‹ L'empire du Milieu, description géographique [&c.]Chapitre 14 sur 93 · HO-NAN · texte numérisé non relu

HO-NAN

CoBflgaration

et

limites.

BlTlères,

Le Ho-nan (pays au sud de la rivière), nommé aussi Tchoung'houa{ûeur dnmilieu) à cause de son abondante fertilité et de sa position centrale, est compris entre le Chan-toung, le Tchi-li et le Ghan-si, au nord; le Ghensi, à Touest; le Hou-pé, au sud ; le Ngan-hoeï, à l'est. Un prolongement de la chaîne des Péling (les monts Maling et Tansia) borde cette province au sud et la coupe ensuite dans la direction du sud-ouest, mais tout le reste de son territoire, qui forme une partie de la Plaine, n'est pas accidenté. Le Hoang-ho traverse la partie septentrionale du Ho-nan ; un grand nombre de rivières, .dont quelques-unes sont tributaires de ce

fleuve, et qui prennent naissance, pour la plupart, dans les Tan-sia, Tarrosent et la fertilisent. La prin"cipale^ le Jou-ho^ coule vers le sud-ouest et se jette dans leHouai qui, comme nous Tavons vu, alimente le lac Hong-tsi^ situé dans le Kiang-sou, -* Le Honan ne renferme aucun lac.

La ville principale est Kaï-foung-fou, Tune des plus Viii« priwipjj^ illustres cités de la Chine. Ancienne capitale des États du prince Fou-hi, qui vivait, il y a quarante-sept siècles, et qui passe pour le fondateur de la monarchie chinoise, Ka!-foung a été inondée quinze fois, et a soutenu onze sièges. Cette ville fameuse, aujourd'hui bien déchue de son antique splendeur, est située un peu au sud du fleuve Jaune, dont le niveau surpasse celui de la plaine Quelle est bâtie. Une digue fort épaisse, souvent ren* versée, h protège assez mal contre les fureurs du Hoang-ho. On dit qu'à l'époque de l'invasion mand^ choue, le général qui défendait Kaï-foung, la fit rompre pour ne point livrer une si riche proie aux barbares, et que les eaux du fleuve engloutirent 300,000 personnes. Kaï-foung est la capitale de la province.

Fertile et bien cultivé, le sol du Ho-nan produit en abondance la soie, le coton, le lin, le chanvre, toutes sortes de grains et de légumes dont on exporte la plus grande partie pour les autres provinces de l'empire. On y trouve des micas, du cinabre, et on y fabrique beaucoup de tolitenaguû. Les montagnes de l'ouest ren-^ ferment de belles forêts riches en bois de construction.

13 départements et 103 arrondissements; 23,000,000 d'habitants, administrés par un gouverneur qui relève immédiatement de l'autorité impériale. Kaï-foung est sa résidence officielle.

Productions

et

culture.

Population

et

gouvernement.

La province que bordent, au nord le Chan-tovmg, à kianq-sou.

tS2

Limites

et ifigaration.

ères et lacs.

principales»

[an-kiog.

Touest le Ho-nan et le Ngan-hoeï, au sud le tchë* kiang, à l'est la mer Jaune, est désignée par deux syllabes (kiang et 50m), empruntées aux noms de ses deux plus grandes villes : Kiang -ning-f ou et Sou^tchéou-fou. Le Kiang-soii renferme de vastes plaines, sillonnées de loin en loin par de petites collines, traversées, dans toute leur largeur, de l'ouest à l'est, par le Hoang-ho et le Yang-tsé'kiang^ qui se jettent tous deux dans la mer Jaune, et dans toute leur longueur, du sud au nord, par le grand canal, coupées en tous sens par de petites ri* vières, des lacs, d'innombrables canaux, basses et marécageuses aux environs de la mer, et principalement entre les embouchures des deux grands fleuves, quelquefois inondées, extrêmement riches, fertiles et populeuses. Ses plus grands lacs sont, au nord du Yang-tzekiangj le Hong-tsi, qui reçoit la rivière Houaï^ et communique avec le fleuve Jaune ; le Kao-you et le Pao-ying^ au sud du précédent, situés sur la même latitude, Tun à l'ouest, l'autre à Test du canal Impérial, — et au sud du Yang-tze-kiang, le Ta-hoii (grand lac), dont les rives sont renommées pour leurs beautés pittoresques.

