VÉGÉTAUX
Gonilères.
Oliacées.
Algues.
Graminées.
gétaux les plus utiles et les plus connus de la Chine.
 la tribu des conifères appartiennent deux ou trois espèces de pins^ qui croissent dans les Meî-ling (voir page 9) et que Ton emploie comme bois de charpente et de chauffage ; — plusieurs cyprès^ genévriers, ifs et thuyas, auxquels les jardiniers excellent à donner des formes bizarres ; — le mélèze ; — un cèdre : le nanmouh (bois du Sud), considéré coQime incorruptible, et réservé pour la construction des bâtiments impériaux ;
A celle des oliacées : Yolivier commun assez rare, et une espèce de frêne ^ le melia azedarach;
A celle des algues : plusieurs varechs^ très-communs sur les côtes et dont les tiges ou les semences, particulièrement celles du gigartina tenax, offrent de précieuses ressources à Tindustrie et à l'alimentation publique. On en fabrique une gelée connue sous le nom d'agar-agar, que vendent tous les marchands de comestibles^ et un papier épais, ferme, transparent, avec lequel on garnit les croisées et les lanternes;
A celle des graminées : le m, cette précieuse céréale qui sustente presque tout l'Empire, et dont on distingue deux espèces principales, celle qui croît dans les terrains humides , et celle qu'on récolte sur les montagnes ; — le hlé^ Y orge, le millet, le mais^ V avoine^ plus communs dans le nord ; — la canne à sucre^ cultivée principalement dans les provinces du centre, du sud et de Test ; — le larmille des Indes [coix lacryma), dont la tige droite, élevée, flexible, assez semblable à celle du jonc, sert à fabriquer des nattes ; elle est Tobjel, surtout dans le sud, d'une culture étendue et d'un grand commerce ; — plusieurs sortes de roseaux, d'andropogones^ de fétuques, qui poussent naturellement sur les flancs arides des montagnes et dans les plaines de l'ouest et du nord, où ils forment de vastes et maigres pâturages ; — le célèbre bambou^ que l'on peut considérer.
après le riz, comme la plus utile de toutes les plantes de la Chine à cause des services vraiment innombrables que ses racines, sa tige, son feuillage rendent à ses habitants. Cette admirable graminée, que Ton cultive avec amour dans toutes les parties de l'Empire, où les froids de Thiver ne la détruisent point, embellit le jardin du riche^ ombrage le hameau du paysan, nourrit ses bestiauK et borde ses champs. Sa tige, creuse, droite, , élancée, flexible comme celle du roseau quand elle est encore verte, dure comme le fer quand elle est desséchée, ornée d'un abondant feuillage, surmontée d'un riche panache que le plus léger soufiQe de la brisç fait doucement onduler, atteint jusqu'à 50 pieds de hauteur. On en fabrique des tuyaux de toute dimension, des vases gracieusement ornés, des perches pour porter les fardeaux, des meubles et des ustensiles de toutes sortes, des mâts et des vergues, des instruments de musique, des pipes, des flèches, des pinceaux à écrire. Le ciseau de l'artiste fouille admirablement ses racines dont il sculpte toutes sortes d'objets charmants ou fantastiquement tourmentés. On fait avec ses feuilles des toitures ou des manteaux que portent les paysans pour se garantir de la pluie ; on utilise ses moindres débris, qui sont cardés et réduits en étoupe grossière pour le calfatage des navires ou la confection des matelas. Les naturalistes indigènes comptent 60 espèces de bambous, dont la plupart croissent dans les provinces du sud et de l'est. La plus estimée est le bambou noir^ employé spécialeriient pour la fabrication des meubles. Le bambou se multiplie de rejets que l'on repique dans un terrain humide et qui n'exigent plus aucun soin dès qu'ils ont pris racine. On mange ses jeunes drageons frais ou confits dans du vinaigre.
Nous citerons encore, dans la famille des palmiers^ Palmiers. dont on a observé plusieurs genres sur les côtes méri-
L'EMFIltB B0 MILIEU
Aroldées.
Alismacées.
Lillacées.
