‹ L'empire du Milieu, description géographique [&c.]Chapitre 35 sur 93 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

L*emperear, la cour et la famille impériale. — Distinctions sociales. — Hiérarchie et costun^es officiels. — Titres de noblesse. — Les deux grands conseils du gouvernement. — Les six départements et les principaux corps de l'État. — Le code 6t ses divisions. — Edits pro» yinciaux; arrêtés municipaux.

DU GOUVERNEMEKT.

L'empereur^ fils du ciel, est le père de tous ses sujets théome sur lesquels il exerce la souveraine autorité qu'il tient céméralb du ciel ; il est tenu d'observer les lois en tant que manifestations de la volonté impériale et aussi longtemps qu'il ne les a pas modifiées lui-même ; les magistrats auxquels il délègue une partie de sa pleine et paternelle autorité, administrent sous son contrôle, soumis humblement à ses ordres et absolument responsables envers lui; tous ses sujets sont égaux devant son auguste face; ils ne sont point divisés par castes et ne doivent rien au hasard de la naissance; ils tiennent tout de lui, rang/

honneur, fortune; lui seul les élève ou les abaisse, les enrichit ou les appauvrit à son gré; leur volonté, qui ne se formule point par le vote, et qui n'est représentée par aucun organe, ne limite en rien sa puissance, et ils ne peuvent lui faire connaître leur désir que par de timides suppliques; il est simplement aidé^ dans l'exercice de son plein pouvoir législatif et exécutif, parles avis des censeurs et par les deux grands conseils de l'empire dont l'un, le conseil privé, revêtu des plus hautes attributions, lui prête la respectueuse assistance de ses délibérations secrètes, tandis que l'autre est plus spécialement chargé de la rédaction des édits et de l'expédition des affaires importantes; les deux conseils surveillent, par leur vigilant contrôle, les départements desquels émane toute l'administration de l'empire*

Tel est l'antique système du gouvernement chinois, système honoré par l'approbation et les commentaires de Confucius, système qui est l'absolue réalisation de l'utopie théocratique, la quintessence du droit divin et dont l'un des grands principes, celui qui consacre l'autorité jpaternelle du souverain et de ses délégués, est infiniment respectable, mais dont l'application est déplorablement défectueuse et qui engendre d'innombrables abus, parce que, admettant, comme la plus essentielle de ses bases, l'infaillible perfection du chef de l'État, il livre, en général, ses sujets au despotisme oligarchique de son entourage et les prive nécessairement des salutaires contrôles qui doivent régler, limiter, éclairer l'action du pouvoir suprême. Nous pouvons dire, au début de ce livre et avant d'avoir signalé aucun de ces abus, que les Chinois sont les sujets corrompus et avilis d'un maître presque toujours isolé et impuissant.

DE L EuptBEUR, Vhcé si haut par les institutions nationales qu'il n'a • pour supérieur que le maître du ciel, le souverain est

entouré de toutes les grandeurs qui peuvent rehausser l'éclat de son prestige. Les humbles relations que sa famille^ sa cour, ses fonctionnaires peuvent entretenir 3yec lui, la forme et la couleur des objets dont il fait usage, les locutions qu'il faut employer quand on s'adresse verbalement ou par écrit à sa peï'sonne, les homjoaages publics que lui doivent tous ses sujets, sontjsoumis sux règles minutieuses de la plus sévère et respectueuse étiquette. Tout ce qui lui appartient : ses habits, ses bi^joux, son sceptre, particulièrement son trône et l'écran <jui dérobe sa face auguste aux regards profanes, est evêtu d'un caractère sacré que Ton honore même en absence par des' génuflexions et de profonds saluts. es capitales des dix-huit provinces renferment un tem- ;ple, le Ovang-chao-kong^ où les grands fonctionnaires c^élèbrent chaque année, pendant six jours et par des cérémonies publiques, Tépoque de sa naissance. Il est cjualifié, dans les documents officiels et par son peuple, c3e Ouang-ti (auguste souverain), — Ouang-chang (unicjue sublimité), — Tien-ti (souverain céleste), Tien^tse <^fil8 du ciel). On distingue par les plus brillantes épit:îiètes, la Maison d'or, la Maison de rose^ la Demeure inviolable^ le palais où l'on est admis à la faveur de contempler respectueusement le visage auguste du JJragon. Il désigne sa propre personne par les termes "très-ambitieux de Koua-jen (l'homme unique), ou de Vchin (nous-même), employant ainsi une forme de langage assez semblable à celle dont se sert la Bible pour cïésigner le Dieu des Juifs : Je suis celui qui suis. »

Ce n'est point sous son nom de famille ou sous celui cju'on lui a donné à sa naissance que l'empereur gou- "Veme la Chine, Il choisit en général, pour représenter son règne, quelque terme pompeux qui exprime l'objet de son ambition et par lequel il est lui-même officiellement désigné : C'est le Kouo-hao (dénomination natio-

Ses priviiëgi

Ses tiires.