Kiang-ning-foUy sur le Yangtzekiang, à 60 lieues environ de la mer. Elle portait à l'époque où le chef de la dynastie Ming, Hong-vou, la fonda et en fit sa capitale, le nom de Nan-king (capitale du midi), sous lequel les Européens la désignent encore aujourd'hui. Kiang-ning est, après Péking, la ville la plus célèbre de l'empire. Ses hautes murailles crénelées qui ont 7 lieues de tour, ses triples portes voûtées, bâties comme des forteresses ; sa vaste enceinte qui renferme, comme celle de Rome, des jardins et des collines, et qui est aujourd'hui trois fois trop grande pour ses habitants ; les fossés profonds qui la protègent; les quatre rues principales qui la divisent, voies immenses, parallèles, toutes droites, aussi larges et mieux entretenues que celles de

GÉOGHAPHIE »3

Péking; le curieux cimetière connu sous le nom de f Tombeaux des Rois, » que Ton voit un peu à Test de la ville et qui renferme des statues en pierre de taille colossales, représentant des guerriers revêtus de leur armure, des chevaux, des éléphants, sont d'imposants vestiges de son antique splendeur. On croit qu'avant de tomber entre les mains des rebelles qui l'emportèrent d'assaut le 19 mars 1853, et en firent le siège de leur empire, elle pouvait avoir 300,000 habitants. A cette époque, elle était la résidence du fonctionnaire qui porte le nom de gouverneur général du Liang-kiang (Liang-kiangitsong-tou) et qui concentre dans ses mains l'administration de trois des plus florissantes provinces de l'empire: le Kiangsou, le Ngan-hoeï et le Kiang-sif r^nant ainsi, au nom de l'empereur, sur plus de 80,000,000 d'hommes. Elle possédait d'importantes manufactures de coton, de satin et de crêpe, des fa* briques d'encre et de papier renommées dans toute la Chine, de nombreux magasins de libraires, toute une armée de fonctionnaires, d'étudiants et de lettrés. Ses habitants, aussi bien que ceux du reste de la province, passaient pour les plus intelligents et les plus studieux, ses artisans, pour les plus habiles et les plus fins de l'empire. C'était une ville de lettres et d'industrie. Le chef de l'insurrection en a fait, pendant son règne de douze années, un camp et une ruine*. Cette grande cité s'élève sur la rive orientale du Yang-tze-kiang. Ses hautes murailles viennent tomber en pointe sur le grand fleuve. Un canal profond, qui communique avec le Yang-tze, court parallèlement à son enceinte du côté du sud-ouest, et double ainsi son large fossé sur une longueur de 2 lieues. On trouve encore les fondations

1. Nous avons eu l'occasion de visiter Nanking en 1834, à la suite du ministre de France, M. de Bourboulon , lorsque cette ville était occupée par les rebelles.

d'un mur extérieur qui probablement n'a jamais été achevé et qui n'aurait pas mesuré moins de SO kilomètres.

