KIANG-SI
onflgnration
et
limites.
es principales.
Le Kiang-si (pays à Touest de la rivière) est borné au nord par le Ngan-hoeï et le Houpé, à Test par le Tché-kiang et le Fo-kien, au sud par le Kouang-toung. Les Nan-Iing et les différentes chaînes qui s'y rattachent, sous les noms de Meï-ling, You-ling, Sia-kia- Hng, constituent ses frontières naturelles à Touest, au sud et à Test. Ces montagnes forment le bassin du beau fleuve Kan^ qui descend des Meï-ling, traverse le Kiang-si dans toute sa longueur, du sud au nord, arrose des campagnes pittoresques, riches et très-peuplées, baigne des villes considérables, reçoit à Test et à Touest de nombreux afiluents, et se jette dans le lac Po-yang, par plusieurs embouchures, après un cours de 130 lieues. Le Po-yang, dans lequel se déversent plusieurs autres rivières de moindre importance et qui communique lui-même avec le Yang-tze-kiang, occupe une grande partie du nord de la province. Ses rives sont plates et marécageuses ; mais, en général, le sol du Kiang-si est accidenté et ses habitants ont des mœurs plus rudes que ceux des plaines du Ngan-hoeï ou du Kiang-sou.
Les villes principales du Kiang-si sont: Nan-tchangfoih capitale de la provice à Tembranchementdu Po-yang et du fleuve Kan. Deux lieues et demie de tour; port trèsimportant, brûlé au temps de la conquête des Mandchoux et rebâti depuis. Les rebelles tentèrent vainement de s'en emparer en 1833.
Kih-ngan-fou sur le Kan, à 40 lieues sud de Nantchang. Environs très-pittoresques. Le fleuve, dont le
cours est interrompu par de gros rochers, y forme plusieurs cascades connues sous le nom deChih'pa-tan (les dix-huit rapides). Le CameUa-oleifera, qui croît en abondance sur les jolies collines de ses rives, donne }\ leur sommet, au moment delà floraison, un aspect neigeux.
Kan-tchéou-foUj également sur le Kan, 30 lieues sud de Kih-ngan, ville riche et port important.
Nan-gan-fou^ à 20 lieues sud-ouest de la précédente, près des sources du Kan-kiang et des passes du Meïling. Entrepôt naturel du commerce de la province et d'une partie de l'empire avec le sud de la Chine.
YaO'tchéou^ sur les rives orientales du lac Po-yang, 25 lieues nord-est de Nan-tchang; prise par les rebelles en 1853. Les manufactures de porcelaine que renferme le département dont cette ville est la capitale, sont les plus considérables et les plus renommées de Tcmpire. On dit qu'elles occupent plus d'un million d'ouvriers, et que cinq cents fourneaux y fonctionnent jour et nuit. Elles furent fondées, en Tan 1004 après Jésus-Christ, par un empereur de la dynastie Soung, King-tehtching, où elles sont établies, appartient à l'arrondissement de Fao-liang. C'est une grande ville, bâtie sur la rivière Tchang, un des tributaires du Po-yang, dans une large vallée que bordent de belles montagnes. La nuit elle présente l'aspect d'une immense fournaise. Les porcelaines que produisent les fabriques de King-teh sont transportées par le Tchang à Yao-tchéou, qui les expédie dans tout l'empire.
Nang-kang-foUy à 25 Heues nord-ouest de Nantchang, sur la rive occidentale du lac Po-yang. Non loin de cette ville et au milieu des montagnes de Lu^ se trouve la vallée du Daim-blanc, dont la beauté solitaire a été chantée par les poètes de la Chine. C'est là que vivait, au xii° siècle, le grand commentateur de Confucius, Tchou-hi^ dont les écrits philosophiques sont entre
Produclions
et
cnltare.