Amaryllidées.
dionales: le cocotier^ assez commun à Haï-nan; ->-> le rhaphis, dont les larges feuilles fournissent, quand elles sont desséchéèSy des éventails légers et solides, et dont les fibres, très-résistants, presque imputrescibles, servent à fabriquer des câbles, des cordes de toutes grosseurs, des balais, des chapeaux, des sandales; — < le pandanus utilis, dont on fait des clôtures infranchissables et dont on mange les cônes charnus; — < on croit que le rotin, dont les Chinois utilisent presque toutes les parties comme celles du bambou, et le palmier arec^ dont ils mâchent le fruit, ne croissent pas sur le territoire de l'Empire ;
Dans celle des aro'idées et des alismacées, quatre plantes précieuses : le caladium cmulatum ; — ïarum esculentum ; — Y arum indicum ; — < la sagittaria sinensis, dont les racines tuberculeuses, desséchées et réduites en poudre, fournissent un aliment léger, substantiel et très* estimé ; — le calamus aromaticm^ dont la médecine fait grand usage ; — et une espèce de jonCy dont la moelle sert à fabriquer des mèches de lampe;.
Dans la nombreuse tribu des liliacées : plusieurs végétaux aux fleurs charmantes et aux racines comestibles, entre autres : Vagapanthe^ — quatre sortes d'héméro^ callis^ — la tubéreuse odoriférante, — huit ou dix espèces de lys magnifiques , — la gracieuse et modeste eom' meline^ — ïoignon, — l'at'/, — la ciboule, — le dra^' gonnier pourpre (Dracœna) qui fournit le bois de fer, et Yaloës, très-commun dans les provinces du Sud ;
Dans celle des Dioscorées : la patate et Yigname de Chine (Dioscorea-Batatas) introduite en France, il y a dix ans, par M. de Montigny; ses rhizomes qu'entoure une pellicule violacée et dont la pulpe est blanche el délicate, remplacent avantageusement ceux de la pomme de terre ;
Parmi les AmarylUdées : plusieurs variétés dé crinole^
de nsrcissei et à'amarylliSf cultivées pour Toniement des parterres ;
Parmi les musacées : de nombreuses espèces de bana-' Mosacèes. mers, dont les fruits nourrissants, les uns juteux et d'un goût vraiment exquis, les autres un peu pâteux et mmns estimés, sont une ressource précieuse pour le pauvre.
A la famille des amomées appartiennent diverses Amomèes. sortes de cannas (balisiers) ; — le galanga officinalis ou alpinia et le stomachique gingembre, qui croit dans toute la Chine oii il est l'objet d'un grand commerce et d'une grande consommation ;
A celle des orchidées, plus de dix-neuf espèces toutes orchidées, indigènes et très-prisées des horticulteurs chhiois; la vanille n'en fait point partie ;
A la vaste et féconde tribu des amentacées: le saule, Amentacées. favori du poëte et du peintre chinois, quelquefois trèsgros dans le nord ; — diverses sortes de chênes dont on fait usage pour la charpente et la tannerie; la médecine et la teinture utilisent la noix de Galles, et on retire ane farine comestible, par la trituration, des glands <pie produisent certaines variétés ; les chênes abondent dans les provinces centrales, quelques-uns atteignent, au dire de nos missionnaires, jusqu'à cent pieds de hauteur, mais, ordinairement, ils n'en dépassent pas cinqaante * ; — le châtaignier, le noyer, le coudrier, dont les fruits sont d'ailleurs m.édiocres.
A celle des urticées : le platane, — plusieurs figuiers, urticées. dont les plus remarquables sont le figuier -banian, ce bel arbre qui se multiplie indéfiniment par les racines que . projettent ses branches, au point de couvrir de vastes espaces, et dont le feuillage dense, épais, toujours vert,
1. M. Bowring a observé plos de vingt espèces différentes de chênes, #
dans la petite île de Hong-KoDg. L'une d'elles^ le quercm densiUolia^ signalé ps^r'Abel, a le feoiUage épais et luisant du laurier^
Protéacèes.
Eupborbiacées.
Hydrocbaridées.
Pipéracées.