Un peu au-dessus de Nanking se trouvait un monument que les rebelles ont détruit, et qui passait pour un des plus curieux du monde. C'était le temple delà • Faveur Bémunératrice, » la fameuse tour de Porcelaine, fondée, 372 ans après Jésus- Christ, par Tempereur Kien-ouan^ brûlée par les Mongols, rebâtie par Yong-loh en 1411 lorsqu'il transporta sa cour à Péking, achevée par son flli, et dont l'entière construction ne coûta pas, dit-oh, moins de 17 millions de francs. Elle s^élevait à une hauteur de 261 pieds, au milieu d'un vaste monastère dont l'enceinte a une lieue de tour. On y montait pat cent quatre-vingt-dix marches. Elle se composait d'une large base en briques de dix pieds de haut et de neuf étages d'égale hauteur, dont le diamètre se rétrécissait successivement en forme de pyramide. Un mât, haut de quinze pieds et surmonté d'une grosse boule de cuivre, la terminait. Elle était de forme octogonale et revêtue de briques vernissées rouges, vertes, jaunes et blanches. Des tuiles vertes recouvraient les toits de ses neuf étages auxquels étaient suspendues de petites clochettes que faisait tinter la moindre brise. Vue de loin, au milieu des arbres du monastère et des riantes campagnes qui environnent Nanking, la tour de Porcelaine charmait le regard par sa grâce et son élégance.

Sou ' tchéou - fou , capitale de la province, à 30 lieues sud-est de Nan-king, sur le grand canal et près des rives' orientales du Ta-hou^ la ville la plus riche, la plus industrielle, la plus peuplée et la plus rafïîné^ de l'empire. On lui donne 2,000,000 d'habitants. La cité proprement dite n'a que 4 lieues de tour, mais ses faubourgs et sa population flottante sont immenses. Traversée en tous sens par des canaux, Sou-tchéou est

la Venise de la Chine. Elle possède de nombreuses manufactures de toiles de coton et de lin, de papier, de soieries très- renommées et très-belles ; des fabriques de curiosité et d'objets d'art en fer, en ivoire, en bois, en corne sculptée, en verre ciselé et en laque. Plusieurs canaux la font communiquer avec le Yang-tze-kiangi mais ils sont peu profonds et les bâtiments de fort tonnage, dont les cargaisons sont destinées à la capitale du Sliang-sou, s'arrêtent à Shang-haï d'où elles remontent par bateaux plats jusqu'à Sou-tchéou. a Pour être heureux, dit un proverbe chinois, il faut naître à Sou-tchéou, vivre à Canton et mourir à Liao-tchéou. » C'est qu'en effet Sou-tchéou est célèbre dans tout Tempire pour la beauté classique de sa race, Canton pour l'élégante facilité de ses plaisirs, Liao-tchéou pour la forme correcte et gracieuse de ses cercueils. Occupée par les rebelles en 1860, Sou- Ichéouaétérepriseparlesimpériaux le 5 décembre 1863. Tchin-kiang-fou^ cité populeuse et florissante, située à l'embranchement du grand canal et du Yangtze-kiang, sur la rive méridionale de ce fleuve ; position pittoresque, port très-fréquenté ; campagnes environnantes riches et fertiles; célèbre par la bataille qu'y livrèrent les Anglais en 1843 et par la vaillante résistance de sa garnison mandchoue; assiégéb et prise, en lâS3, par les rebelles qui l'ont ravagée et détruite en partie^. Non loin de Tchin-kiang-fou, le cours du grand âeuve embrasse deux Ilots de forme conique, tout couverts de pagodes aux toits vernissés, aux gracieuses sculptures, de jolis jardins et de maisons d'été, .de petits temples ombragés par de beaux arbres et soutenus sur des terrasses de granit où veillent les statues de pierre d'animaux fantastiques. Ce sont l'île d'Or et l'île d Argent ( Kin-chan et Sioung-chan ) qui étaient,