Population
et
gouvernement.
les mains et dans la mémoire de tous les savants de l'empire. Cette vallée célèbre est un lieu de pèlerinage pour les lettrés chinois. On y voit une statue de marbre représentant le Daim blanc, et un vaste temple destiné au logement des pèlerins»
Kiou-kiangj un peu au nord de la précédente, sur un cap élevé qui se développe entre le Yang-tze et le lac Po-yang; port important dont la rébellion s'est emparée en 1853, et qui est ouvert aujourd'hui au commerce des nations étrangères.
Sol généralement fertile ; riz, froment, soie, cotQn, indigo, thé, sucre. Nombreuses fabriques de cotonnades; célèbres manufactures de porcelaine. Lés moidtagnes du sud renferment beaucoup de campbrierf, d'arbres à vernis de Chine, de sapins^^ de ficus ; celleil de l'ouest sont riches en bois de construction qui n^ sont pas exploités.
Trente millions d'habitants; 14 départemenls, 78 arrondissements administrés par un gouverneur qui relève du vice-roi de Nan-king.
TCnÉ-KIAÎSG.
Configuration
et
limites.
Montagnes et rivières.
Ainsi appelée du nom de la rivière Tché (rivière tortueuse) qui arrose ses départements méridionaux^ GeUe province est située entre la mer Jaune, à Test le Fo- Kien au sud, le Kiang-si et le Ngan-hoeï h l'ouesl, Id Kiang-sou au nord, et Umite elle-môme la Plaine au sud-ouest.
Les Sia-kia-Ung, prolongation des monts Nan-ling, la séparent du Fo-kien et la couvrent de leurs ramiQcations. Ils donnent naissance à quatorze rivières près-** que toutes très - rapides , dont la plus considérable, le Tsien-tang, prend sa source près des frontières du Kiung-si, coule vers le nord-est^ baigne plusieurs cités importantes, entre autres Kin-tchéou, Yen-tchéou^ Hang" tchéouj capitale du Tché-kiang, et forme, à son embou-
QÉOÇRAPHIË 63
chure, la fameuse baie qui porte le nom de cette dernière ville. Les marées y sont si rapides et si violentes qu'elles atteignent souvent la vitesse de 12 milles à rheure, et que parfois elles ont lancé, à une grande distance, sur le rivage, de gros navires dont elles avaient brisé les ancres. C'est à Hang-tchéou que vient aboutir le canal impérial qui ne communique pas d* ailleurs avec le Tsim-tang*Les mœurs du Tché-kiang, sont en géné«* rai douces et polies, mais, dans les districts méridionaux où le sol est très-tourmenté^ le climat plus sé« vère et les cultures plus rares, elles participent un peu de la rudesse proverbiale des habitants du Fo-kien.
Hang-tchéoUi capitale de la province, résidence ofii- villes prineipaics. cielle du gouverneur, ainsi que du vice-roi chargé de l'administration du Tché-kiang et du Fo-kien, située dans une vaste plaine à 3 kilomètres environ au nord de l'embouchure du Tsien-tang, une des plus illustres et des plus importantes cités de la Chine, rivalisant avec SoU'tchéou^ la célèbre capitale du Kiang-sou, pour le luxe, Télégance et la richesse de ses habitants, mais l'emportant sur elle par l'étendue de son industrie et la beauté de ses sites. Rues larges, bien pavées, ornées de riches tablettes et de beaux magasins; importantes manufactures de soieries; garnison Mandchoue de 7^000 hommes, dont les quartiers occupent une partie de la cité ; nombreux édifices publics, et entre autres une haute mosquée surmontée d'une belle coupolej construite dans le slyle arabe, et où on lit cette inscrip* tion : < Temple destiné aux voyageurs qui désirent con« sulter le Coran j> ; population musulmane assez considé* raWe ; faubourgs très-étendus et presque aussi peuplés que la ville elle-même. Hang-tchéou fut la métropole de la Chine sous les princes de la dynastie Somg^ h l'époque où les Tartares Kiii occupaient encore les provinces du nord. Sa splendeur, qu'elle conserva au temps
tt4 L'EMPIUK DU MILIEU
