‹ L'empire du Milieu, description géographique [&c.]Chapitre 75 sur 93 · LIVRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE VI

« Peut-on se flatter de connaître l'histoire des temps » anciens puisqu'il ne nous en reste aucun vestige au- » thentique ? Plus nous examinons avec une attention

• scrupuleuse les livres qui la racontent, plus nous som- » mes convaincus qu'il est impossible d'y ajouter foi et » qu'ils sont dénués de toute valeur. Aux époques pri-

* mitives du monde, on n'avait point coutume de con- » server la relation écrite des faits importants. Le chef » de nos empereurs Tsing a détruit tous les ouvrages où » avaient été recueillis les vagues souvenirs de l'anti- » quité. Pourquoi entreprendre de la travestir? N'est-ce » pas nous contenter de pures fables et nous repaître de ï vaines chimères ? »

Ainsi s'exprime, dans un langage circonspect et mesuré, l'historien Yangtze^ faisant allusion aux nébuleuses incertitudes des premiers âges de la Chine et à l'acte audacieux par lequel ïchi-houang-ti essaya d'anéantir d'un seul coup la gloire de ses prédécesseurs, en faisant livrer aux flammes to*us les livres que possédait l'empire. Un seul, le Clioii-king^ dans lequel Confucius avait retracé, six siècles avant notre ère, quel-

OBSCDRITÉ

DES

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