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se L'EMPIRE DU MILIEU

avant l'insurrection, la résidence de moines boudhistes. Rien ne paraissait plus riant que celte confusion bizarre lorsqu'on la contemplait, à quelque distance, en naviguant sur les eaux du fleuve; la rage iconoclaste des rebelles a fait de ces îles charmantes un monceau deruines. Shang-haï-hien, 55 lieues sud-est de Nan-king, à la jonction du Vou-song et du Hoiiaiig-pou et à 22 kilomètres de rembouchure du Vou-song qui se jette dans le Yang-tze-kiang; relié par des rivières ou des canaux avec les villes les plus importantes du Kiang-sou et du Tché-kiang; devenue depuis 1844, en raison de sa position centrale, du voisinage de Sou-tchéou ainsi que des districts qui produisent principalement la soie et le thé, le grand entrepôt du commerce étranger avec la Chine. Port profond,' très-fréquenté par les navires européens et les jonques chinoises, mais d'un accès dangereux à cause des bancs de sable qui encombrent rembouchure du Yang-tze et de l'extrême platitude de ses rives qui n'offrent aucun point de repère au navigateur. Shang-haï est entouré de campagnes très-fertiles, mais basses, humides et malsaines. Elle se compose actuellement de deux villes : la ville chinoise renfermant, avec ses faubourgs, 200,000 habitants, ayant une enceinte murée de cinq kilomètres, des rues étroites, malpropres, tortueuses, ne possédant d^ ailleurs aucun monument remarquable, et la ville européenne occupée , en partie , par des résidents étrangers, avec un beau quai, des rues larges, droites, bien plantées , tirées au cordeau, de jolies maisons accompagnées de jardins, un champ de course, des promenades publiques. Cette dernière forme trois quartiers, construits sur les terrains auxquels on a donné le nom de concessions françaises, anglaises et américaines * et

1. On appelle ainsi trois terrains conligus dont la délimitation a e'téfaite oflRciellement «n vertu des traités de 1844, et dont les différentes

que protègent les pavillons nationaux des trois pays. Chacun d'eux possède une maison consulaire et constitue une commune arlminislrée par un conseil municipal que préside un maire électif. La fail)lesse et l'indolence des fonctionnaires chinois, le hesoin de se protéger contre les attaques toujours imminentes de Tinsurrection, avant tout, sans doute, le désir de fonder un établissement solide et durable dans ce lieu si admirablement propice au commerce, ont conduit successivement les résidents étrangers à en revendiquer Tunique jouissance, à le neutraliser en face des insurgés et des impériaux belhgérants, à s'y administrer eux-mêmes, à fonder en un mot, sous le$ murs mêmes de la ville chinoise qui confine à la concession française, une sorte de colonie indépendante. En face de l'embouchure du Vou-song et au milieu de Yang-tze-kiang dont elle divise en deux bras les eaux puissantes, est située l'île basse de Isoung-ming^ grand delta fangeux de 1,400 kilomèftres carrés, qui s'accroît chaque année des alluvions que lui apporte le fleuve. Tsoung-ming forme un arrondissement très-populeux et très-bien cultivé, mais ne possède aucune rade assez profonde pour qu'un navire y puisse aborder.

Hoai-ngan-foit, dans l'angle sud-ouest formé par le grand canal et le Hoang ho, à 35 lieues nord-est de Nan-king, populeuse et commerçante. Le cours du grand canal domine les plaines basses où elle est construite, en sorte qu'elle se trouve en danger perpétuel de submersion.

Voii-song, petit port à li lieues nord de Shang-haï, près de l'embouchure de la rivière à laquelle il donne son nom.

parcelles sont susceptibles de devenir successivement (par la voie légale de .l'expropriation) les propriétés des trois gouvernements de France, d'Angleterre, d'Amérique ou de leurs sujets.

Prodaciions

et

cultures.

Population

et

gouvernement.

S8 L'ËMPIRfi DU MILIEU

Abondamment irrigua par les fleuves^ les rivières, les canaux qui le baignent dans tous les sens, le sol du Kiang-sou est, en général, d^une grande fertilité. Il produit le thé, le coton, le mûrier ^ le riz et toutes sortes de céréales. L'industrie y est riche, variée, et les objets qu'elle fabrique sont renommés^ dans toutes les autres provinces, pour leur finesse et leur perfection.