17i L'EMPIRE DU MILfEU
ombrage les places publiques, les fontaines, les pagodes; et le figuier rampant^ qui tapisse tous les vieux murs ; — le figuier commun a été importé par les Portugais, mais ses fruits sont à peine mangeables; — V arbre à pain (artocarpus), assez rare; — le mûrier dont on connaît la précieuse utilité et dont on a observé plusieurs espèces; Tune d'elles, le morus broussonetia, a l'aubier si tendre qu'on en forme aisément une pâte molle et onctueuse dont on fabrique du papier très en usage particulièrement au Japon ; les Chinois mangent le fruit du mûrier commun et font, avec sa tige, du noir de fumée qu'ils emploient pour la composition de l'encre; — le chanvre, dont on tisse les fibres et dont les graines fournissent une huile très-utile ;
A celle des protéacèes : la dryandra cordata^ très-renommée pour la beauté de son feuillage, la résistance de son bois nerveux et serré, l'huile abondante que contiennent ses semences;
A celle des euphorbiacées : le ricin; — quelques variétés de croton; — lejatropha; — le majestueux ster» culier à feuilles de platane, dont les graines sont également oléagineuses; — le célèbre stillingia (arbre à suif), dont le pâle et mobile feuillage rappelle beaucoup celui du tremble. L'huile de ricin est employée, suivant sa force, par la cuisine ou la pharmacie ; l'âcreté des huiles de croton en rend l'usage dangereux, on s'en sert uniquement dans l'industrie et la médecine.
La tribu des hydrocharidées renferme la mâcre (trapa), châtaigne d'eau, dont la graine, séchée et bouillie, se vend comme substance comestible.
Parmi les piperacées, nous citerons le poivre béteL dont la culture est très-répandue; on mâche ses feuilles en même temps que la noix d'arec ; — le tchoulan [chloranthus incompicuus) dont la fleur, très-odorante, sert à parfumer les thés médiocres; — plusieurs népenthées
assez communes aux environs de Canton ; — le poivre commun ne vient pas naturellement en Chine ;
Parmi les rumex : la rhubarbe , d'un usage trèsrépandu^ et Tune des plantes dont s'honore la Chine ; — Vépinard ; — la bette ; — le basilic commun ; — le sarrasiriy que les Chinois appellent blé triangulaire et avec lequel on prépare des pâtisseries ; — deux espèces de renouées, qui fournissent une substance tinctoriale bleuâtre qu'on extrait de leurs feuilles, comme l'indigo, par la macération; — V amarante (crête de coq), trèsadmirée des horticulteurs ;
Parmi les ilicinées : un assez grand nombre de rharnnm (nerpruns), à savoir : le zizyphus, qui produit la datte chinoise ; — ïhovenia^ dont on mange les pédoncules charnus ; — le rhamnus theezans^ dont les follicules ont un parfum qui rappelle celui du thé ; — le piméléa^ sur lequel on récolte un petit fruit charnu assez semblable à l'olive et servant aux mêmes usages ;
— enfin le rhamnm utilis^ dont on extrait, par un procédé difficile et coûteux, le vert végétal (zo-ya).
La grande famille des légumineuses comprend beaucoup d'espèces très-répandues et très-utiles : diverses sortes de pois et de fèves; — plusieurs doliques, dont l'une produit l'indigo et l'autre fournit le 50Ï, sorte de pâte d'apparence caséeuse que les Chinois mélangent à la plupart de leurs préparations culinaires, que Ton débite partout et que l'on obtient en faisant bouillir dans de l'eau, avec un peu de plâtre, sa graine rôtie et broyée; — une variété de colutea qui donne, dit-on, un vert végétal; — la réglisse^ dont la médecine fait le plus grand cas; — Vabrus precatorius, joli arbrisseau qui produit ces belles graines rouges, tachetées de noir, dont on fait en Amérique des colliers et des chapelets ;
— deux autres arbrisseaux charmants, la poinçiana et iQbauhinie; — Verythrine aux belles fleurs pourpres;
Romex*
Ilicinées.
