livre aux usurpateurs. Courage héroïque et aventures
L'inventrice Min. i^m&nesques de sa femme, l'impératrice 3tin^ qui élève
en secret son fils, le jeune Chaa-kang, légitime héritier de la couronne. Vains efibrts de Han-tsou, pour découvrir sa retraite. Un des fonctionnaires du tyran resté fidèle à la race de You, cache Chao-kang, prend soin de son éducation, et organise une insurrection en sa faveur. Han-tsou succombe dans le combat. Glorieuse rentrée de Ghao et de sa mère dans leur capitale.
ChaO'kang: il administre avec habileté ses peuples pendant 61 ans.
Ti-tchou, son fils, imite ses vertus, mais les neuf princes qui leur succèdent et qui gouvernent le pays pendant 222 ans, ont des règnes si peu remarquables que rhistoire mentionne à peine leurs noms.
• coulent maintenant dans la mer. Les liommes peuvent préparer leur » nourriture et se fabriquer des vêtements. La paix fleurira dans tous » les royaumes. li ne nous reste plus qu'à nous livrer à la joie. »
HISTOIRE (S3i
Kié-kouéi, le dernier des Hia, et sa femme Met-hi, se Kié-kouei rendent à jamais célèbres dans les fastes populaires par ®*" ^^' la corruption de leurs mœurs. L'existence de la cour n'est qu'une immense et perpétuelle orgie. Mécontentement du peuple. Encouragé par Y-yin^ le plus sage des ministres, son collègue, Tching-tang^ un des descendants de l'empereur Jaune (Houang-ti), lève l'étendard de la révolte, chasse l'ignoble tyran et fonde la dynastie des Ghang.
Elle compte 28 souverains, quelques-uns bons et ver- deuxième dynastie tueux, la plupart lâches, débauchés, superstitieux, Jy^Î^) cruels, et embrasse 644 années. Le développement de la féodalité et les querelles violentes des princes feudataires, l'établissement de l'idolâtrie, la fréquente apparition des phénomènes surnaturels, présages effrayants et infaillibles, suivant la croyance populaire, des calamités publiques, caractérisent cette longue période pendant laquelle le sort de la monarchie paraît dépendre < uniquement du génie des princes qui la gouvernent. Parmi ces princes, les plus célèbres furent Tching-tang , le fondateur de la dynastie qui parait avoir adoré, dans Chang-ti, le créateur du monde ;
Vou-yé (1298) qui fabriqua des idoles et institua en Chine le culte des faux dieux;
Tchao-sin^ dont les criminelles et licencieuses foHes Tchao-sin dépassèrent celles du dernier des Hia, et amenèrent la «t sa femme Tan-i chute de la dynastie des Chang. Ouan-ouang (le prince Ouan-ouang. Ouan), un des grands vassaux*, souleva le peuple
i. Oaan-Oaang, prince de Tchao, avait été le premier ministre du grand-pôre de Tchao-sin. Mis en prison pourjavoir déplu à son souverain, il fut délivré par le dévouement de son fils et réintégré dans ses fonctions. Son frère, le duc Tchao, auquel on attribue Tinvention de la boussole, ne cessa de prêter à son neveu Vou-ouang, quant il fut monté sur le trône, le fidèle concours de sa longue et remarquable expé-
sa L'EMPIRE DU MILIEU
contre l'infftme souverain, lui déclara la guerre et légua, ymhmui. en mourant, à son fils Vou-ouang (le prince Vou), le soin de terminer son entreprise vengeresse. Vou attaqua et vainquit Tchao-sin. Celui-ci, abandonné des siens, prit la fuite avec sa femme Tan-ki, l'odieuse compagne de ses débauches, se retira dans son palais, y mit le feu, et , comme Sardanapale , périt dans les flammes au milieu de ses trésors.
M^utmAfûÊÉOê La dynastie des Tchao, établie par Vou-ouang (le omm P^i"^ guerrier), un des respectueux adorateurs du Tchang-ti, comprend trente-cinq monarques et occupe le trdne 872 ans. You-ouang, dont Gonfucius a longuement prôné la science, la sagacité, le patriotisme, et qui fut assisté dans son administration par son oncle le duc fwÊkÊ pottttqws Tcbao, un des hommes les plus illustres de la Chine, «eVoftmuBf. commit cependant deux grandes fautes politiques en décentralisant sa capitale qu'il relégua dans leChen-si^ PèodiUtë. et en favorisant l'extension de la féodalité. L'empire renferma bientôt 42 principautés turbulentes et rivales que les princes de la dynastie Tchao, réduits eux-mêmes à un territoire de fort peu d'étendue, pauvres d'ai^ent, de soldais et de génie, furent presque toujours impuissants à gouverner. Leur domination nominale s'étendait seulement sur la [partie de la Chine proprement dite, située au nord du Yang-tze-kiang. Dans les régions méridionales erraient des tribus sauvages dont l'histoire à cette époque est complètement inconnue. Au temps de Gonfucius, le nombre des petites principautés qui se partageaient le sol national, s'élevait à plus de 600. C'était la confusion et l'anarchie.
rience. Ces trois personnages dont les historiens chinois célèbrent, i Tenyie, la loyauté, l'habileté, le courage, eurent pour panégyriste le grand Gonfucius.
i. Au lieu môme où s'éleva plus tard Si-ngan-fou, capitale actuelle de la province.