Le Kiang-sou renferme 38,000,000 d'habitants» 12 départements et 65 arrondissements. Elle est administrée par un gouverneur qui relève du vice-roi résidant à Nan-king.

NCilN-BOEI.

Configuration

et

limites.

Cette province, ainsi appelée des noms de ses deux villes principales Ngan-king-fou et Hoeîtchéou dont on a réuni les deux premières syllabes pour former le sien, est un peu plus étendue que la précédente dont elle se rapproche beaucoup par sa configuration, la nature de son sol et de son industrie. Une chaîne des Ma-ling qui la traverse dans la direction du nord-ouest et qui ne renferme que des collines peu élevées, la divise en deux parties. Au nord de cette chaîne coule la rivière Hoai qui prend sa source dans le Ho-nan, reçoit de nombreux tributaires presque tous navigables, baigne la partie septentrionale du Ngan-hoeï, pénètre dans le Kiang-sou et se déverse dans le lac Hong-tsi. Au sud se trouve le bassin du Yang-tze-kiang, contrée basse et marécageuse, arrosée par de petites rivières, renfermant beaucoup de lacs et d'étangs qui communiquent en général avec le grand fleuve. Le plus considérable de ces lacs est le Tchao-hou, situé dans le district de Lou-tchéou^ vers le centre de la province. Les limites du Ngan-hoeï sont comprises entre le Kiang-sou à Test et au nord-est, leHo^nan et le Hou-pé à Touest, le Kiang-si et le Tché«> kiang au sud.

GÉOGRAPHIE 5d

Ngan-king-fou^ capitale de la province, sur^ le Yang- vnies principal tze-kiang, à 60 lieues ouest de Nan-king. Sir John Ùavis en fait une description peu séduisante. Ses rues sont étroites, tortueuses, malpropres. Elle ne possède aucun édifice remarquable. Ses magasins ont une misérable apparence ; les plus beaux ne renferment que des porcelaines assez médiocres et des lanternes faites en corne. Ngan-king a été occupé par les rebelles en 4853. Le pays que traverse le grand fleuve, entre cette ville et Nan-king, est pittoresque, fertile et parait trèspeuplé.

Hoei'tchéùu-fou^ quarante lieues sud-ouest de Nganking, grande ville renommée pour ses manufactures de laque. L'encre de Chine qu'on y fabrique passe pour la . meilleure de l'empire.

Pong-yang-fou, soixajite-cînq lieues nord de Nganking. Le fondateur de la dynastie Ming, le célèbre Hongvou, Savait choisie, au début de son entreprise, pour devenir la capitale de son naissant empire. Pour indiquer le rôle glorieux qu'il lui destinait et qui devait échoir à Nan-king, il lui donna le nom de Fong-yang (le Phénix naissant) qu'elle a conservé jusqu'à nos jours.

. Vourhou^ chef-lieu d*arrondissement, sur le Yangtze-kiang, 30 lieues est de Ngan-king; rues larges, beaux magasins ; cité commerçante, peuplée de 500,000 habitants et considérée comme la sous-préfecture la plus importante qu'il y ait en Chine. Les rebelles Tout prise en 1853 et occupée pendant plusieurs années.

Toutes sortes de céréales, de fruits et de légumes, beaucoup de soie, de coton et de chanvre. La culture du thé est répandue dans tout le Ngan-hoeï. La plupart des districts qui produisent le thé vert se trouvent au sud-est de la province, dans les environs de Hoeitchéou; mines d*or, d'argent et de cuivre.

Cultures

et

productions.

Dovcrnement

et population.

Un gouverneur dépendant du vice-roi de Nan-king, et résidant lui-même à Ngan-king, administre la province. Le Ngan-hoeï est divisé en 13 départements et 54 arrondissements. Le recensement de 1812 lui donne 34,000,000 d^habitants.

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