans le gouvernement de Perm, qui, comme on sait, enjambe sur l’Asie, de telle sorte que, sur sa superficie totale de plus de 290,000 verstes carrées, environ 137,000 appartiennent à cette dernière partie du monde. Dans celte portion de la chaîne, la trifurcation n’est plus sensible; entre Kischtym et Calherinebourg, il n’en reste plus même aucune apparence, et le lecteur sait déjà que la chaîne en général s’abaisse. En revanche, on ren-

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