Désignatioi da règne.

Origine

le la famille

régnante.

Nom ; la dynastie actuelle*

Succession au trône.

Iministratioa de la cour.

nale). Toutefois, comme il est arrivé à plusieurs souverains de changer leKouo-hao pendant qu'ils occupaient le trône, quelques historiens conservent aux empereurs le nom de leurs ancêtres afin d'éviter une confusion fâcheuse. Celui de la famille régnante est Gioro (la famille d'or). Aisin Gioro, auquel la légende attribue une origine céleste, en fut le chef. Il faisait^ sans doute, partie de la peuplade mandchoue Kin (la race d'or) qui subjugua^ au 11^ siècle, les provinces septentrionales de la Ghine^ mais qui, affaiblie par ses propres divisions^ fut vaincue à son tour et reléguée dans le Léao-tong. La dynastie mandchoue qui gouverne l'empire, depuis deux cent vingt ans, est désignée par le nrot Tsin (pure). Tous les empereurs qui lui appartiennent se sont succédé de père en fils. La coutume nationale maintient le droit de succession dans la ligne directe, mais lé code confère au souverain le droit de laisser sa couronne à un membre quelconque de sa famille et même de désigner, pour son successeur, le plus humble de ses sujets. Il arrive souvent qu'afin de soustraire l'héritier du trône aux périls que peuvent faire naître pour lui les intrigues de palais, on dissimule son nom jusqu'au jour de son avéneraent,«quoique la charge de gardien ou tuteur du prince héritier figure au nombre des grandes dignités de l'État.

Un conseil, le Noui-vou-fou^ composé d'un président et de sept assesseurs^ contrôle l'administration de toutes les affaires de la cour, dont la gestion est confiée à six départements comme celle des affaires de l'État. Le pre^ mier pourvoit aux approvisionnements du palais et des maisons où résident les princes ; — le deuxième veille à la sûreté du souverain et commande à la garde impériale ; — le troisième règle les cérémonies et conserve Pétiquette de la cour; — le quatrième entretient le harem et perçoit les revenus du domaine de la cou-

ronne; — - le cinquième doit maintenir en bon état les bâtiments des demeures impériales, les rues et les routes où passe l'empereur; — le sixième a pour .principale attribution la surveillance des haras et des fermes du domaine privé; — le septième administre la justice parmi les soldats de la garde, les eunuques et en général tous les officiers du palais qui ne font pas partie de la famille impériale.

Celle-ci est soumise à la juridiction d'une cour spéciale, le Tsûng-jin-fou^ dans laquelle siègent un président, deux assesseurs, deux délégués choisis par les princes et qui connaît, en premier ressort, de toutes les causes concernant les parents de l'empereur. Nombreuse, exigeante, tracassière, et prenant peu de part aux affaires de l'État où elle joue, d'ailleurs, un rôle fort insignifiant, la famille impériale se divise en deux branches et comprend douze ordres de noblesse. Les descendants des frères et des fils de Tieng-ming^ le premier de la race des Gforo qui ait porté la couronne, constituent la première branche, le Tsong-chih (maison impériale); ils jouissent de privilèges plus ou moins étendus et de traitements plus ou moins considérables, selon qu'ils sont parents plus ou moins proches, favoris plus ou moins intimes de l'empereur; ils portent tous la ceinture jaune, à moins qu'ayant démérité du maître, ils n'aient été condamnés à revêtir la ceinture rouge, laquelle est la marque distinctive de leurs collatéraux. Ces derniers appartiennent à la seconde branche , celle des Gtoro, qui perpétue ainsi le nom originaire de la race. Tous les Gioro ont droit à la ceinture rouge qu'ils échangent contre la rose lorsqu'un décret les a punis et dégradés.

De tous les titres conférés aux divers membres de la famille impériale, le plus élevé est celui de Ouang^ qui correspond assez bien à notre titre de prince. Il y a plu-

Famille impèflÉte.

Sa constitation.

