‹ L'empire du milieuChapitre 60 sur 157 · AGRICULTURE CHINOISE · texte numérisé non relu

AGRICULTURE CHINOISE

I. CULTURE INTENSIVE OU PLUTOT JARDINAGE. Il II. PRINCIPALES CUL- TURES, PAS DE FORÊTS, PAS DE PRAIRIES; DIÈTE SURTOUT VÉGÉTALE DES « FILS DE HAN » ; LE RIZ, LE THÉ, l'oPIUM. Il III. TENURE DU SOL.

AUTANT qu'on peut diviser les Chinois par ordre de professions, dans un pays où CULTURE manque toute statistique exacte, en admet que INTENSIVE près des deux tiers de la population de l'Empire ou PLUTÔT appartiennent à la population agricole; près JARDINAGE d'uu tiers à l'industrie, aux métiers, aux professions libérales, au commerce; un dixième à la pêche en mer, rivières, lacs, étangs.

La prépondérance de la paysannerie est donc très considérable dans le beau Royaume Fleuri, surtout dans les régions du Nord, du Centre et dans la Terre Jaune : là le rustique est supérieur à celui du midi chinois, mais l'ouvrier du midi l'emporte en activité, eu habileté sur les autres.

Voici des milliers et encore des milliers d'années que les Chinois cultivent les plaines et bas-fonds de leur Chine; et jamais, si ce n'est dans leurs guerres civiles, la terre féconde n'a cessé de produire avec abondance. Elle est même plus libérale que jamais et elle suffit à entretenir des centaines de millions d'hommes en même temps qu'à pourvoir de denrées précieuses l'industrie du reste du monde.

Le paysan chinois n'a certes point analysé chimiquement ses terrains, ses semences et ses engrais comme l'agronome européen, il ne possède pas les instruments perfectionnés des fermes anglaises; mais une longue tradition lui a fait con-

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