‹ L'empire du Milieu, description géographique [&c.]Chapitre 13 sur 93 · CHAM-TOUNG · texte numérisé non relu

CHAM-TOUNG

Gonflgaration

et

limites.

4S • I/ExMPIRE DU MILIEC

flancs sont couverts de temples et de bonzeries, et qui est un lieu de pèlerinage célèbre dans tout l'empire. La partie occidentale de la province que traverse le grand canal, du sud-est au nord-ouest, est plate, basse et insa- Rivières. lubre, principalement vers le nord. Le Chan-toung est arrosé par plusieurs affluents du grand canal, par un graiid nombre de petites rivières qui coulent du nord au sud dans le fleuve Jaune et la mer Jaune, ou du sud au nord dans le golfe de Pé-tchi-li. La plus importante, le Ta-tsing-ho^ prend sa source à l'ouest de Tsi-nan^fou et se décharge dans le golfe de Pé-tchi-li. îsprincipnus. Tsi-nan-fou^ capitale de la province, près du Tatsing-ho, peu connue des étrangers; grossières étoffes de soie, verreries imitant la serpentine, le jade et autres pierres précieuses.

Tsi-ning-tchao^ vingt-cinq lieues sud de Tsi-nan, sur le grand canal, ville commerçante et riche.

Lin-tsing-tchao, dix-huit lieues ouest de Tsi-nan à la jonction du Youn-ho et du grand canal. Entrepôt important, aspect riche et fertile du pays. Belle pagode de cent cinquante pieds de haut, bâtie sur une base de granit et recouverte de briques vernissées.

Tang-tchaO'fou, soixante lieues est de Tsi-nan, port ' de mer sur le golfe de Pé-tchi-li ; commerce de quelque importance avec la Corée et le Lcaolong *. Enceinte trop grande pour la population. L'entrée du port est fermée par une barre qui ne peut être franchie qu'à marée haute. La partie de la côte qui s'étend vers l'est, de Tang-tchao à Ouei-hai, a été décrite par MM. Medhurst et Stevens, qui l'ont visitée en 1833, comme renfermant des sites d'un aspect charmant et d'une fraîcheur délicieuse. On remarque sur les nmntagnes un grand nombre de forteresses tombant en ruines; sans doute

i. Le port de Tang-tchao porte lo nom do Tihé-fou. Il a été ouvert par les traitds de i8?J8.

GÉOGHAFHIK

parce que la situation paisible du pays n'exige plus leur entretien. Les populations, uniquement adonnées à ragriculture, sont très-denses, mais paraissent bornées et misérables. Elles sont chétives, logées, nourries et vêtues pauvrement.

En général, le sol du Chan-toung n'est pas riche, et répond assez mal au patient labeur du paysan. On y cultive le riz, le froment, le maïs, principalement le millet, plusieurs espèces de fruits, et, entre autres, des poires d'une grosseur extraordinaire. La houille et le fer y sont abondants. Les rivières renferment beaucoup de poissons et toute sorte de gibier d'eau. Le jambon de chien est un des produits du pays.

Le Chan-toung, dont la superficie mesure environ 100,000 kilomètres carrés, contient 28,958,000 habitants d'après le recensement de 1812. Il comprend 19 déparlements et 107 arrondissements, et est administré par un gouverneur résidant à Tsinan-fou, dont les pouvoirs relèvent directement de l'autorité impériale.

ProdaeUoBS

et

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Population

et

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CBAN-8L

ConflgnratioB

et

limites.

La province appelée Chan-si (pays à l'ouest des collines) passe pour avoir été le berceau de la race chinoise, et elle joue naturellement un grand rôle dans les antiques légendes qui en racontent les origines. Elle est bornée, au nord, par la grande muraille, à l'ouest et en partie au sud, par le fleuve Jaune, au sud-est par le Honan, à l'est par le Tchi-li. Rude et accidenté, le sol du Chan-si, qui occupe les confins occidentaux de la plaine, diffère essentiellement de celui des deux provinces que nous venons de décrire, et ses habitants sont moins civilisés que leurs voisins. Le Chan-si est arrosé par de nombreuses rivières qui sont presque toutes des affluents du Heuve Jaune, et dont la principale, le Feunho^ coule du nord au sud à travers toute la province, yiiie principale, sur une longueur de près de 100 lieues.

Rivières.

Proâttctions

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Population

et ouvernemeut.

KO L'EMPIRE pu MILIEU

Les missionnaires catholiques sont les seuls Européens qui aient visité tes villes du Ghan-si, et les descriptions qu'ils en ont données sont en général fort incomplètes. La principale est Taï-youen-fou^ capitale de la province, dont elle occupe à peu près le centre , §ur le Feun-ho, cité malpropre et populeuse, possédant plusieurs manufactures de tapis de feutre. On y voit Ie3 curieuses ruines des palais où résidaient^ il y a bien ie^ siècles, les anciens souverains du pays.

Le sol est cultivé avec soin, principalement dans le$ vallées, et Ton observe de très-notables différences, dues sans doute à la diversité des sites ou des climats^ entre les produits du sud et ceux du nord de la pro* vince. Froment, millet, légumes et fruits en abondance, raisins. Les minéraux, dont le Chan-si possède unf grande variété, sont la principale richesse du pays. On y trouve de la houille, du fer, du cuivre, du cinabre, du marbre, du jaspe, de la lazulite, du sel.

La province renferme 14,000,000 d'habitants, i9 départements et 94 arrondissements. Elle est administrée par un gouverneur résidant à Ta-youen et qui relève directement de Tempereur.

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