Une de ces principautés» beaucoup plus puissante et Priodpiaté plus vaste que toutes les autres, celle des Tsin, occupait ^ le nord-est de Tempire. Vers le milieu du in* siècle, TchaO'Siang, prince ambitieux et guerrier qui la gou- Tebao-Siang. vernait, envahit le domaine de son souverain, et force l'empereur Tong-tcha-kioun à subir le joug de sa volonté, sans cependant le déposséder du trône. Son fils, Tchouang-siang, achève sa tâche, extermine tous les princes de la famille royale, dépouille les grands feudataires de leur pouvoir souverain , divise le territoire de la Chine en 36 provinces qu'il fait administrer par des gouverneurs, prend le nom de Tchi-houang-ti (premier empereur), et fonde la quatrième dynastie, celle des Tsin.
L'histoire de cette dynastie, qui occupe le trône pen- Quitrième dant un demi-siècle à peine, est remplie tout entière lesTsin^aitioi) des actes glorieux ou insensés de son chef illustre. Tchihouang-ti transporte la capitale à Hien-yang sur les bords TcU-hovang-ti. de la rivière Houaï, où il élève un palais dont les dimensions colossales et les splendeurs inouïes attestent, aux yeux de ses peuples, l'irrésistible éclat de sa puissance* ; il construit des routes, creuse des canaux, bâtit des forteresses ; il repousse les incursions des Huns et, pour les tenir en respect, il commence les travaux de la grande muraille qu'achèveront plus tard ses successeurs*; enfin, voulant anéantir la gloire de tous les siècles passés en détruisant les hommes et les documents qui pourraient en transmettre le souvenir, il fait
1 . Il voulut que ce palais fût assez vaste pour comprendre dans son enceinte toutes les demeures des princes qu'il avait soumis. Il y fit transporter leur suite et accumuler leurs richesses.
2. On pense qu'il se borna à faire relier entre eux et à fortifier, par des redoutes, les tronçons de muraille que les chefs des principautés septentrionales avaient fait construire pour arrôter les incursions des Jbarbares.
UoOrpiBg.
mettre à mort 500 lettrés et livrer aux flammes tous les manuscrits que possède son peuple, jetant ainsi sur l'authenticité de Fhistoire primitive, d'innombrables incertitudes que la patiente et sagace eiégèse des générations futures ne parviendra jamais à fixer ^.
Débile successeur de cet audacieux despote, son fils succombe bientôt sous le poids de la couronne. Après sept années d'une lutte incessante contre les révoltes des grands feudataires, il est renversé par un soldat de fortune, Liothpang, que Tun d'eux avait mis à la tête de ses armées, et qui s'empare du trône pour son propre compte. II y monte sous le nom de Kao46ou^ et inau« gure par son avènement le règne de la glorieuse famille des Han.
Cinquième
dynastie,
les Han.
m av. J.-G. 5U1
•près J.-G.)
Han proprement dits.
Han orientaar.
Ban postérieurs.
Avec les Han, qui portent la couronne pendant quatre siècles, commence et se termine une époque fameuse entre toutes dans les annales militaires, littéraires et religieuses de la Chine. Elle embrasse trois périodes distinctes. Pendant la première, celle des Han propre' ment dits, le siège de l'empire sur lequel viennent s'ssf seoir successivement quatorze souverains, est rétabli et demeure dans la cité dont You-ouang avait fait sa ca* pitale, au centre du Ghen-si ; — la seconde, celle des Han orientaux, commence l'année même où Kouangvou, le 15® souverain de la dynastie, recule vers l'est le siège du gouvernement et l'installe à Lo-yang, dans le Ho-nan ; — pendant la troisième, qui embrasse seulement 54 années (211-265 ans après Jésus-Christ), deux souverains, auxquels Thistoire donne le nom de Han postérieurs,* eyierceni une ombre d'autorité sur les trois
i. Les érudits admettent généralement que pas un livre ne fat épargné et qne toute la littérature des anciens âges eût été perdue , si la fidèle mémoire des lettrés n'en avait reproduit avec plus ou moins d'exactitude les œuvres classiques.
royaumes qui se partagent le territoire national, jusqu'au moment oii les troubles sans nombre auiquds donnent lieu leurs rivalités, se terminent par l'établissement de la seconde dynastie des Tsin.
