‹ L'empire du milieuChapitre 21 sur 157 · LA FAMILLE CHUS OISE · texte numérisé non relu

LA FAMILLE CHUS OISE

I. LA FAMILLE CHINOISE. Il II. PIETE FILIALE ET PIETÉ FUNÉRAIRE. Il III. LES GARÇONS ET LES FILLES; INFANTICIDE, ESCLAVAGE. Il l\, LA FEMME, SON INFÉRIORITÉ LÉGALE ET SOCL\LE.

C'EST un fait connu de tous que dans la société chinoise, le groupe familial est beau- / coup plus solidement constitué que dans les

LA FAMILLE coutrécs de l'Occident.

CHINOISE La nation tout entière, que la légende nous

dit avoir constitué jadis le Ba-Hô ou la synarchie des « Cent Familles », est considérée comme formant elle-même une famille, où les devoirs sociaux ne sont en réalité que les devoirs du fils envers le père. Toute la morale chinoise découle du respect filial, et le gouvernement de la Chine n'est que l'extension, l'exaltation de l'autorité paternelle dans la personne de l'empereur; il représente en quelque sorte un reste paléontologique de l'ancienne conception patriarcale de la société.

Ainsi que l'établit le Hiaoking, ouvrage testamentaire de Confucius, la piété filiale est le fondement de la société. Les « cinq règles immuables i sont les rapports du père et des enfants, du roi et des sujets, du mari et de la femme, des vieillards et des jeunes gens, de l'ami et de Tami, entre lesquels il existe aussi une subordination réciproque. Tout dérive de l'autorité naturelle du père et de l'obéissance du fils, consolidées et sanctifiées par les traditions, les lois et les rites.

Confucius a dit aussi, et quand Confucius parle, toute la Chine écoute :

« Le mariage est l'union par amour de deux personnes de

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