‹ L'empire du milieuChapitre 52 sur 157 · EI · texte numérisé non relu

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Elle a beaucoup gagné, commercialement parlant, depuis que les Japonais possèdent Formose ; les transactions avec cette île se sont grandement accrues. On la regarde comme l'une des cités chinoises qui se distinguent le plus par l'esprit d'initiative ; elle s'est pourvue de bassins de carénage, où l'on répare non seulement les jonques et les petits bâtiments de mer, mais aussi les grands bateaux à vapeur de 2 000 tonneaux.

La Chine. livre quatrième

Amoï est le point d'attache du télégraphe sous-marin français qui relie le Tonkin à la Chine.

L'île où « s'assied » Amoï se compose en partie d'un granit stérile, mais les campagnes de la terre ferme, autour des villes populeuses de Tchangtcheou et de Toungan, sont un immense jardin.

Toungan est une ville maritime, au nord d'Amoï; Tchang tcheou, une ville terrestre, à 70 kilomètres, à l'occident de cette même Amoï, sur un petit fleuve à marée. Celle-ci n'a que 7 kilomètres intra. muros, mais avec assez de faubougs pour qu'on se hasarde à lui attribuer 500 000 habitants (?). La cité proprement dite est propre, bien tenue; on a la satisfaction de s'y mouvoir dans des rues dont certaines méritent presque le nom de boulevard : 20 mètres de largeur, un bon pavage en granit. Le « Grand et Pur Empire » ne prodigue pas ces commodités-là, devenues si banales en Europe et en Amérique.

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