Les succès militaires de Vou-ti (110 ans avant Jésus- Principaax Christ), qui s'empara du nord de la Corée et d'une' accomplis * partie de llndo-Chine ; — l'introduction du boudhisme sou» le règne en Chine (65 ans après Jésus-Christ), à la suite de l'am- ^* ""^^ ^^'^* bassade que l'empereur Ming-ti envoya aux Indes, et les rapides progrès de cette doctrine (voir page 226) ; — les glorieuses conquêtes de Ming-ti et de Tchang-H^ vou-u.— Ming-M son successeur, qui étendirent leur domination dans Tchang-û. l'Asie centrale jusqu'aux rives de la Caspienne ; — le maintien de cette domination pendant deux siècles qui virent naître, entre l'Occident et l'extrême Orient, entre Rome et la Chine, les premières relations politiques et commerciales * ; — les discordes intestines qui ensanglantèrent le sol de la patrie tout le temps qu'il demeura partagé entre les trois royaumes de Owet, de Vou et de Chu^ ; — le développement des forces militaires néces*
i. n parait certain qn'à cette époque, l'empire romain envoya en Chine des ambassadeurs et, qne ses marchands avaient des relations suivies avec le royaume du Milieu. Les auteurs chinois se faisaient une très-haute idée de la civilisation romaine. L*un d'eux en porte ce curieux et naïf jugement : • Tout ce qu'il y a de précieux et d'admirable » dans les antres pays, dit-il, vient de cette région; on y fabrique des » monnaies d'or et d'argent. L'argent y a dix-huit fois moins de valeur » que l'or. Leurs marchands trafiquent par mer, avec l'Inde et la Perse, » et gagnent dix pour un. Ce sont des hommes simples et droits, qui
• vendent à prix fixe et consacrent de grandes sommes d'argent au » commerce. Chez eux, le prix des céréales est très-peu élevé. Lors- » qu'on leur envoie des ambassadeurs, ils ont soin de leur fournir des » chariots, pour les transporter à leur capitale et de subvenir aux
• frais de leur séjour. »
2. Le royaume de (hm occupait les régions septentrionales de Tempire. C'était le plus puissant des trois. Celui de - Fott comprenait les territoires qui forment actuellement le Tché-kiang et la plus grande partie du Kiang-sou. Celui de Chu avait pour métropole Tching-ton, qui est aujourd'hui la capitale du Se-tebo«eo. Un roman bistaûriqne
585 L'BMPIRE DU MILIEU
sitées par ces péripéties ; — Tillustre renom des guerriers qui y prirent part, des lettrés et des poètes qui les ont célébrés , — toutes ces grandes aventures et ces illustrations ont jeté sur l'histoire des Haii un éclat qui éblouit encore de nos jours la race aux cheveux noirs. Nous avons dit qu'elle portait avec fierté le nom de fils de Han.
tas lynastie, Un général du prince de Chu, qui faisait alors la TiiB(|i54»). g^QYre à l'empereur, s'empare du trône pour sa famille, en 265, et devient ainsi le chef de la seconde dynastie des Tsin. Elle compte quinze souverains et gouverne partiellement la Chine, durant deux siècles. Guerres continuelles contre, les Huns, qui sont maîtres des régions occidentales de l'empire; turbulente ambition des princes vassaux; développement rapide du boudhisme et des doctrines de Gonfucius; querelles de palais; le pouvoir souverain s'avilit en cédant à l'influence des eunuques ou au caprice des concubines. En 317, la capitale est transférée à Nanking. Lo-yang n'est plus la métropole de la Chine*
ptiëme dynastie, Ngan-ti^ le dernier Tsing, est renversé par son géné- 'T^ra rai Liou-you, et s'étrangle dans son palais. Liou-you règne avec gloire sous le nom de Kao-tsouy et donne le nom de Soung à sa dynastie. Il abaisse la puissance des feudataires et rétablit la plénitude de l'autorité souveraine. Ses huit successeurs gouvernent avec mollesse. Le duc de Tsi, Siao-tao-tchin^ précipite du trône, en 479, la famille des Soung, dont il était depuis treote ans le conseil et le soutien.
trôs-populaire, le San-kouo-tehé, qtà a fourni de nombreux épisodes au drame national, et des sujets plus nombreux encore à l'art classique de la Chine, raconte longuement les intrigues, les guerres, les crimes, les héroïsmes de toutes sortes dont les trois royaumes furent le théâtre à Tépoque de la décadence des Han.
HISTOIRE sa?
La dynastie de Tsi renferme cinq souverains en y Hnititme dynastie comprenant Siao-tao-tchin, son fondateur, lequel prend ti^-mh le nom de Kao-ti en même temps que la couronne. En 502^ Tun des ministres de l'empereur Ho-ti conspire contre son maître avec l'assistance du prince de Liang, rebelle lui-même à son suzerain, et commence, en s'emparant du trône, le règne de la famille des Liang.