Ses titres et privilèges.

sieurs classes de princes du sang. Ceux de là première jouissent d'un traitement annuel et de frais de représentation que Ton peut évaluer à 400,000 francs; ceux de la seconde n'ont droit qu'à la moitié de cette sommo, et les Ouang de la troisième n'en touchent que le tiers. Le chiffre des traitements diminue ainsi proportionnellement au rang des titulaires dont les moins élevés reçoivent seulement 25 francs par mois et des vivres, h sollicitude de l'empereur ne devant pas souffrir qu'aucun de ses proches meure de faim. Quant aux autres titres^ dont quelques-uns ]sont héréditaires, ils ne confèrent ni richesse territoriale, ni emploi, ni pouvoir* Les membres de la famille régnante qui en sont revêtus, restent obscurément mêlés dans la foule parasite des courtisans, tant que le maître n'a pas abaissé sur eux un regard favorable, ou qu'ils n'ont pas su capter, par leurs intrigues, la confiance de l'un des grands dignitaires de l'État. Leurs filles sont données en mariage, avec le consentement du souverain, à des fonctionnaires mandchous ou à des chefs de clans mongols, dont la^ politique impériale croit ainsi enchaîner au trône 1 douteuse fidélité. Elles ne pourraient, sans déroger au devoirs de leur position, et sans encourir la sévérité d Isong-jin-fou^ entrer dans la couche d'un Chinois. Harem. Les officiers mandchous ne jouissent pas seulement d privilège de pouvoir s'allier, par mariage, au sang i périal; ils sont encore astreints à une obligation singu— -" lière qui n'est ni moins glorieuse à leurs yeux, ni sui^-— tout moins profitable à leurs intérêts. Tous les trois ans^^ ils doivent présenter pubhquement leurs filles à l'empe-— reur, qui admet les plus belles parmi ses concubines ^ Le nombre des habitantes du harem est iUimité, biei^ que celui des concubines légalement reconnues soit fix^^ à sept. Elles sont soumises nominalement à la haut»»^ surveillance de l'impératrice, et servies par des eunu ^

ques. On croit que, dans tous les palais de Tempereur, il D*y a pas moins de 5^000 eunuques, mais nous ignorons encore comment ils sont recrutés. A Tâge de vingtcinq ans, les concubines non légalement reconnues sont considérées comme libres de tout engagement, à moins que Tempereur ne les ait rendues mères.

DISTINCTIONS SOQALBS.

Nous avons vu plus haut que, selon la fiction consti* tutionnelle, le fils du ciel régnait sur des hommes égaux par droit de naissance, et qu'il disposait à son bon plaisir, en maître absolu et souverain dispensateur, de la vie, des biens, du sort de ses sujets. Il n'y a donc, en Chine, point de castes comme aux Indes, point de noblesse perpétuellement héréditaire comme en Europe, au Japon ou dans d'autres régions de l'Asie, point de privilèges transmis par succession. Toutefois, cette antique société, pour être homogène, n'est pas uniforme. Ses institutions et les coutumes nationales en distinguent les rangs, aux divers points de vue de l'origine ou des professions, et les consacrent par des faveurs plus ou moins temporaires, qui font parfois fléchir le grand principe de l'égalité originelle, tandis que les dignités, les charges lucratives, les titres de noblesse, les décorations conférées par le souverain et classées par la loi constituent également des distinctions sociales officiellement et nettement tranchées.

Ainsi les lois criminelles accordent certains privilèges, en ce qui concerne la nature et l'appUcation de la peine, *^^^^^* p*"^^* ^^^' aux personnes du sang impérial, aux plus proches parents de l'impératrice douairière et de l'impératrice Tenante, aux fonctionnaires du premier rang, dads quelque situation qu'ils se trouvent, à ceux du second qui sont en activité de service, à ceux du troisième qui exercent un commandement, et la législation civile admet que les habitants de la Chine se partagent en

Distinctions

nationaux et en étrangers; en conquérants et conquis; en libres et esclaves; en hommes honorables et en hommes vils. — Parmi les étrangers que la loi traite beaucoup moins favorablement que les nationaux, figurent les peuplades insoumises qui résident dans les montagnes du sud, les familles auxquelles des bateaux servent de demeure près des côtes ou sur les grandes rivières, et, en général , tous les individus qui ne sont pas nés dans la Mandchourie ou dans les limites des dix-huit provinces.— Les conquérants sont les Mandchoux et les conquis les Chinois. Ils ne peuvent s'unir entre eux par mariage. — Tout homme peut aliéner sa liberté ou la perdre par ses crimes ; tout Chinois peut avoir des esclaves et retenir leurs enfants en servitude; mais la loi, aussi bien que la coutume, protège l'esclave. Membre inférieur et avili de la famille, il a droit à l'indulgence et au bon traitement de ses maîtres. — Les étrangers, les esclaves, les criminels, les bourreaux, les agents de police, les acteurs, les jongleurs, les tailleurs, les mendiants, constituent la classe des hommes vils, à laquelle appartiennent également les Tankias, issus, dit-on, des Miaotz^ (voir page 98), et les Tou-min, descendants des anciens^ Kin^^ qui habitent, les uns près de Canton, les autre» aux environs de Ningpo, et se distinguent des indigè par leurs coutumes traditionnelles. Les hommes vils n peuvent concourir aux examens littéraires, ni exercei^* par conséquent aucune fonction publique, s'ils n'on effacé leur indignité en suivant, pendant trois ans a moins, une profession civile et honorable. Hiérarchie  CCS grandes classifications déterminées par l'origine-^::

l'histoire, la condition des individus, viennent s'ajoute^^ les deux hiérarchies officielles qui renferment tous

