I. EXPLORATIONS ANCIENNES. Il II. RECONNAISSANCES RECENTES
"L y a des milliers d'années déjà — car les Chinois comptent par milliers d'ans comme / nous par centaines — que les « fîls de Han »
EXPLORATIONS SB sout rcudu compte de la forme et du ANCIENNES relief de leur pays, du moins dans ses traits généraux.
Le Chouking ou « Livre des Annales » raconte que, vingtdeux siècles avant l'ère vulgaire des Occidentaux, l'empereur Yu avait fait dresser la statistique de la Chine et graver les cartes des neuf provinces sur neuf vases d'airain : déposées dans un temple, ces cartes, cette statistique furent considérées par le peuple comme devant assurer la couronne à celui qui en deviendrait possesseur. Au milieu du nje siècle de l'ère ancienne, un souverain les lit jeter dans le fleuve, pour qu'elles ne pussent profiter à ses vainqueurs : espoir candide, et qui fut aussitôt détrompé.
La série des travaux énumérés dans le Yukoung, comme publiés sous la direction de Yu pour l'aménagement du royaume, constitue ainsi une véritable topographie, que l'on put croire la plus ancienne du monde avant la découverte des antiques « bibliothèques » de la Chaldée : montagnes et promontoires, fleuves et lacs, qualités du terroir, produits du sol, tout est indiqué dans cette description de l'Empire. Il n'avait alors, comme on l'a dit ci-dessus, que neuf provinces, au lieu des dix-huit de maintenant : il dépassait à peine le Yangtze kiang, il lui manquait un peu de la Chine centrale et toute la