Sous le nom de Vou-ti^ il administre vigoureusement NeaYièmedyntstk l'empire pendant 48 ans. Séduit par les enseignements (1^!!^^ boudhistes, il se fait bonze , puis reprend les rênes du pouvoir qui flottaient incertaines^entre les mains de son fils, et, voulant allier les obligations du prêtre aux devoirs du monarque, il consacre tous ses loisirs à la propagation de sa doctrine. Trois princes de sa famille lui succèdent. Le dernier, King-ti^ est assiégé dans sa capitale, pris et mis à mort par le commandant de ses années.
Celui-ci est le fondateur de la dynastie des Tchin, une Dixième dynastie, des moins illustres qui aient paru sur le trône. Elle (5^1^) compte cinq empereurs, dont les trois premiers étaient frères, et règne 30 ans sans gouverner. Depuis près de quatre siècles déjà, l'autorité souveraine momentanément rétablie, en 420 et 502, par Kao-tsou et You-ti, était devenue purement^nominale. La Chine, divisée en plusieurs royaumes presque tous indépendants, dont le nombre aussi bien que l'étendue variait sans cesse, ne reconnaissait en réalité d'autres maîtres que les chefs de ces royaumes, et ceux-ci, perpétuellement en guerre les uns contre les autres, étaient, pour les monarques fainéants qui régnaient à Lo-yang ou à Nanking, beaucoup plutôt des alliés que des vassaux. Nous avons vu que, vers la fin du i®' siècle de notre ère, trois grandes principautés se partageaient le territoire chinois. La
plus puissante, celle de Otia¥, dont la domination s'étendait sur les régions septentrionales, avait été gouvernée successivement par onze princes de la même famille, lorsque en 534, à la suite d'une révolution violente, elle se scinda en deux provinces, qui bientôt se subdivisèrent elles-mêmes en un grand nombre de petits États. — En 589, Yang-kien, prince de SouU gendre et mi* nistre du petit potentat qui administrait l'un d'eux, s'empara du sceptre de son beau-père, soumit à sa domination tout le pays qui constituait autrefois le royaume de Oueî, subjugua les princes voisins, et s'assit à Nanking sur le trône impérial, d'oii il expulsa le dernier rejeton des Tchin.
Dmifeiiie dynastie, Indignes héritiers d'une couronne si glorieusement (580-618). conquise, les successeurs de Kao-tsou (c'est le titre impérial que prit le prince de Soui) la portent 39 années seulement sans illustration et sans vigueur. EUle est posée par l'un d'eux, l'empereur Koung-tii sur la tête de Liryouen^ prince de Tang^ dont l'avènement (618) inaugure la dynastie à laquelle il a donné son nom.
Douzième dynastie Elle dure trois siècles qu'il faut compter parmi les .i!l^^x plus fameux de l'histoire nationale, et pendant lesquels vingt monarques occupent le trône. Li-youen descendait, dit-on, de la race impériale des Liang. Ce fut un prince sage, pieux et tempérant, énergique, actif et guerrier. Il associa son fils Li-tchi-min à ses laborieux travaux, et abdiqua en sa faveur après 9 ans de règne. Tai-tsong. (618-641). — Li'tchi-min adopte le litre de Tài-tsong
en prenant le sceptre impérial et acquiert, par ses grandes actions, une impérissable renommée. La Chine le considère comme le véritable fondateur de la puissance et de la civilisation nationales, et comme un de ses plus fameux monarques. En même temps qu'il re-
cule les frontières de l'empire jusqu'à la Caspienne et aux confins de la Perse, et qu'il organise politiquement, sous l'autorité de quatre gouverneurs, ses immenses conquêtes, il s'illustre par sa piété littéraire, sa vigilance administrative et l'éclat de sa fastueuse hospitalité. Il établit un grand nombre d'écoles, institue les examens publics et le culte de Confucius, fait réviser les vieux classiques et publier un code de lois. Il reçoit et traite à sa cour les ambassadeurs que lui envoient les princes de l'Inde et l'empereur Théodose. Il y accueille favorablement les moines nestoriens, examine lui-même leurs livres et permet qu'ils bâtissent un temple dans sa capitale. Cet organisateur puissant dont le génie embrassait toute chose, laisse après lui d'immenses regrets. Il avait transporté à Si-ngan-fou la métropole de l'empire. Ce fut le Charlemagne de la Chine.
KaO'tsong, son fils, apporte avec lui, sur le trône, l'indécision et la faiblesse, mais une femme Vou-tsi-tien^ qui vou-isin-tien. était entrée à l'âge de 14 ans dans le harem du grand empereur, avait recueilli ses leçons et en fait profiter l'État. Séduit par les grâces de sa personne et les charmes de sa parole, Kao-tsong, la tire de la retraite où elle vivait depuis la mort de Tao-tsong, et l'épouse publiquement après avoir répudié Timpératrice. Toute l'autorité passe bientôt entre les mains de Vou-tsi-tien qui succède à son mari et gouverne seule la Chine pendant vingt ans. Ses généraux remportent des victoires et ses gouverneurs soulagent les misères du peuple, mais elle souille l'honneur de son administration par d'indignes cruautés qui terniront à jamais l'éclat de sa mémoire. Tchong-tsong, son fils, lui arrache enfin le pouvoir, et avec lui commence le déclin de sa maison. Ses successeurs succombent sous le faix du sceptre qu'ils laissent tomber aux mains des eunuques et des concubines. Au commencement dux^ siècle, un général soulève les trou-
pes, met à mort Tempereur Tchao-Uong, et règne à place ^.
sa
eiiitaiedyiittie
LitBf
pottèriein.
