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CHAPITRE II

DE l'Éducation et des examens littéraires

Anlicpiité de l'instruction. — Ses titres àa respect national. — Écoles primaires. — Le Siaou-kio et le San-lse-king. — Collèges. — Examens littéraires. — Bacheliers, licenciés, docteurs, académiciens. — Conditions des lettrés. — Gradués militaires. — Éducation des femmes.

Antiquité

de rinstruction

publique.

On lit dans le Li'ki{lme des rites), connposé HOO ans avant le Christ, à une époque ou le système féodal régnait en Chine, que « chaque commune de Tempire possédait une école, chaque arrondissement un collège, chaque département une académie, et que iJs chefslieux politiques des principautés étaient, en même temps, des capitales universitaires. » 6 siècles avant le grand Confucius, qui fut le principal commentateur du Li-kiy 400 ans avant la fondation de Rome, vers la fin des temps héroïques de la Grèce, alors que les ténèbres de la barbarie enveloppaient encore le continent européen, l'instruction était répandue, organisée, florissante dans les contrées orientales de l'Asie. La haute antiquité de la civilisation chinoise ne doit pas nous surprendre puisque, au temps où fut composé le Liki^ les splendeurs derAssyrieetdel'Égypte commençaient déjà à s'effacer. Mais ce qui faitTéfléchir l'historien, et rêver le philosophe, c'est la persistance de cette civilisation, c'est la vitalité de ces mœurs sociales et littéraires qui ne s'usent point

au contact de trente siècles, que les efforts de TEurope ne réussissent point à entamer, que l'on trouve aujourd'hui debout et presque intactes à côté des ruines qui gardent à peine le souvenir de leurs premiers contemporains.

Un monarque de la dynastie Tang, Tai-tsong^ 600 ans avant notre ère, fut, dit-on, le fondateur du système qui donna pour magistrats à son peuple des sages et des lettrés^ qui fit de l'instruction, constatée par des examens, le marchepied des emplois publics, et qui s'est perpétué jusqu'à nos jours. Il pensa que les maximes politiques des anciens philosophes enseignaient l'art de gouverner les hommes et ses institutions revêtirent la science littéraire que la Chine tenait déjà en grand honneur, d'un incomparable prestige. Dès lors, les principes généraux que renferme le Liki (voir page 365) sur l'éducation et l'instruction de la jeunesse, devinrent véritablement la règle des mœurs et le code social des Chinois.

Ce qui la met

sartoat en bonneor.

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