Lègamineuscs.
le cassier^ si connu pour ses propriétés médicinales ; — Y arachide, dont les tige^ chevelues et rampantes portent des semences comestibles et oléagineuses. Rosacées. Les tribus des rosacées et des myrtacées ne sont guère
moins riches qu'en Europe. Outre une foule d'espèces charmantes, très-recherchées pour l'élégance et la beauté de leurs fleurs, telles que la rose^ dont on compte vingt variétés, la spirée, — le myrthe, — le henneh, — la lagerstrœmie^ — Yhydrangée^ — le passiflore et le tamaris de la Chine, elle renferme plusieurs sortes d!amandiers^
— le grenadier, — Yetigenia (pomme de rose), — le loquat et le goyavier^ dont les fruits ont un goût acidulé assez agréable , — le poirier, — le pommier, très-commun dans le nord, — le pécher, — Y abricotier^ le pru^ nier. Il faut reconnaître toutefois que les fruits de la Chine ont, en général, une saveur beaucoup moins fine et délicate que ceux d'Europe, soit que les espèces cultivées ne valent pas les nôtres, soit plutôt qu'ils atteignent trop vite leur maturité.
Citons encore, parmi les crassulacées^ deux ou trois sorlesdejoubarbe et un grandnombre desplendidescaclii^;
Parmi les cucurbitacées : le concombre, — la tomate^ — Yaubergine^ — plusieurs sortes de courges^ entjre autres la Benincaca cerifera, dont le fruit se couvre d'une substance cotonneuse qui a la senteur de la rose, — la calebasse et la pastèque^ — le papayer (arbre à melon), dont les Chinois connaissent les propriétés caustiques,
— le carambolier^ dont ils mangent volontiers le fruit; ils ne connaissent pas le melon terrestre;
AraUacées. Parmi les araliacées : le gin-seng, qui croît naturelle-
ment en Mandchourie et dont le commerce est l'objet d'un monopole impérial; la racine de cette plante fameuse a la réputation de réparer les force, de ranimer l'esprit et de réveiller les sens ; le gouvernement la fait recueillir par ses soldats ;
Crassnlacèes.-
Gacurbitacées.
Malvieées et Dianthées.
Camelliers.
OtOORAPHlË 171
Parmi les makacées et les dianthées : Valthaea sinensis; — plusieurs belles variétés d* œillets^ de lychnides et i*hibiscus, entre autres Vhibiscus rosa-sinensis^ dont les pétales fournissent un liquide noirâtre, employé pour teindre les sourcils, et Yhibiscus ocra^ dont on mange les graines ; — deux espèces de cotonnier : le cotonnier arborescent et le cotonnier herbacé (gossypium herbaceum\ dont une espèce, cultivée principalement dans les pro* vinces orientales (le gossypium religiosum), fournit le duvet jaune avec lequel on fabrique le nanking ;
Dans la tribu des camelliers : le camellia japonica, dont on cultive plusieurs sortes pour Télégance de leurs fleurs ou les propriétés oléagineuses de leurs graines, mais que les fleuristes chinois n'ont pas encore su per* fectionner comme leurs confrères européens ; — la waltheria^ avec les fibres de laquelle on tisse des toiles trèsfines; -^ le pentapetes phœnicia (fleur de lune), trèscommune dans les parterres ; — avant tout, plusieurs espèces de thé, qui croissent sur les collines des provinces orientales, et dont nous aurons soin plus tard d'é-* numérer les principales ;
Dans le groupe nombreux des renonculacées : huit Renoncniacées variétés de magnolia qui toutes produisent des fleurs magnifiques (l'écorce du magnolia youlan est employée comme fébrifuge; — la badiane de la Chine (anis étoile) au feuillage de laurier, aux fleurs odorantes, aux graines excitantes et toniques ; — Vartabotryx odo* ratissimus et Vunona odorata, aux fleurs parfumées; -*- Vactœa àspera, qui donne des semences dures et rugueuses avec lesquelles on nettoie les vases d'étain; '^l'épine vinette, — la clématite, — la digitale, — le splendide nelumbium^ que Ton considère comme ane plante sacrée et dont la racine tuberculeuse fournit une alimentation très -estimée; — la pîmine ' arborescente (maoutan), à laquelle on donne aussi le
PapaTéracées.
Cnieifères.
Anrantiacées.
Sapiodacées.
Rabiacées.
Composées.