de la domination mongole, commença à décroître lorsque Hong-vou, le chef des Ming, établit sa capitale à Nan-king. Le fameux voyageur vénitien Marco Paulo, qui remplit au xni® siècle, pendant plusieurs années, les fonctions de gouverneur du Kian-cjnanj décrit Hang^ tchéou^ comme la plus grande, la plus belle, la plus riche ville du monde, et le proverbe chinois la compare, aussi bien que Sou-tchéou, sa rivale, i un vrai paradis*. Les environs de la capitale du Tché-kiang sont célèbres dans toute la Chine pour leur pittoresque magnificence. Le fameux lac de Touest, avec ses eaux profondes et transparentes, ses capricieux contours que bordent de charmantes collines unies entre elles par des ponts de pierre, ses temples et ses villas aux découpures gracieuses que de frais jardins encadrent; les hautes montagnes hardiment dessinées, qui apparaissaient au second plan, et que couvrent de beaux arbres à feuilles persistantes de couleurs brillantes et variées; les monuments funéraires ombragés de cyprès qui occupent le sommet des collines ou qui dorment au fond des vallées, et dont quelques-uns, ornés de colonnes, sont d'une architecture vraiment remarquable; — tous ces aspects, tantôt grandioses et austères, tantôt gais et délicieux, remplissent l'âme des spectateurs, au dire des voyageurs modernes qui les ont visités, d'un charme et d'une mélancolie indéfinissables. Le plus remarquable des temples qui avoisinent le lac de l'ouest est le Louifoung-ta (la tour des vents foudroyants), monument à quatre étages, de forme pyramidale, haut de 120 pieds, et construit aux bords du lac, sur un promontoire élevé qui surplombe.
Ning-po-foii, à 23 lieues S.-E. de Hang-tchéou; un des ports les plus commerçants de la Chine, situé à
1. Occupée par les rcbcibs en 1802, Ilang-ichéou a été reprise au mois de mars ISCi.
GÉOGRAPHIE 6b
Tembouchure du fleuve Ta-tsieh qui est formé par la réunion de trois rivières ; 300,000 Iiabitants environ, y compris ceux des faubourgs ; bâtie en amphithéâtre sur la rive occidentale du fleuve, au milieu de campagnes riantes et fertiles. Murailles hautes de 25 pieds, larges de 22 à la base et de 15 au sommet, ayant environ 2 lieues de tour, munies de six portes entourées partout, excepté du côté de la rivière, d'un canal profond et bien entretenu, dont la largeur atteint parfois 35 mètres. Un pont de bateaux, long de 200 mètres, large, solidement construit, couvert de boutiques et d'échoppes , constamment encombré de passants et d'acheteurs, unit la cité au faubourg de l'est qui renferme la douane , des docks, des entrepôts et divers établissements publics. Ce pont s'ouvre, vers le milieu, pour donner passage aux nombreuses embar* cations qui descendent ou remontent le cours du Tah^ tsié, Ning-po, dont les rues, généralement propres et bien pavées, sont interrompues çà et là par des arcs de triomphe construits en l'honneur des hommes illustres de la Chine, est traversée par plusieurs canaux qui alimentent deux grands bassins, les lacs de la Lune et du Soleil, destinés aux amusements publics. Parmi les édifices qu'elle possède, les plus remarquables sont: le Tien-foung-tah (présent de la faveur céleste), tour hexagonale de 7 étages et de 160 pieds d'élévation, bâtie il y a onze siècles, ruinée et reconstruite plusieurs fois, considérée comme le talisman de la cité ; et le temple élégamment orné, solidement construit, paré
de riches ex-voto que la piété des marins du Fo-kien
ta
consacra, au xii® siècle, à la déesse Ma-stothpou, Ruiné vers 1650, il fut réédifié en 1680. Ningpo est une des plus anciennes cités de l'empire et ses archives renferment des documents précieux pour l'histoire de la Chine. On sait que les traités de 1844 l'ont ouvert au
66 L'EiVlPiHK DU MILIEU
coiQjfuerce européen. La chaleur y est insupportable pendant Tété. On remarque aux environs et principale^ ment sur les bords des affluents du Tahtsié un grand nombre de glacières destinées à |a conservation des cqn^estibles, pendant les chaleurs de la canicule, Ce sont de$ bâtiments de forn^H conique, construits è fleur de terre et consistant en un mur circulaire de tS pieds de haut que protège, contre les variations de la température, une épaisse couverture de chaume *.