La dynastie qu'il place sur le trône, celle des Liang postérieurs^ n'y reste que 16 ans. C'est à peine si l'usurpateur peut soumettre à son autorité le territoire qui forme aujourd'hui les provinces du Ghan-tong et du Ho-nan. Son frère Liang-tchou-tien le dépose, le tue, le remplace et est renversé, à son tour, en 923, par un général d'origine turque, lequel veut faire revivre la dynastie précédente, sous le nom de Tang postérieurs.
Pendant un demi-siècle, de 907 à 960, la Chine est pleine de troubles et de sang. Elle voit se succéder cinq usurpations militaires qui prétendent rétablir les vieilles races déchues et abriter ainsi leurs forfaits sous l'égide tutélaire des illustrations nationales. Cette période néfaste est celle des Vou-Taï ou des cinq dynasties.
QutoRième Un caprice de l'armée renverse le nouveau tyran, il itag Msttri ^^ ^^^ P^ ^^ soldats, et son petit-fils se brûle dans sob (933-036). palais. Sa maison avait gouverné 13 ans l'empire.
Quinzième dynastie, sin postérieurs.
Invasion
des
Tartares Kitan.
eiziëme dynastie,
3an postérieurs.
L'heureux soldat qui lui ravit le trône prend pour sa maison le nom de Tsin postérieurs. Il est forcé de payer tribut aux Tartares Kitan (Tartares du Liaotong) qui l'avaient assisté dans sa révolte. Son neveu et successeur TchU'ti, n'ayant pas voulu leur continuer ce honteux subside,- ils envahissent son empire et le chassent de sa capitale.
Us sont, eux-mêmes, expulsés de la Chine par les efforts patriotiques d'un vaillant général. Celui-ci se fait
1. (Jn recensement officiel dressé en 722, sons le règne Je Hionentsoung, un des premiers Tang, donne aux quinze provinces qui constituaient son empire uae population de 52,884,818 habitants.
L'académie des Han-lin fut instituée au viii* siècle, lorsque le sixième souverain de cette dynastie occupait le trône.
proclamer empereur et son fils lui succède ; leur dynastie, celle des Han postérieurs^ garde 4 ans la couronne.
C'est encore un soldat rebelle, Ko-ou^^ qui la place Dix-sepuème sur sa tête. Il est le chef des Tchao postérieurs. L'admi- Tchaop^rtérieurs. nistration vigoureuse de son fils, Chi-tsoung, rend un (951-960). instant le repos à la monarchie profondément troublée. Après un règne court et glorieux^ il meurt laissant le sceptre aux mains d'un enfant mineur que ses généraux déposent d'un commun accord pour mettre l'un des leurs, Tchao- kouang-you^ à la tête de l'empire.
La dynastie des Song compte 18 souverains et règne Du-hnitième trois siècles, pendant lesquels se prépare et s'accomplit fe^son** progressivement la conquête de la Chine par lesMongols. (960-i280). Après une lutte de 163 ans contre les Tartares Kin^ le gouvernement impérial avait été contraint de leur abandonner toutes les régions situées au nord du fleuve Jaune et de transporter sa métropole à Hang-tchéou. Les Kin devenant plus redoutables, il sollicita contre eux, en 1245, sous le règne de Li-tsong, le périlleux invasion mongole, concours des Tartares Mongols. Koubilaï, leur chef * , envahit le territoire chinois à la tête de ses hordes féroces et n'en sortit plus. En 1280 la conquête était achevée. L'héroïque résistance des provinces méridionales avait été noyée dans des flots de sang. Ti-ping^ le dernier des Song, s'était précipité, avec ses courtisans et sa famille, dans le fleuve des Perles 2,
Pendant 88 ans, les Chinois restent soumis à la domi- Dix-neuvième
nation mongole et sont gouvernés par neuf princes de lesTouen
la race Youen^ c'est le titre impérial que Koubilaï donne (1280-1368).