176 L'EMPIRE DU SiLIEU
nom de houa-ouang (reine des fleurs) à cause de sa beauté et des soins infinis que lui consacrent les jardiniers chinois ;
Dans celui des papaveracées : le pavot, qui fournit Topium et dont la culture envahit, depuis quelques années, les provinces du Kouang-si et du You-nan; — Yargémone mexicaine^ qui croît au midi et dont la médecine fait usage;
Dans la famille des crucifères, beaucoup de plantes herbacées précieuses pour la cuisine : le chou^ — fe cresson, — la moutarde.
Celle des aurantiacées comprend quelques variétés de citronniers et à'orangerSy entre autres Tarbrisseau qui produit V orange mandarine ; — le cédratier; — le pamplemousse^ commun dans le Fokien ; — le houangpi (cookia punctata)^ qui produit des fruits d'une saveur agréable ; — plusieurs arbustes très-odoriférants cOmme le murraya exotica et Yaglaia odorata.
Le savonnier, qui donne le savon végétal, tandis que les moines boudhistes font des chapelets avec ses noyaux, et les deux arbres indigènes, dont les fruits portent le nom de loun-ngan et de li-tchi, font partie du groupe des sapindacées,
A celui des rubiacées appartiennent quelques variétés de chèvrefeuille; — une viorne très-odoriférante ressemblant à la boule de neige ; — la serissa, que Ton plante, comme le buis, en bordures dans les parterres; — Vixora coccinea et d'autres plantes peu connues en Europe;
A celui des composées : plusieurs genres d'asters et de chrysanthèmes; — le carthamus tinctorius, qui fournit une belle teinture rouge ; — la chicorée ; — la laitue; — le pissenlit, et d'autres chicoracées qui entrent également dans la consommation publique ; — deux ou trois esfhcesd' armoises, dont les graines sont employées comme caustiques;
iMÊ\
SoUnèes
Labiées.
Convolwlaeées.
A celui des sohnées : la pomme de terre commune ; — la stramoine; — plusieurs piments, dont la cuisine fait grand usage, et le tabac que fument tous les habitants de la Chine, hommes et femmes. On' croit quil y a été importé du Japon, bien que les Chinois le cultivent de temps immémorial ^. La préparation du tabac à fumer est des plus simples ; on le coupe en tranches très-minces après l'avoir fait sécher au soleil^ et on l'arrose d'une substance huileuse pour le préserver de Textréme sécheresse. Le tabac à priser est plus gros et a moins de saveur que le nôtre.
Les labiées sont nombreuses; on en cultive quelquesunes pour Télégance de leurs fleurs ou le parfum aromatique de leur feuillage.
La grande famille des convolvulacées renferme le convolvuliis reptans, qui croît dans les terrains humides^ et dont on mange les feuilles charnues et juteuses; — Yipomea maritima^ très-commune sur les côtes sabldnneuses du sud et de Test; — Vipomea quamodit (fleur de cardinal), aux fleurs d'un beau rouge écarlate.
Nous distinguerons encore parmi les apocynées : le Apocynées. laurier -rose ^ — le franchipanier, — la pervenche de Madagascar;
Dans la tribu des oléacées : V olivier odorant {oléa fra- oiéacées. gans)^ houeï-houa, dont les fleurs servent à relever le parfum du thé ; on ne connaît pas en Chine l'olivier commun ;
Et dans celle des rhododendrées : plusieurs espèces de Rhododendréct. splendides azalées^ que l'on trouve en abondance sur les collines des provinces orientales.
i. Les Japonais l'appellent tçthago : les Chinois loi donnent simplement le mot de yen, fumée, comme s'il n'avait pas de désignation particulière dans leur langue.
