‹ L'Empire et la défense de Paris devant le jury de la SeineChapitre 40 sur 65 · M. LE COLONEL USQUIN. - M. POLLET · texte numérisé non relu

M. LE COLONEL USQUIN. - M. POLLET

au quartier général, je fis part à l'état-major de ce que je venais de voir. Mais je trouvai le général prévenu, et disant, au milieu d'une foule considérable qui commençait déjà à s'ameuter : « Il faut que nous marchions ; qui est prêt parmi mes officiers? » Trois de ces messieurs, ayant leurs chevaux prêts, montèrent à cheval et suivirent le général, que nous dûmes nous borner à accompagner de nos regards, car il nous était absolument impossible de parvenir à passer à travers cette foule compacte. Il tourna à gauche, et nous l'aperçûmes par les fenêtres de cette partie de l'hôtel qui donne dans l'intérieur du Louvre ; nous vîmes l'espèce de cortège dont il était entouré qui traversait le Carrousel, et puis nous ne vîmes plus rien. Au bout d'une heure, une heure et demie peut-être, il me serait impossible de préciser, car nous ne songions guère à nous occuper de mesurer le temps, nous le vîmes revenir. Il n'avait pas pu, nous dirent les trois officiers qui l'avaient suivi, dépasser le quai un peu au delà du guichet du Louvre.

Quant aux rassemblements du 3 septembre au soir, je ne me rappelle pas les avoir vus. J'avais quitté le quartier général vers six ou sept heures.

M. Fidèle-Amand-Constant Pollet, commissaire de police a Paris,

Page 1