‹ L'empire du milieuChapitre 13 sur 157 · I. FLORE DE LA CHINE. Il II. FAUNE DE LA CHINE · texte numérisé non relu

I. FLORE DE LA CHINE. Il II. FAUNE DE LA CHINE

LA régularité des saisons — toutes exceptions possibles à part — est Tune des causes qui ont le plus favorisé les progrès de l'agriculture en Chine. Alors qu'en Europe les variations annuelles, parfois si considérables, des phénomènes atmosphériques enlèvent toute sécurité à l'agriculteur et font varier d'année en année la valeur de ses récoltes, les écarts de production sont beaucoup moindres en Chine, et le paysan y jette avec moins d'anxiété son grain dans le sillon.

Mais, pour ne rien celer, il arrive, entre temps, que de grandes catastrophes, telles que les inondations, surtout celles du Fleuve Jaune, qui sont « inouïes », et quelquefois aussi le manque absolu de pluies, peuvent; priver les populations de la récolte attendue. La famine devient alors inévitable, une de ces famines semblables à celles de l'Inde avec « fin finale * de centaines de milliers, et il se peut même, de millions d'habitants.

Jouissant d'un climat tempéré qui dans les régions du sud se rapproche du climat tropical, la Chine possède une flore très riche, où les formes de la région hindoue viennent se mêler à des plantes d'aspect européen. Dans les districts du sud, intermédiaires entre la nature de l'Inde et celle du « Milieu », le même champ peut entretenir la canne à sucre et la pomme de terre; le chêne et le bambou croissent dans le même bos-

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