à sa maison. Lui-même prend le nom de Ché-tsou; il ché-tsou.
i. Petit-fils de Gengis-khan.
t. La rivière de Canton.
pacifie son nouvel empire, l'administre avec beaaooap de prévoyance et de fermeté. Sous son r^e les travaux du grand canal sont commencés; le Thibet, la C!ochmchine, le P^u sont soumis; la métropole, d'abord fixée à Tayouen-fou, dans le Ghan-si, est établie à Péking ^ ; Marco-Polo visite la Chine et revient émerveillé de sa puissante civilisation. Le trône mongol est respecté tant que ^occupent Tching-song (Timour-khan) et Vou-isong (Genesek-khan), petit-fils et neveu de Koubilaî. Mais le favoritisme imprudent de leurs successeurs, qui confèrent toutes les situations administratives à leurs compatriotes, au mépris de la hiérardiie littéraire et des vieilles coutumes, suscite contre eux la haine du pays. Un bonze obscur, Tchinhyouen-tchang ^ organise une insurrection nationale; le succès et le patriotisme grossissent bientôt ses rangs. L'empereur Tching-tsong , adolescent énervé par les plaisirs, perd en même temps le trône et la vie. L'audacieux rebelle devient le fondateur de la dynastie nationale des Ming et gouverne l'empire sous le nom de Hong-vou.
Vingtième dynastie
les Ming.
Tong4oh.
Seize empereurs appartiennent à cette djrnastie dont le commencement fut illustre, la fin honteuse et tragique. Hong-voii, administrateur habile et énergique, réorganisa l'empire. Il fit de Nanking sa capitale, et laissa par son testament la couronne à son petit-fils Kien-ouan.
Yong-loh^ fils de Hong-vou, usurpa le pouvoir impérial sur son neveu Kien-ouan, et tint d'une main vigoureuse les rênes de l'État. Il fit compulser les anciennes coutumes, recueillir les édits de ses prédécesseurs et rédigea le code qui fîit la base de la législation nationale.
i. A la suite de cette translation, la ville qui deyint plus tard Péking, reçut le nom de Ham-Palu (Ham, roi; Palu, coor), dont les voyageais vénitiens firent Gambalu.
Kia-tsing.
VaD lié.
C'est lui qui jeta les fondements de la tour de porcelaine. Pour veiller de plus près aux périls dont l'ambition tartare menaçait constamment la Chine, il fixa le siège du gouvernement à Chon-tien-fou (Péking), qui est resté depuis cette époque la métropole de la Chine.
Un siècle plus tard, sous le règne de Kichtsing^ les Portugais, ces hardis pionniers des mers orientales, abordèrent en Chine et prirent pied à Macao (1523) moyennant tribut.
En 1580, l'empereur Fan-/îV accueillit favorablement Matteo Ricci^ et les jésuites fondèrent un établissement à Péking (voir page 236). Vers la même époque, une expédition japonaise qui avait conquis la Corée fut repoussée avec perte par les armées impériales.
Ce fut la dernière gloire des Ming, dont la décadence était déjà commencée. Profitant de leurs vices et de leur faiblesse, les Tartares orientaux (les Kin), que ne contenait plus la valeur des Mongols, avaient violé fréquemment le territoire de l'empire. En 1618, le chef mandchou, Tien-ming, invoquant d'insignifiants griefs, jure d'immoler 200,000 Chinois aux mânes de son père. 11 publie un manifeste sauvage contre la race des Ming, franchit les frontières et commet des cruautés inouïes dans le Liao-tong. Tien-tsongy son fils, hérite de son entreprise et Tachève à force d'audace et d'habileté. Plusieurs bandes rebelles dont les chefs aspiraient au trône dévastaient l'empire affaibli. Un de ces conspirateurs, Li'tse-tching, avait pris Péking, et Houaï-tsong, le dernier des Ming, s'était pendu après avoir poignardé sa fille. VoU'Sang-koueï, général des troupes de l'empire, vou-sang-kouei. sollicite le concours de Tien-tsong pour chasser l'usurpateur, mais le rusé Mandchou tire profit pour lui-même de cette alliance politique et s'empare de Péking avec Taide de son loyal complice. Il y meurt en 1644, laissant le souverain pouvoir à son héri-
Invaslon
des Tartares
orientaux
on Mandchonx.
Tien-Ming.
. Tien-tsong.
Yingt-et-unième
dynastie
afitaeUement
régnante, les Tsing.
Choan-tdii.
Teoan et Ko-ebing-a.
lier Ghoun-tchi| fondateur de la dynastie actuelle des Tsing.
Jusqu'à ce jour, huit souverains de cette dynastie ont occupé successivement le trône de la Chine. Nous terminerons ce chapitre par un rapide exposé des principaux événements de leurs règnes. '
Choun^tchi (1644-1652): ses efforts pour plier la Chine aux coutumes mandchoues. Il décrète le changement du costume national et impose à ses sujets, malgré leur résistance obstinée^ la queue tressée des coiffures tartares ^. Ses soldats continuent la conquête de son empire. Lutte acharnée dans les provinces du midi et de l'est où les populations soutiennent les descendants de l'infortuné HotMMsong. La valeur indomptable de deux chefs de bande» Tching-tchi-long et Tchin-tchikong^ son fils >, perpétuent dans le Tchekiang et le Fokien ces sanglantes hostilités. Énergie militaire et habileté administrative d'Âmavang , oncle et tuteur de Tchoun-tchi. Réorganisation de la cour et des troupes. La Chine ne conserve pas son armée nationale; elle n'a plus que des milices indigènes et des garnisons tartares. Pesanteur des impôts^ exigences impitoyables, cruelle inflexibilité des fonctionnaires mandchous. Un grand
i. Ces modifications ne s'étendirent point aux pays yoisins comme la Cochinchine et le Japon qui ont conservé assez fidèlement le costume dont les Chinois faisaient usage du temps des Ming.
