‹ L'empire du Milieu, description géographique [&c.]Chapitre 51 sur 93 · Ta ou /bu- /M signifie maître éminent · texte numérisé non relu

Ta ou /bu- /M signifie maître éminent

enseigne au cœur humain ; se renfermer dans les devoirs de sa profession et ne pas s'occuper des affaires qui ne la concernent point ; pratiquer la modération, la sincé* rite qui font voir le juste milieu de toutes choses et la constance qui donne la force de le suivre ; rester ainsi maître de soi-même au milieu des grandeurs publiques comme au sein de sa famille, dans l'adversité comme au faîte des honneurs : telles sont les maximes qu'enseigne le Tchong-yong et qu'il développe en trente-trois chapitres, soit par de longues considérations sur la nature de l'homme et de ses instincts, ainsi que sur les devoirs particuliers du prince, soit par des exemples empruntés aux vieux classiques. Le Traité du milieu immuable met à nu tout ce qu'il y a de mesquin et d'égoïste dans. la doctrine épicurienne du sage de la Écrits Chine. — Les écrits de Mencius comprennent deux livres

divisés en 14 chapitres dialogues où l'auteur fait part à ses disciples ou aux princes de son temps de ses appréciations sur Part de gouverner les hommes. Il exalte h vertus sublimes des premiers empereurs de la Chine qui savaient cultiver les vertus naturelles de leurs sujets el flétrit la conduite des souverains vicieux et sanguinaires^^^ dont les contagieux exemples en détruisent le germ( divin dans leur cœur. Mencius vivait à une époque d< troubles et de turbulente anarchie où de semblables conseils étaient aussi hardis qu'opportuns.

San-tse-king. A la suitc du Se-tchou le catalogue classe le San-48e king (classique trimétrique) dont nous avons parlé plor. haut (page 351) ;

Tsien-tse-ouan. ^^ Tsien-tse'Ouan (classique millénaire) qui traite le:

mêmes sujets dans un style un peu plus élevé et ave^^ mille caractères différents ; l'auteur de ce curieux était, au vi® siècle de notre ère, ministre de l'un des soi verains de la dynastie Liang; il le composa, dit la tradition, en une seule nuit et trouva le lendemain matii

de Mencias.

ses cheveux blanchis par suite de ce laborieux et rapide enfantement ;

Les Odes pour la jeunesse, dont les strophes pentamé- odes

triques souvent ampoulées, mais parfois naturelles et ^^""^ '* Jeunes» gracieuses, décrivent les charmes et les avantages de la vie littéraire, la périodicité des saisons, les beautés et les phénomènes du ciel et de la terre ;

Le SiaoU'kio (guide de la jeunesse), dont Tauteur, Siaou-kio TchoU'hi^ règle, comme nous Tavons vu au précédent ^^"'*'® chapitre (page 349), par de minutieuses prescriptions lajeunesse). appuyées sur de nombreux exemples historiques, Téducation du peuple chinois ;

Le Peï-ouan-youn-fou (trésor des signes et des sons de Pci-ouan-yonn-fi la langue), grand dictionnaire qui renferme 130 volu- ^^'^^t^aes^so?^^^ mes et qui fut composé sous la direction de l'empereur de la Kang-'hi (voir page 342) ; *'"»"'^-

Et une foule de collections, mémoires, encyclopédies Encyclopédie. ou d'ouvrages spéciaux sur l'histoire^ la géographie, la philosophie, la langue, la législation, la guerre, l'agriculture, la médecine, la poésie, la musique, la danse, . dont nous aurons plus tard Toccasion de mentionner quelques-uns*.

Pour achever l'énumération des principaux classiques, nous citerons dès maintenant, parmi les meilleurs livres d'histoire : le Se-ki (miroir historique) qui embrasse, en Se-ki. 130 chapitres , vingt-deux siècles de l'histoire chinoise depuis les temps primitifs jusqu'à l'époque où vivait l'auteur Sma-tsien, c'est-à-dire jusqu'au 2® siècle avant l'ère chrétienne, et qui renferme des détails très-

i. Parmi les encyclopédies, collections et mémoires, il faut remarquer particulièrement le Ta-tien, immense compilation divisée en 2S,877 chapitres où Ton trouve des notions sur tous les sujets sérieux^ futiles ou frivoles; le Poun-tsao que nous avons cité au livre premier de cet ouvrage; et le San-tsat-ta qui traite, en 130 volumes, des influences spéciales ou réciproques des trois pouvoirs, le ciel, la terre et Thomme.

curieux et très-circonstaûciés sur la religion, lés sciences, les arts des premiers habitants de la Chine; — Le San- SaiHko«<Mehi kouo-tchi (histoire des trois États)^ sorte de roman historique, très- estimé et très- populaire , dont l'auteur, ICchin-tchao, qui vivait au iv® siècle de Tère chrétienne, raconte, dans un style agréable, les tragiques péripéties qui emportèrent la dynastie des Han^ Tbistoire des trois royautés qui se partagèrent un instant l'empire» et celle des événements qui réunirent les débris de leur triple puissance sous le sceptre unique de la famille des tsin ; ^ Tong-kien-kang — le fong-kien-kang-muh (tableau général de l'histoire), .^ tihirniT^ ouvrage très-volumineux, hérissé de faits et de dates, iTiistoiw). fastidieux à lire, mais utile à consulter ^ ; — le Kong-kien-i — ■ tchi (abrégé du précédent) ; — enfin les œuvres considé râblés mais lucides et bien digérées de l'historien Sma^^ QEavrcs kouang qui leur a donné le titre de c grand miroir liistoie *nik.kottàfng. i.jqQe pour apprendre l'art de gouverner les hommes, o

C'est dans les vieux classiques et leurs commenta . DOCTRINES teurs, dans les doctrines de Boudha et de Lao-tse^ dau: HIL0S0PHIQIE8. les œuvrcs de Confucius, de Mencîus et des lettrés q furent leurs disciples ou leurs coiitinuateurs, spéciale ment dans les livres de Tchou-hi^ qu'il faut chercher éparses, vagues, confuses et parfois contradictoires, le maximes de la tnétaphysique et de la morale chinoises Nous ne reproduirons pas ici l'analyse que nous e avons présentée déjà au livre deuxième de cet ouvrag dont les bornes ne sauraient comporter de plus Ion développements sur ce sujet. Les divers préceptes phi losophiques connus du peuple chinois paraissent tous s rattacher aux deux grands système» dont Ynù l'expression des pures doctrines de Lào-tse et de Éouâhi tandis que Tautre, professé par le Ju-kiao (secte des le

Page 1