Tchin-hai-hieny à 5 lieues N.-E, deNing^po, çoiui«truit k l'en^houchure du Tahtsié^ au pied d'un étroit promontoire. Sur la roche escarpée qui le termine , on a bâti une citadelle; deux de ses batteries commandent entièrement l'entrée de la rivière. La ville, qu'une épaisse digue de granit protège contre les marées et les tempêtes, est entourée d'une muraille haute de 30 pieds; elle a une lieue de tour. Ses faubourgs bordent la rive nord du fleuve sur une longueur d'environ 5 kilomètres. Tchin-hai peut être considéré comme le premier port de Ningpo. Les troupes anglaisesi y ren^portèrent, en 1841, une sanglante victoire sur Tarmée impériale.
Thao king-fou, à neuf lieues sud-est de Hang-i-tçhéott. Le département dont cette ville est la capitale, possède un des ports les plus fréquentés et les plus florissants de la Chine, Tcha-pon^ situé au nord de la baie de Hangt^ tchéou, à vingt lieues N.-E. de la capitale du Tehé' kiang- Tcha-pou s'élève au fond d'une anse étroite, environnée de campagnes fertiles et munie de bons travaux de défense. Ses faubourgs sont étendus et populeux. Une route bien entretenue la relie à Hang* tchéou dont elle est le véritable port. On croit qjue sa population égale au moins celle de Shang-haï, bien
1. Ningpo est tombé au pouvoir de là rébellion en 1862 et a é^ fe* conquis l'année suivante.
(ililOURAPIlIh; 67
qu'elle n'occupe même pas le rang d'une sous-préfecture. Elle sert d'entrepôt à tout le commerce du Japon avec la Chine. L'importance de Tcha-pou est relativement de date assez récente» Au u® siècle^ lorsque les voyageurs arabes visitèrent la Chine, et au \iU9 siècle, lorsque Marco Polo administrait le Kiang-nan, la vieille cité de Gan-fou , que les Chinois appellent Can-^pou, était le port de Hang-tchéou et la ville la plus florissanté de la côte. Ruinée pendant une de ces insurrec^ tions qui dévastent périodiquement Tempire, elle n'est, plus aujourd'hui qu'un village situé un peu à l'ouest de Tcha-pou. On peut supposer que, par le nom de c Portes de la Chine d dont il est fait plusieurs fois mention dans leur récit, les Arabes ont voulu désigner la passe étroite comprise entre la pointe Kitto et Tîle aux BufQes qui ferme l'entrée de la rade de Canpou,
Au sud^est de la baie de Hang-tchéou, et à peu de lies Tchou-sao. distance dos côtes du Tché-kiang, s'étend un archipel composé d'une centaine de petites lies qui font partie du département de Ningpo. Ces îles forment plusieurs groupes dont les principaux sont les Kiou-chan au sud et les Famses selles au nord. Elles sont divisées administrativement en vingt-quatre cantons et ne forment qu'un arrondissement dont Ting-haï est la capitale. Tinghaï /
est un bon port de 30,000 habitants, situé dans Fîle Tchou-san (l'île du bateau) qui donne son nom à tout l'archipel. La ville murée a plus d'une lieue de tour; elle ressemble à un pentagone irrégulier. Sa muraille d'enceinte est percée de quatre portes bien fortifiées; un canal circulaire, large de 30 pieds, la protège; une chaussée bien entretenue, longue d'environ 800 mètres, relie Ting-haï au grand faubourg de Taotao où se trouve la douane et s'effectuent les débarquements. Les rues de la ville sont pavées de granit , mais étroites et malpropres. Les édifices publics, qui ont la plus mes-