2. Les Européens ont donné à ces deux hommes les noms d'IeoM et de Ko-ehing-a, Le premier se rendit tellement redoutable que le gonvernement composa avec lui et le condamna à Finaction en l'accablant d'honneurs officiels. Quant au second, qui voulut continuer les sanglants exploits de son père et organiser, à son profit, la résistance nationale, il fallut queKang-hi, poar mettre fin à ses continuelles déprédations, forçât toute la population maritime à émigrer, avec ses richesses, dans l'intérieur des terres. N'ayant plus rien à piller sur les côtes, Kochinga se jette, en 1661, sur Formose, d'où il expulse les Hollandais et dont il reste le mattre absolu pendant vingt-deux ans.
nombre de Chinois cherchent à se soustraire par la fuite à tant de rigueurs; ils émigrent dans ULiaotong, la Corée, les Philippines et à Formose. A Péking, la cour traite favorablenaent les missionnaires, bien qu'un certain nombre d'entre eux fût resté fidèle, dans le midi, à la cause des Ming. Vers la fin de sa. vie, l'empereur s'abandonne aux plus scandaleux excès.
. Kang-hi (1662-1723), un des plus remarquables sou- Kang-M. verains qui aient régné sur la Chine. L'empire est administré par un conseil de tutelle jusqu'à l'époque de sa majorité. A 14 ans, il prend les rénès du gouvernement et dirige l'État avec autant d'habileté que de succès. L'étendue de ses connaissances et la pénétration de son jugement, son infatigable application aux affaires, sa valeur à la guerre et à la chasse, son habileté dans les exercices corporels , la magnificence de sa cour et la simplicité de ses mœurs, son ardeur à soulager les misères du peuple, la juste sévérité qu'il déploie envers les fonctionnaires publics font l'admiration et l'orgueil de ses sujets. Il subjugue les Éleuths, soumet les régions situées au nord et au sud des monts Célestes et recule les frontières de l'empire jusqu'au Kokand, au Badakchan et au Thibet. Avec l'habile assistance des jésuites, qu'il comble d'abord de ses faveurs et qu'il exile plus tard à la suite des funestes dissentiments survenus entre les missionnaires (voir page 240] , il bâtit un observatoire, refait le calendrier, conclut un traité de délimitation avec les Russes, perfectionne l'artillerie, dresse une carte très-exax^te et très-détaillée de toutes les pro-^ vinces de la Chine. Enfin il fait rédiger en mandchou et en chinois, le fameux dictionnaire qui porte son nom. ^n règne, qui dure 61 ans, embrasse une des plus glo-
ieuses périodes de l'histoire nationale.
Yong-tching (1723-1736). Kang-hi destinait le trône Tong-tcUng«
IS46. L'EMPIRE DO HlLlËU
à son quatrième flls; Yongtching était le quatorzième. Il substitua le ébiflre 11 au chiffre 4 danà le testament de son père et ce subterfUge, dit-on, le poila au trôbe. Il régna sans gloire mais traita son peuple avec bienveillance et justice. Désireux de faire renaître les anciennes traditions dans toute leur pureté, il voulut faire disparaître le christianisme et persécuta les missionnaires.
KiakioDK. Kien-long (1736-1796) : Ce fut après Kang-bi^ le plus
illustre des Tsing. Il c»ccupa le trône pendant 60 ânâ. Sa longue administration fut habile et Vigoureuse. Les peuplades qui habitent les districte montagneux de fotmose et du Koueî-tchéou se souleVèretit et furefit domptées. Le Tbibet, pour se soustraire à i'oppte&slôti du Népaul, reconnut le protectorat de la Chine, à laquelle il paya tribut. La Russie, l'Angleterre, la Hollande euloyèrent des missions à Péking, oh leurs ambassadeurs furent accueillis comme s*ils représentaient des paystributairesy ou comme s* ils venaient solliciter la suzeraitieté de l'empilée chinois. Quelque temps avant sa mort, Kien-long abdiqua en faveur de soU fils.
Kia-kiDg. Kia-kifig (1796-1821). Caractère jaloux, superstitieux,
dissolu, il persécute les chrétiens avec fureur et suscite de sérieux mécontentements parmi les personnages de sa cour. Conspirations et révoltes de palais. L'empereur ne doit la vie qu'au dévouement personnel de son second ûls. Une formidable association de pirates, commandée par Tchingyi et Tchang pao^ et disposant de 600 jonqtië bien armées, désole les côtes méridionales de l'empire. Les flottes et les soldats du gouvernement ne parviennent pas à la détruire. Divisés par les habiles manœuvi'éd des autorités provinciales du Kouang-tong, ces deux chefs en viennent aux mains et, affaiblis par leurs mutuelles attaques, font successivement leur soumission. Ambas* sade de, lord Âmherst en 18 & 6.
