LACS
DE
L'miPIâB
CHINOIS
Lacs
(les dix -hait
provinces.
Les lacs de l'empire chinois sont, en général, d'une médiocre étendue et ceux dont on a pu déterminer la position ont été si incomplètement explorés qu'il devra presque nous suffire de mentionner les principaux. Ce sont :
lo Dans la Chine proprement dite (les 18 provinces) : le Toung-ting, environ 80 lieues de tour, au nord du Hou-nan, reçoit le Hiouen-kiang> et le Hen-kiang qui descendent des Nan-ling et arrosent toute la province, communique avec le Yang-tze-kiang auquel il apporte le tribut de ces deux rivières j environs plats et marécageux ; — le Po-yang^ à l'est du précédent et au nord du Kiang-si, se déverse également dans le grand fleuve, reçoit le Kan-kiang qui vient des Meï-ling et traverse le Kiang-si du sud au nord; 30 lieues de long sur 8 de large; abondantes pêcheries; îles nombreuses et peu-
plées; beauté pittoresque des rives; — le Taï-hou (grand lac) dans leKiang-sou, à Touest de Sou-tcheou; il communique avec la mer et le Yang-tze-kiang par plusieurs canaux navigables; — le Tsao-hou^ dans le Ngan-ho-eï, au sud de Lou-tcliao, mêle également ses eaux à celles du Yang-tzé; — leHong-tsih^ dans le Kiang-sou, reçoit le Hou-hi-ho dont il restitue les eaux au fleuve Jaune ; rives basses; navigation importante. — Toute la contrée qui s'étend à 30 ou 40 lieues de la mer^ entre le Hoangho et le Yang-tze-kiang, est plate et marécageuse, remplie d'étangs et de petits lacs. On croit que les deux grands fleuves avaient autrefois une commune embouchure et que cette' basse région s'est successivement formée du limon charrié par leurs eaux. Le Tchih-li, le Ghan-toung et la province méridionale du You-nan possèdent quelques lacs de peu d'étendue. ^^^
de
i^ En Mandchourie : le Hinkhaï^ dans la province du Mandchourie. Ghirin, une des sources de l'Ousouri, situé par le 44° de latitude; — les lacs Houroum et Pir dans le bassin du fleuve No-ni, entre le 47e et le 50® parallèle. Ils sont unis par un cours d'eau, VOursoun, et donnent le nom à! Houron-pir à la partie du Tsi-tsi-kar où ils se trouvent. Le Hovrroum est traversé par le Kerlon, l'un des aflluents du fleuve Jaune. «^ Au sud du Ghl-rin , entre deux chaînes des monts Shi-i-tih, est un petit lac célèbre dans les fastes chinois. La légende raconte qu'un jour, il y a deux siècles, trois femmes de race divine se baignaient dans ses eaux et que la plus jeune ayant mangé un fruit qu'une pie lui avait apporté, devint la mère du chef de la dynastie des Tsing qui gouverne aujourd'hui l'empire.
3^^ Dans l'Ili : lé Lop-nor où se décharge le Tarim, et La^*
le lac Bostang ; une rivière, le Kdidou^ les fait communiquer ; ils sont situés au sud des monts Célestes entre les 40* et 43^ parallèles; -^le Djai-zang, le Kùilbasch^ et le Issikoul^ au nord des monts Célestes, entre les 45^ et
Lacs 1 Ko-ko-nor.
Laes
)a Thibet.
60<> degrés de latitude nord, plus étendus que les précédents. Tous ces lacs sont salés, bien qu'ils soient alimentés par des courants d'eau douce. On attribue ce phénomène qui n*a pu être, jusqu'à ce jour, sufiSsamment étudié, à la nature du terrain et aussi à la rapide évaporation qui a lieu sur ces plateaux élevés et découverts. 40 Dans le Ko-ko-nor : le Dzaring et YOling, près du 36« parallèle, entre deux chaînes des Bayan-kara, au centre d'une vallée marécageuse; — le Sing^svh-kaî (mer constellée) où le fleuve Jaune prend sa source; — puis le Tsing-haï ou Kohonor (mer d'Azur) qui donne son nom à la contrée; un des plus grands lacs de la Chine; situé sur la frontière sud-ouest du Kan-sou, et le 37® parallèle. On a pensé longtemps que le Yang-tze-kiang sortait de la mer d'Azur et, par suite de cette erreur, les géogi'aphes l'ont appelé le fleuve Bleu. Les lacs du Tsinghaï, dont nous n'avons cité que les principaux, sont trèsnombreux : on les croit tous salés comme ceux àfi l'Ili. 50 Dans le Thibet : le Teng-kiri, au nord-ouest de Lassa, dans lïn pli des monts Gandisri, le lac le plus étendu de l'empire; — le Palti ou Yamorouk^ un peu au nord des Himalaya, remarquable par sa forme régulière qui est celle d'un vaste anneau entourant une grande île. La partie du Thibet que l'on nomme Thibet ultérieur, renferme beaucoup d'autres lacs à peu près inconnus, dont les plus remarquables sont le Tarok, le Paka et le K/i, situés tous trois près des frontières du Gobi, dans la vallée déserte qui sépare les Gandisri des Koulkoun.