quine apparence, sont construits en brique; le reste des maisons est en bois. Le port est admirable, large, profond, bordé de montagnes qui le protègent contre tous les vents. On y pénètre par quatre entrées toutes navigables. La différence entre les hautes et basses marées y est, en moyenne, de 6 à 7 pieds, quelquefois de 12. Les Tchousan sont montueuses et renferment quelques pics de peu d'élévation. La nature du terrain est volcanique; un lit de rochers constitue presque partout le sous-spl. La culture y est Tobjet d'un soin assidu. Les vallées que baignent de nombreux et étroits canaux creusés pour l'irrigation, produisent le riz et l'orge. Les pois, les ignames, les patates croissent, en abondance^ sur les collines que l'on arrose au moyen de roues hydrauliques, jusqu'à leurs sommets. L'aspect de cette végétation luxuriante est vraiment enchanteur. La plus grande île de l'archipel, celle qui lui donne son nom, a 20 lieues de tour sur 8 de large. Elle renferme plusieurs chaînes dont la plus haute mesure 200 mètres. Les arbres y sont très-rares, la culture des céréales et des végétaux y paraît très-développée. L'île entière contient 200,000 habitants, on en donne 300,000 à tout l'archipel *.
La plus curieuse des Tchousan est, sans contredit^ la petite île de Pou-to, située un peu à l'est de Ting«haï. Pou-to qui est fort étroite et n'a guère qu'une lieue et demie de longueur, ne dépend pas administrativement du sous-préfet de Ting-haï. Elle est indépendante et gouvernée despotiquement par le supérieur des moines boudhistes, lesquels, au nonibre de 2,000, constituent son unique population. Omito-fouh (amida boudha) dont le nom est inscrit sur tous les rochers de l'île et répété cent fois par jour par ses habitants, est le prin-
1. Ting-haï a été occupé par les Anglais en 1840 et par les forces anglo-françaises en 1860.
cipal objet de leur culte, bien qu'ils honorent aussi la déesse de la miséricorde. Leurs couvents et leurs temples, décorés d'ornements bizarres, couvrent littéralement Tile entière dont ils embellissent encore les aspects riants et pittoresques. Les plus anciens furent fondés Tan 550 après Jésus-Christ ; la plupart tombent maintenant en ruines. Aucune femme ne peut débarquer à PoU'to ; ces moines fainéants se recrutent en achetant de jeunes garçons. Le loyer des fermes qui dépendent de leurs monastères, les quêtes qu'ils vont faire sur le continent, les aumônes des nombreux pèlerins qui visitent Pou-to, ainsi que les munificences impériales, composent toutes leurs ressources. On dit pourtant que, depuis un demi-siècle, ils s'adonnent à l'agriculture.
Eu égard à son étendue, le Tché-kiang est peut-être la plus riche province de la Chine. Elle produit le riz et toutes les espèces de céréales, la soie et le coton ; possède beaucoup d'arbres à fruits et de belles essences forestières, des manufactures considérables de soieries et de cotonnade, des fabriques de laque, de faïence, d'encre, de papier. Le camphrier, l'arbre à suif, plusieurs espèces de sapin, le mûrier, l'arbre à vernis et l'arbre à thé croissent sur ses montagnes, principalement au sud.
La province renferme H départements, 78 arrondissements, 26 millions d'habitants^ et est administrée par un gouverneur qui dépend du vice-roi résidant à Hang-tchéou.
Productions
et
culture.
Le FO'kien (établissement fortuné) est circonscrit, à Test par le détroit de Formose, et au sud par le Kouang-tong; à l'ouest et au nord, la chaîne des Youling et des Sia-kia-ling (prolongement des Nan-ling) qui renferme des pics élevés, le sépare du Kiang-si et du Tché-kiang. Le sol de cette province, particulière-