TaO'Kouang (1821-1850), deuxième fîlsdeKiaking, appelé au trône par le testament de son père dont il avait sauvé les jours au péril des siens. Le Turkestan se soulève en 1828, des flots de sang y sont répandus; le Tto-kouanc, chef de la rébellion Jéhangir vient à Péking sur la foi des traités et y périt dans d'atfreuses tortures. Deux insurrections éclatent successivement, Tune à Formose, l'autre dans les montagnes du Kouang-si, et sont apaisées à prix d'argent. De graves dissentiments éclatent entre la Chine et l'Angleterre. Le commissaire Lin fait détruire tout l'opium que possèdent les négociants étrangers. La guerre est déclarée, elle dure deux ans. Des traités de commerce sont conclus avec l'Angleterre, les États-Unis et la France. Ces puissances établissent en Gtiine des missions permanentes; cinq ports y. sont ouverts au commerce de toutes les nations (voir le chapitre suivant).
Hien-foung (iSSO'iSiH). Une insurrection formidable qui avait pris naissance, vers la fin du règne de Taokouang, dans les régions montagneuses du Kouang-sî, fait trembler les bases du trône. Ses progrès sont irré- Hien-foung. Sistibles. Elle occupe successivement les pins grandes \illesdela Chine centrale. Son cheï Hong -siourtsiouen est un ancien élève des missions protestantes de Canton, un illuminé ou un fourbe ambitieux qui tient l'épée d'une main et la bible de l'autre. Il s'attribue une insurrection, mission divine, se déclare frère de Jésus-Christ, publie des proclamations religieuses et politiques, rédige ' un décalogue, fonde un nouveau culte basé sur les doctrines évangéliques et les traditions nationales, combat l'idolâtrie en brisant partout les idoles, prêche la guerre sainte contre les Tartares Mandchoux, se proclame empereur, donne le nom de Ta-ping (grande paix) à son règne, établit à Nanking sa capitale. Ses bandes, que viennent grossir les mécontents de toutes sortes^ se re-
crutent principalement parmi les tribus indisciplinées des provinces méridionales et les membres des sociétés secrètes. Ses soldats portent les cheveux longs comme les montagnards du Kouang-si et suivant l'ancienne coutume nationale. Ses généraux, qui prennent le titre de princes, combattent pour lui avec valeur et fidélité, mais commettent partout d'affreuses cruautés auxquelles les armées impériales répondent par d'abominables représailles. Plusieurs insurrections partielles éclatent sur d'autres points de l'empire affaibli. Âmoy^ Shanghaï, tombent en leur pouvoir ; la Chine centrale est inondée de sang. Cependant, l'avant-garde de Taï-ping-ouang pénètre dans le Tchi-li, arrive jusqu'à 30 lieues de Péking et ne cède qu'à la valeur des bandes tartares que commande l'intrépide Tsang-ko-lin-sin. En face des brillants succès de l'insurrection^ les représentants des puissances étrangères adoptent une prudente neutralité à laquelle Expéditioii '^^^ nationaux se montrent plus ou moins fidèles. Le aDgio-ftiociise. gouvernement mandchou, éprouvé par de si cruels revers, n'a pourtant pas modifié^ vis-à-vis des bafi)ares^ les provoquantes allures desa politique traditionnelle. En vain les ministres étrangers lui adressent des proposi* tions conciliantes pour le renouvellement des conventions diplomatiques. Des difficultés s'élèvent à Canton, entre les autorités provinciales et le consulat anglais; la tête d'un missionnaire français tombe dans le Kouang-si. Le cabinet de Péking refuse les satisfactions que réclament la France et la Grande-Bretagne.
La guerre éclate en 1857. Canton et les forts de Takou sont occupés par des forces anglo-françaises. De nouveaux traités sont conclus, mais les ambassadeurs qui en portaient la ratification à Péking ayant été repoussés, les hostilités sont reprises avec une grande vigueur. Les troupes alliées s'emparent successivement des forts du Pei*ho, de Tien-tsin^ de Péking. Hien-Fouug
s*enfuit de sa capitale, franchit la grande muraille et va mourir en Tartarie, le 17 août 1860, de tristesse et de langueur.
Toung-tché règne aujourd'hui sous la tutelle des deux Toung tché. impératrices. Son oncle, le prince de Kong, préside le conseil de régence et dirige l'administration en qualité de premier ministre. Le gouvernement chinois entretient des relations amicales avec les puissances étrangères dont les représentants habitent Péking. Elles Tont aidé, en 1863 et 1864, à combattre Tinsurrection. Nanking est tombée le 19 juillet 1884 au pouvoir des troupes impériales ; Taï-ping-ouang s*est donné la mort. Les forces insurrectionnelles sont vaincues et dispersées.