m L'EMPIRE DU^BLIEU
TftAiTtf Gououi Pour terminer ce chapitre, que nous eussions voulu
«JK l'histooe rendre plus intéressant et plus complet, il nous reste à
^^ exposer, en quelques ligues, le plan et la méthode du
FouN-TSÀo. gigantesque recueil où la science chinoise, par l'organe du docte Li-cAi-fcAtn, qui vivait au temps de l'empereur Yan-lié, a compilé les résultats de ses minutieuses investigations sur la zoologie, la physiologie, la physique, la chimie et la médecine. Ce volumineux ouvrage, quia pour titre Poun-l«ao (herbier), et qui porte» au plus haut degré, l'empreinte du caractère national, dont il décèle, à chaque page, Tinfatigable patience, la vanité ridicule, la puérile et imperturbable ingénuité, à été réimprimé plusieurs fois aux frais du gouvernement. U comprend quarante volumes in-octavo , divisés en cinquante-deux chapitres. Sa classification, déterminée par les conformités apparentes ou simplement par les 'signes du langage écrit ^, ne repose point, sans doute, sur les caractères vraiment spécifiques. Toutefois, parmi les notions bizarres, les appréciations erronées ou candides, les innombrables descriptions qu'il renferme, le naturaliste européen pourrait puiser de très-précieux en^ seignements, si, dans l'ignorance où nous sommes encore des immenses ressources du vieux pays de Siuimt il lui était permis, au milieu de cette vaste confusion, de faire un choix entre la vérité et l'erreur. Les quatre premiers chapitres contiennent des obsar-
1. Li-cbi-tchin aurait pu trouver dans la langue écrite de son pays une classification toute faite dont la méthode, résultat naturel des observations séculaires du peuple chinois, vaut certainement ceUe du Poun-tsao. Tout caractère qui désigne un animal, une pierre, ime plante constitue Tassociation de plusieurs signes dont l'un, le radical, invariable pour tous les objets du même type« désigne le genre, tandis que les autres, qui peuvent être considérés comme descriptif, représentent l'éspôce et l'individu. On compte pour le rogne minéral sept radicaux types qui expriment le féu, l'eau, la terre, le m^tal, la gemme, la pierre et le sel. U y en a onze pour le règne végétal et pour le règne animal.
0tO6ftAPHlE 17!»
tttCions générâtes sur la pratique de h tnfidedtie, un voluiùîneui rectal d'ordouniances (le guide infaillible éca dii mille recettes) et un traité sur la thérapetiticîue. Lés chapitreis suivants , jusqu'au chapitre xn , traitent de toutes les substances dépourvues d'organes ; ils eii donnent la description et en indiquent très- méthodique^ ment les propriétés physiques ou médicales. Le rëgn» iùorganîcjù'è embrasse sept grandes divisions : 1® les eaux (eaux terrestres et eaux célestes) ; 2^ les feux (flamme du charbon, du baàibou, etc.]; 3^ les terres, dans lesquelles sont compris les sécrétions de certains animaux, la saie/fencre, etc.; 4^ les métaâi et leurs pitecipslui oxydes; 5<^ les gemmes; 6^ les pierres; 7^ tôufel^ les ^hose^ qui, comme les sels, ne rentrent pa^ dans les divisions précédentes.
Le traité deè végétaùi remplit vingt-cini^ chapitrée (chapitre xu^ et suivants jusqu'au xx)lvii^) et comporte diiq divisions : 1^ lés hi^eàj subdivisées en neuf fainillës et S90 espèces (herbes de montagnes, odoriférsintes, nuisibleà^ de marais, rampantes et gfiitipai^têS) aquaifqUes, de roches, mousseuses et non usitées efh médecine) ; — 2* les jramj (chanvre, orge, riz, légumi-i neuses, etc.), plus trois familles de plantes renfeïrm^ht 4& espèces, et une quatrième famille où sont placées les Sttbstanees fetmentesdbles, comme le riz bouilli, le viii, le levain, -qu'il a paru naturel au naïf compilateur de réùiiir à cette catégorie, parce seul motif quMl ne pouvait IcKS caser ailleurs; -^ 3? les légumes (moutarde, gin^mbre, laitues, tomates, melons, champignons, etc.), comfj[<renatit cinq familles et 95 espèces ; — 4<* les fruits : 129 espèces formant six grandes familles, à Savoir, lés ciàti fruits par. excellence, les fruits de montagne (pOirici^; citrohnier, etc.), les fruits étï^angers (cocotier, litchi, etc.), les fruits aromatiques (poivre, thé), les fruité pendaifrts k Uitrt (ttielbn; taisiA, été.), les aquatiques