1. Les Kin, peuplade guerrière de Mongolie, subjuguèrent un i tant, au xi* siècle, les peuplades septentrionales de la Chine.

officielle.

fonctionnaires {Kouan) ^ civils et militaires de l'État. Elles comprennent neuf rangs qui sont divisés chacun en deux classes et que distingue le costume. Les neuf rangs de Tordre civil correspondent à ceux de Tordre militaire; toutefois, ils diffèrent un peu par les formes respectives de leurs insignes et la loi veut que le Kouan militaire, le Vou, cède le pas au Kouan civil le Ouen» Titres an emplois Elle exige aussi que, pour remplir un emploi à tous les pubUcs. d^és de la hiérarchie, on ait obtenu un grade littéraire dans les examens publics auxquels tout le monde peut librement concourir. Mais, dans ces derniers temps, la pénurie du trésor a contraint le gouvernement de transgresser, plus d'une fois, cette règle fondamentale qui attestait la haute intelligence des premiers législateurs de la Chine et dont Tapjflication immémoriale avait merveilleusement sauvegardé, pendant bien des siècles, l'honneur des fonctions officielles. Les grades littéraires, par conséquent les titres aux emplois publics, deviennent maintenant, dans certaines nécessités, la récompense promise des dons patriotiques; à vrai dire on les cède au plus offrant quand sa position sociale et son aptitude aux affaires paraissent offrir, d'ailleurs, certaines gSLV2JiiieSj et il faut bien reconnaître que cet avilissant système n'a pas produit partout de fâcheux résultats, le tns pratique étant plus capable en général, que la îence spéculative des théories, de servir avantageuse* <snX les intérêts administratifs.

Ce sont principalement les ghhnles [Ting-tsen), les costumes officiels. :MToderies pectorales (Pou-fou) et les agrafes des ceinqui distinguent les rangs officiels des divers foncnnaires, lesquels portent tous, au reste, comme nous a^'^^ons déjà vu, la robe longue ornée de figures fantasti-

^ • C'est le terme kouan que nous traduisons par le mot de mandarin ^^•"^ du verbe portugais mandar, et emprunté à l'idiome barbare des ^^-^ifs de Macao.

Costumes officiels de fantaisie.

Décorations.

Titres de noblesse.

ques représentant des dragons ou des serpents, la pèlerine, le chapeau conique en feutre ou en paille surmonté d'une touffe en soie rouge et le collier. Les globules allongés ou arrondis, selon qu'ils accompagnent ou non rhabit de cour, sont identiques, comme les agrafes^ que le Kouan soit civil ou militaire; mais les plastrons ou pectoraux diffèrent suivant Tordre auquel appartient le fonctionnaire. Le tableau ci-contre renferme l'indication de ces signes distinctifs que M. d'Escayrac a imités par la gravure dans son ouvrage pittoresque.

Le cérémonial règle également le costume d'apparat des femmes de fonctionnaires. Au reste, les distinctions qu'il prescrit ne sont pas toujours rigoureusement observées. La fantaisie l'emporte parfois sur Tétiquette. On rencontre dans les rues à l'époque du nouvel an, on remarque dans les cortèges officiels plusieurs personnages revêtus des insignes inférieurs^ portant le globul blanc ou le globule d'or, et qui ne remplissent aucu emploi public. ^

Signalés à la bienveillance impériale par les ra des grands dignitaires ou la reconnaissance du peuple le mérite militaire et le mérite civil reçoivent des récom penses honorifiques. Les signes extérieurs qui les dis tinguent sont la robe ou la pèlerine jaune, les de paon à un ou deux yeux pour les fonctionnaires d'u certain rang, la queue de renard pour les simples sol dats. La plume de paon et la queue de renard, fixées la partie inférieure du globule, se projettent horizontale ment derrière la tète. L'empereur reconnaît aussi les se; vices éminents rendus à l'État par des titres de nobless*' concédés viagèrement ou seulement transmissibles pei dant deux ou trois générations. Ces titres, dont les tro premiers donnent le pas sur les plus hauts fonctionnaire sont désignés par les termes Kong, Hao^ Peh, Tse^Na que nos sinologues font correspondre, dans leurs

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dùctions, à ceux de rfuc, marquis, comte ^ vicomte^ baron. Privilèges exclusifs des familles de Confucius et de Ko* chingaf deux titres nobiliaires, seulement, sont héréditaires à perpétuité dans toute retendue de l'empire. Les descendants en ligne directe du sage ont droit à la ' dénomination de Duc toujours sacré; ceux du guerrier prennent cçUe de Duc dompteur de la mer.

DES DSCX GRANDS

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